Le nouveau format de l’UEFA Women’s Champions League apporte suspense, qualité de jeu et normes à la hausse
lundi 9 février 2026
Résumé de l'article
La nouvelle phase de ligue à 18 équipes a renforcé la compétitivité, augmenté le nombre de buts et attiré un public plus large alors que les plus grands clubs d’Europe se préparent pour la phase à élimination directe de l’UEFA Women's Champions League 2025/26.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
La première saison de la phase de ligue à 18 équipes de l’UEFA Women’s Champions League a marqué une étape majeure pour le football féminin de club au plus haut niveau.
Le remplacement des groupes traditionnels par une phase de ligue a donné lieu à ces matches plus serrés, des matches à plus fort enjeu et à des affiches de prestige dès le début, tout en élevant le niveau de compétition sur le terrain et l’engagement en dehors.
« Ce que nous avons vu jusqu’à présent cette saison est exactement ce que nous espérions : du dynamisme, de l’imprévisibilité, des retournements de situation, des clubs débutants qui s’illustrent et des duels au sommet entre grandes équipes. »
Un environnement plus dynamique et homogène
Sur 54 matches, le nouveau format a donné lieu à 181 buts et vu évoluer des joueuses de 41 nations. Chaque match comptait en fait, car la qualification et l'identité des têtes de série pour la phase à élimination directe est restée en suspens jusqu’au coup de sifflet final de la Journée 6.
Avec 54 % de matches se soldant par un seul but d'écart, une forte augmentation par rapport aux 27 % au même stade la saison dernière, les matches ont également été plus ouverts, puisque 54 % des rencontres ont vu les deux équipes marquer, contre 38 % en 2024/25, contribuant à un total de 181 buts pour une moyenne de 3,35 par match.
considérablement amélioré : l’écart moyen de buts à la victoire est passé de 2,88 à 1,98.
Même l’ouverture du score n’est plus une garantie. Elle offrait 88 % de taux de victoire jadis, 61 % cette saison, ce qui traduit des oppositions plus serrées, des changements de tendance plus fréquents et des renversements de situation plus nombreux tout au long de la phase de ligue.
Nadine Kessler, directrice Football féminin de l’UEFA, a déclaré : « Ce que nous avons vu jusqu’à présent cette saison est exactement ce que nous espérions : du dynamisme, de l’imprévisibilité, des retournements de situation, des débutants qui s’illustrent et des duels au sommet entre grandes équipes.»
« L’UEFA Women’s Champions League s’appuie sur ses 25 ans d’histoire et consolide sont statut de référence mondiale dans le football féminin de clubs. Nous éprouvons de la fierté en voyant les fans du monde entier se passionner pour la compétition ainsi que pour ses clubs et joueuses de légende en nombre encore plus grand qu’auparavant. »
Les grands chocs sont également arrivés tôt, la phase de ligue ayant proposé deux rééditions de finales anciennes finales et quatre anciennes demi-finales, des rencontres autrefois réservées en grande partie aux derniers tours.
« Ce nouveau format ajoute des tests supplémentaires et un intérêt accru parce qu’il y aura plus de rencontres entre des clubs historiques et célèbres. »
Lors de la Journée 1, l'OL Lyonnes, octuple vainqueur, et Arsenal, tenant du titre, ont renoué avec leur rivalité de la demi-finale de la saison dernière. Alors qu’Arsenal s’était imposé lors de cette confrontation, ce fut cette fois l’équipe française qui a inversé la tendance, signant une victoire marquante face au détenteur du trophée.
Lors de la Journée 4, Chelsea et le FC Barcelona ont ajouté un nouveau chapitre à la longue histoire de leur rivalité, se retrouvant après leur demi-finale de la saison dernière, ce dernier affrontement s’étant soldé par un nul 1-1.
