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Le "French flair" ravit l'Europe

Redoutablement inspirée en attaque, la France un EURO des moins de 19 ans prometteur en Irlande.

Par Andrew Haslam

Redoutablement inspirée en attaque, la France a survolé le Championnat d'Europe des moins de 19 ans de l'UEFA, achevé vendredi en Irlande du Nord.

Niveau élevé et homogène
Ce rendez-vous présente toujours un niveau élevé et homogène. L'édition 2005 n'a pas fait exception. Les quatre demi-finalistes pouvaient prétendre au titre, et les quatre autres qualifiés ont de bonnes raisons d'être optimistes. Au final, l'intuition, la technique et la puissance française ont prévalu.

La tendance s'inverse
En phase de groupes, les formations les plus impressionnantes ont été la France et la Serbie-Monténégro mais la tendance s'est quelque peu inversée à partir des demi-finales. La Serbie-Monténégro, vainqueur du Groupe A et favorite pour beaucoup, s'est inclinée 3-1 face à une formation anglaise impressionnante exécutant à la perfection son plan de jeu. Matthew Fryatt a réalisé par la même occasion un très joli coup du chapeau. De son côté, la France a maîtrisé l'Allemagne, et le doublé d'Abdoulaye Balde a permis aux hommes de Jean Gallice de s'imposer 3-2.

La France ébranlée
Grâce à sa très belle démonstration, la France s'est qualifiée pour la finale. Mais là, le géant a semblé ébranlé. Les Français étaient même menés à la mi-temps grâce au tir dévié de Lee Holmes. Cependant, Mohamed Chakouri égalisait de la tête à la 56e minute, et deux autres buts signés Balde et Yohan Gouffran dans le dernier quart d'heure confirmaient la puissance dévastatrice des Français.

Bonnes individualités
"Je savais que cette équipe avait du potentiel", a déclaré Gallice après que ses joueurs ont soulevé le trophée. "Nous n'avons pas eu de chance contre l'Espagne quand nous avons été éliminés du Championnat d'Europe des moins de 17 ans 2003 [au tour Elite]. Je savais que nous aurions l'occasion d'exprimer nos qualités individuelles. Mais il ne suffit pas d'avoir de bonnes individualités pour gagner un match, et nous voulions faire en sorte qu'ils continuent de constituer un groupe. C'est leur tournoi, leur victoire."

Un groupe cohérent
Parmi les Français, Vassiriki Diaby a été très présent en milieu de terrain et a montré sa polyvalence en changeant régulièrement d'aile pendant toute la finale. A l'avant, Balde a brillé par sa rapidité et sa puissance, tandis que les coups francs de Yohan Gourcuff n'ont pas cessé de menacer les Anglais, dont les buts ont également été régulièrement assaillis par Yohan Cabaye. A l'arrière, le capitaine Younes Kaboul a su maintenir la cohésion de son équipe grâce à un sang-froid et un engagement enviables.

Les Anglais optimistes
Les Anglais, finalistes malheureux, ont considérablement progressé au fil du tournoi et n'ont trébuché qu'à la fin. Mais les performances de Grant Leadbitter en milieu axial les ont encouragés, tandis qu'en attaque Fryatt a marqué quatre buts et que James Morrison a donné l'exemple sur le flanc droit. Et la présence assurée du capitaine Martin Cranie a consolidé la défense centrale.

Veselinovic en verve
Parmi les capitaines exemplaires, on se doit de citer Borko Veselinovic, l'homme au brassard de la Serbie-Monténégro, qui a terminé meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations. Malgré leur élimination en demi-finale, les hommes de Zvonko Zivkovic ont démontré un réel esprit de compétiteur, une excellente technique et une capacité à se montrer incisifs. Eugen Polanski, l'homologue allemand de Veselinovic, s'est également montré le meilleur joueur de sa sélection : il a fait preuve d'une grande générosité et n'a jamais départi de son espoir en menant son équipe depuis son poste de milieu de terrain. La Norvège, l'Arménie, la Grèce et l'Irlande du Nord possèdent tous des joueurs au grand potentiel, qui se dirigent très certainement vers des objectifs plus hauts.

La nouvelle génération
Mais au bout du compte, il ne peut y avoir qu'un vainqueur. Et en étant la seule à remporter ses six matches des éliminatoires, ainsi que quatre de ses cinq rencontres en phase finale, la France s'est montrée digne de porter la couronne de champion d'Europe. Leur triomphe, ajouté au titre de champion d'Europe décroché en 2004 par la sélection des moins de 17 ans, doit servir d'avertissement : une nouvelle génération de stars françaises va bientôt émerger au niveau de la sélection A.

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