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France - Allemagne, opposition de style

La France affronte l'Allemagne, vendredi, en finale de l'EURO M17. Pour Passlack, c'est "la meilleure attaque contre la meilleure défense".

Les capitaines et les sélectionneurs de l'Allemagne et de la France avant la finale
Les capitaines et les sélectionneurs de l'Allemagne et de la France avant la finale ©Sportsfile

Il ne reste que deux candidats au trophée du Championnat d'Europe des moins de 17 ans de l'UEFA, le premier à 16 équipes depuis 2002. Et l'affiche s'annonce serrée sur la côte bulgare.

Toutes deux invaincues, la France et l'Allemagne ont dû passer par les tirs au but lors de leur parcours, qui les a menées au Lazur Stadium. La France, c'est 11 buts marqués pour un seul encaissé (signé du Belge Rubin Seigers, en demi-finales). Les filets allemands, eux, attendent toujours de trembler.

Difficile, donc, de contredire Christian Wück, le sélectionneur allemand, lorsqu'il affirme que "les deux meilleures équipes du tournoi sont en finale". Difficile, aussi, de désigner un favori avant cette rencontre.

Luca Zidane, sauveur de la France en demi-finale
Luca Zidane, sauveur de la France en demi-finale

"La France, c'est du solide", a déclaré Wück à UEFA.com. "Nous les avons joués il y a un an (victoire 4-1) – c'était déjà difficile, et, depuis, ils ont remarquablement progressé. Ce sont des joueurs costauds, rapides, il faudra donc être au top pour l'emporter. C'est une joie d'être en finale, et ce sera une superbe expérience d'affronter la France. À leur âge (16 ou 17 ans), c'est vraiment important pour les joueurs de jouer une telle rencontre. C'est indispensable à leur progression."

Tandis que le capitaine allemand, Felix Passlack, s'avoue "un peu stressé", Jean-Claude Giuntini, le sélectionneur des Mini-Bleus, ne se fait pas de soucis quant à la capacité de ses joueurs d'être au niveau de ce rendez-vous. "Ils sont détendus, comme ils l'ont été tout au long du tournoi. Ils sont concentrés et en pleine possession de leurs moyens, après un gros match contre la Belgique marqué par la déception de ne pas avoir marqué plus (la France a tiré 20 fois au but) et d'avoir encaissé un but." 

Passlack parle de cette finale comme du match opposant "la meilleure attaque contre la meilleure défense". Pour le milieu du Borussia Dortmund, cette finale a une saveur particulière : il y a six ans, son "modèle au poste", Mario Götze, menait l'Allemagne à la consécration finale (victoire 2-1 contre les Pays-Bas, après prolongation, devant une foule record de 24 000 spectateurs, à Magdebourg). "Au moment d'entrer sur la pelouse, je serai vraiment fier de mes potes, de mes frères", poursuit-il. "Nous donnerons tout pour gagner, nous sommes comme une famille."

En vue de leur quatrième finale (ils avaient gagné à domicile en 2004, mais avaient perdu contre la Suisse en 2002, et contre l'Espagne en 2008), les Français ont reçu le soutien de Patrice Evra, Karim Benzema et Paul Pogba. "Nous sommes heureux d'être là", a déclaré Timothé Cognat. "J'espère que nous ferons aussi bien qu'il y a onze ans, mais chaque compétition est différente. Nous devons aborder cette finale comme un match normal. Nous ne devons pas nous mettre de pression supplémentaire."

L'Allemagne a disputé deux des quatre dernières finales, pour le même résultat : une défaite contre les Pays-Bas (2011 et 2012). Peu importe le résultat, vendredi, Wück repartira de Bulgarie avec le sentiment du devoir accompli. "Je suis fier de faire partie de ce tout – pas seulement de l'effectif, mais de tout le groupe, staff compris, qui fait un travail remarquable", a-t-il expliqué. "Ils sont vraiment professionnels, chacun sait ce qu'il fait."

Amitié et sourires entre les sélectionneurs Jean-Claude Giuntini (France) et Christian Wück (Allemagne)
Amitié et sourires entre les sélectionneurs Jean-Claude Giuntini (France) et Christian Wück (Allemagne)©Sportsfile