Alexia Putellas, capitaine du FC Barcelona, a déclaré : « Le nouveau format de l’UEFA Women’s Champions League me plaît. Je pense que l’on affronte toujours de grandes équipes dans cette compétition parce qu’elles doivent être excellentes pour se qualifier. »
« Mais je pense que ce nouveau format ajoute des chocs supplémentaires et un intérêt accru parce qu’il y aura plus de rencontres entre des clubs historiques et célèbres. »
Opportunité et visibilité pour davantage de clubs
Le format de poule unique a également élargi l’expérience au plus haut niveau. Les clubs nouveaux venus et les clubs émergents ont pu se jauger directement face à l’ensemble de la concurrence européenne.
« Il ne s’agit pas de jouer deux fois contre la même équipe, à domicile et à l’extérieur, mais d’être présentes et concentrées sur l’instant, parce que vous savez que vous ne jouerez plus contre cette équipe. »
Les clubs du chapeau 4 ont démontré combien jouer face aux meilleures équipes permet de progresser. Elles ont pris en prenant en moyenne 1,1 point par match dans le nouveau format, contre 0,6 la saison dernière dans l’ancienne phase de groupes.
Les débutantes de l'OH Leuven sont sans doute le meilleur exemple de la compétitivité et de l’imprévisibilité apportée par cette nouvelle phase de ligue. Elles ont pris des points à des équipes chevronnées, influant sur la lutte pour la qualification tout au long de la ligue et décrochant une place en barrages.
Cette structure, conçue pour accueillir plus de clubs garantissait que chaque club bénéficiait à la fois de visibilité et d'occasions de briller.
Julie Biesmans, milieue de terrain de l’OH Leuven, a déclaré : « Je pense que pour des équipes comme la nôtre, le nouveau format est vraiment intéressant, parce qu’on joue contre des adversaires différentes, alors que généralement, lorsqu’il y a une phase de groupes, on sait déjà plus ou moins qui va finir dans les deux premiers. »
« Je pense que cela nous a donné une plus grande chance de passer, et c’est ce qui s’est produit, même si nous n’y pensions pas, nous n’en rêvions pas. Mais oui, on l'a fait et c’est pour cela que ce format est vraiment bien pour nous. »
L’intensité n’a jamais faibli. Lors de la Journée 6, sept des neuf matches comportaient encore des enjeux de qualification, contre seulement trois des huit derniers matches de groupes la saison dernière, soulignant la tension constante créée par le nouveau système.
Georgia Stanway, milieue de terrain du FC Bayern München, a déclaré : « Il ne s’agit pas de jouer deux fois contre la même équipe, à domicile et à l’extérieur, mais d’être présentes et concentrées sur l’instant, parce que vous savez que vous ne jouerez plus contre cette équipe. Il faut profiter au maximum des 90 minutes qui sont devant vous. »
Développer le football au-delà du terrain
Le succès sportif de la phase de ligue a suscité une croissance impressionnante de des chiffres d'audience. L’audience cumulée en direct a atteint 13,5 millions de personnes, un cap qui n’avait été atteint que lors de la finale la saison dernière.
Cela équivaut à une moyenne de 2,25 millions de téléspectateurs et téléspectatrices par semaine de match, pour 44 partenaires de diffusion assurant une couverture en direct dans 207 territoires.
Les fans du monde entier ont adhéré à la qualité accrue de la compétition, à ses joueuses vedettes et à ces scénarios de plus en plus imprévisible.
La route vers Oslo
Les quatre meilleures équipes de la phase de ligue, le FC Barcelona, l'OL Lyonnes, Chelsea et le FC Bayern München, se sont déjà qualifiées directement pour les quarts de finale, tandis que les barrages pour la phase à élimination directe, les 11-12 et 18-19 février, promettent de nouveaux enjeux de taille.
L'Atlético de Madrid affronte Manchester United, Paris FC rencontre Real Madrid, OH Leuven joue face au tenant du titre Arsenal et Wolfsburg se mesure à Juventus pour une place dans le dernier carré.
La saison se terminera à l’Ullevaal Stadion à Oslo le 23 mai 2026, la première fois que la capitale norvégienne accueillera la finale.