Unity EURO Cup : l’histoire d’Agneau, Ismail et Abbyta
mercredi 14 octobre 2026
Résumé de l'article
Pour Agneau, Ismail et Abbyta, le football a ouvert la voie à des amitiés fortes, à de nouvelles compétences et à de nombreuses chances au sein de leur communauté d’accueil. Leurs histoires sont différentes, mais elles montrent toutes que les relations qui se nouent sur le terrain peuvent permettre de se construire une nouvelle vie en dehors.
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Quand Agneau, réfugié congolais vivant au Kenya, s’est établi aux Pays-Bas, il a dû tout recommencer à zéro, encore une fois.
Le football lui a offert une perspective positive. Après avoir rejoint le CSV BOL, un club de football amateur situé dans la ville de Broek op Langedijk, il s’est rapidement imposé comme un cadre de l’équipe et a noué de nombreux liens d’amitié. Il a même terminé la saison meilleur buteur de l’équipe.
« J’ai dû repartir de zéro, et regardez où j’en suis maintenant », a-t-il dit.
Ces relations ont aussi fait la différence en dehors des terrains. Quand Agneau a cherché du travail, son coéquipier Ernst l’a aidé dans ses démarches. Aujourd’hui, il travaille dans une boulangerie et suit un cours d’intégration en néerlandais.
Agneau n’a jamais abandonné son rêve de devenir professionnel un jour, mais le football lui a donné bien plus qu’un terrain de jeu. « Le football, c’est tout pour moi », a-t-il reconnu.
Agneau aura la chance de faire l’étal de son talent lors de l’édition 2026 de la Unity EURO Cup. Aux côtés d’Ismail et Abbyta, il figurera dans le onze des Pays-Bas.
Unity EURO Cup
La cinquième édition de la Unity EURO Cup se déroulera le 15 octobre à Florence, au centre technique de la Fédération italienne de football. Cet événement est plus qu’un simple tournoi de football : c’est une célébration de la faculté de notre sport à unir les communautés, quel que soit le contexte. Organisé par l’UEFA en collaboration avec l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), cet événement mixte disputé par des équipes composées de réfugiés et de joueurs issus de leurs communautés d’accueil braque les projecteurs sur une fonction cruciale du sport : faciliter l’inclusion sociale.
De ses premiers pas à l’équipe première
Ismail, arrivé aux Pays-Bas en provenance du Soudan, a tout d’abord intégré le club de football de VOP, à Amersfoort, dans le cadre d’un stage. Il y a rencontré Ben, qui l’a aidé à s’intégrer dans le club et à développer sa confiance et ses compétences.
Après avoir tapé dans l’œil des entraîneurs pendant un tournoi de football, Ismail a été invité à prendre part aux séances de l’équipe première. Il est aujourd’hui un joueur régulier du groupe, et a aussi commencé à entraîner et à soutenir les autres.
Le club lui a donné d’innombrables occasions de pratiquer son néerlandais grâce à des conversations avec ses coéquipiers, de faire des rencontres et de se sentir comme chez lui dans son nouvel environnement.
Le football lui permet aussi de s’évader du stress causé par le conflit dans son pays natal et de l’incertitude liée à la vie dans un centre pour demandeurs d’asile.
« Quand je suis sur le terrain, mon esprit est en paix », a-t-il déclaré.
« Le football rassemble les gens. Il crée une atmosphère très spéciale. »
Apporter une contribution à la communauté locale
Pour Abbyta, son coéquipier, redécouvrir le football lui a permis de trouver une communauté.
Originaire d’Éthiopie, il a recommencé à jouer au football à l’âge de 12 ans, après son arrivée aux Pays-Bas, tissant des liens d’amitié forts sur la pelouse synthétique d’un Cruyff Court. Après des études dans le domaine du sport et de l’activité physique, il suit actuellement une formation dans le secteur social tout en travaillant à plein temps pour l’Agence centrale néerlandaise pour l’accueil des demandeurs d’asile.
Au centre d’accueil où il travaille, Abbyta a contribué à la création d’une salle de gym et organise régulièrement des tournois de football. Il se sert du sport pour créer les mêmes relations qui l’ont aidé à s’intégrer.
« Le football rassemble les gens. Il crée une atmosphère très spéciale », explique-t-il. « Les gens deviennent plus actifs. C’est aussi très bon pour la santé mentale. On peut vraiment voir la différence. »
Comme sa coéquipière Nicole a ajouté : « Au final, nous sommes tous humains, mais parfois un fossé se creuse entre les gens. Le football, et faire partie d’une équipe, peut permettre de combler ce fossé. »