Finale de l’UEFA Women’s Champions League : Olofsson est prête pour Oslo
jeudi 21 mai 2026
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La Suédoise Tess Olofsson arbitre depuis 25 ans déjà. La finale de samedi, à Oslo, constituera la prochaine grande mission de son impressionnante carrière.
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Tess Olofsson se prépare pour sa première finale de l’UEFA Women’s Champions League après avoir commencé à arbitrer à l’âge de 13 ans. Depuis, elle s’est hissée au plus haut niveau du jeu : elle a officié dans les premières divisions nationales suédoises masculines et féminines, est devenue arbitre internationale en 2015 et a dirigé des matches des EURO féminins de l’UEFA 2022 et 2025.
Ci-dessous, elle parle de sa carrière et de ses sentiments avant d’arbitrer le match le plus attendu de la saison interclubs féminine en Europe.
Félicitations pour votre désignation, Tess, quelle a été votre première réaction quand vous avez appris que vous alliez arbitrer cette finale ?
Je l’ai appris un lundi matin, alors que je prenais mon petit-déjeuner. [Le directeur de l’arbitrage de l’UEFA] Roberto Rosetti m’a appelée pour me dire que j’avais été désignée pour arbitrer la finale de la Women’s Champions League. C’était juste un moment incroyable et j’étais vraiment, vraiment heureuse. J’ai eu les larmes aux yeux, mais des larmes de joie, car c’est un grand honneur.
Vous êtes habituée aux grands matches et aux grands rendez-vous. Est-ce que celui-ci sera différent ?
Oui, car il s’agit de l’un des matches les plus importants du football féminin européen. Nous avons deux très bonnes équipes, et ça va être un match de très haut niveau.
Je veux toujours faire le maximum et me préparer du mieux que je peux, donc je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette rencontre soit une réussite. J’analyserai les matches précédents de ces équipes pour connaître leurs tactiques et voir comment elles se comportent sur les coups de pied arrêtés, et pour comprendre leurs styles et leurs schémas de jeu afin de bien me positionner.
Bien sûr, on ne sait jamais ce qui va se passer dans un match. Les détails et la tactique peuvent changer d’une rencontre à l’autre, mais si vous vous préparez bien, c’est un avantage le moment venu.
Vous êtes arbitre internationale depuis 2015. Dans quelle mesure le niveau de la Women’s Champions League a-t-il progressé depuis vos débuts ?
Il y a eu un grand changement. Aujourd’hui, le football féminin est beaucoup plus rapide, et les joueuses ont une meilleure maîtrise technique. Nous avons des joueuses et des entraîneurs très professionnels, les stades sont pleins, donc le public est plus nombreux qu’auparavant. Avant, nous avions de la chance s’il y avait un match retransmis à la télévision, et maintenant, ils le sont tous, donc l’intérêt est bien plus grand.
Cela signifie que les attentes sont plus élevées de façon générale et que, pour nous, arbitres, c’est également plus exigeant. Notre condition physique est meilleure, nous sommes mieux préparées, et, bien sûr, il y a toujours des nouvelles tendances que nous devons suivre, ainsi que des changements dans les Lois du Jeu.
« Notre condition physique est meilleure, nous sommes mieux préparées, et il y a toujours des nouvelles tendances que nous devons suivre. »
Vous avez commencé l’arbitrage à l’âge de 13 ans. Quelles ont été les étapes clés de votre parcours personnel ?
Cela fait exactement 25 ans que j’ai arbitré mon premier tournoi. Cela paraît fou. Depuis, j’ai franchi de nombreuses étapes. La plus importante, selon moi, a été mon arrivée en première division en Suède en 2012, puis devenir arbitre internationale, et plus récemment, mon parcours dans le football masculin, où j’ai atteint la première division.
Il y a quelques différences entre l’arbitrage des hommes et des femmes, mais le sport reste le même, et les gens sont parfois surpris par la vitesse élevée du football féminin aujourd’hui et par la technique impressionnante des joueuses. Et en tant qu’arbitre, je cours autant dans un match de football féminin que dans un match de football masculin.
Quand avez-vous réalisé que l’arbitrage était une carrière pour vous ?
C’était à l’époque de mon 20e anniversaire, car j’étais souvent blessée quand je jouais comme gardienne. J’ai dû arrêter de jouer parce que je risquais de ne plus pouvoir courir à l’avenir, mais j’adorais déjà arbitrer, et j’ai pris la décision de me concentrer à 100 % sur l’arbitrage. J’ai suivi mon premier grand cours en Suède en 2007, et à partir de ce moment-là, j’ai fait un grand pas en avant chaque saison pendant les quatre années suivantes.
Que diriez-vous à cette jeune fille de 13 ans qui s’apprête à arbitrer une finale de la Women’s Champions League ?
Mon message à cette fille est de travailler dur et de ne pas abandonner. Je me souviens de mon premier match. C’était vraiment difficile, car je n’avais que deux ans de plus que les garçons que j’arbitrais, avec tous ces parents qui critiquaient et disaient des mots désobligeants. Je voulais arrêter, mais quand je regarde en arrière, ça en valait la peine. Je suis heureuse et fière de toutes ces expériences.
L’équipe arbitrale de la finale 2026 de l’UEFA Women’s Champions League
Arbitre principale : Tess Olofsson (Suède)
Arbitres assistantes : Almira Spahic (Suède) et Monika Løkkeberg (Norvège)
Quatrième officielle : Iuliana Demetrescu (Roumanie)
Arbitre assistante de réserve : Tilde Hedberg (Suède)
VAR : Bram Van Driessche (Belgique)
Adjoint au VAR : Fedayi San (Suisse)
Soutien du VAR : Michael Fabbri (Italie)
Qu’appréciez-vous le plus dans cette fonction ?
J’aime le football. C’est ma plus grande passion. Donc juste pour faire partie du jeu, même si je ne joue pas.
Avoir la possibilité de voyager – nous découvrons tant de villes et de pays différents – et de collaborer avec beaucoup de collègues différents est une expérience fantastique. Bien sûr, j’aime aussi le défi. On ne sait jamais ce qui nous attend pendant un match, et j’aime la préparation physique et la dimension physique.
Comment vous sentirez-vous lorsque vous entrerez à l’Ullevaal Stadion ? Qu’est-ce qui représentera un travail bien fait ?
Je serai très concentrée, préparée et prête. Je vais essayer de profiter de l’entrée sur la pelouse et de l’alignement des équipes, mais dès que le coup de sifflet retentit, la meilleure chose qui puisse arriver est que personne ne remarque l’équipe arbitrale et que nous puissions faire du bon travail en arrière-plan.
Le plus beau sentiment après un match, c’est lorsque les deux équipes, qu’elles perdent ou qu’elles gagnent, viennent vous voir et vous disent « bon travail ». Nous apprécions vraiment cela après une rencontre, et cela signifie beaucoup.
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