Women's Champions League, la phase de groupes la plus prolifique
vendredi 7 février 2025
Résumé de l'article
L'unité d'analyse de l'UEFA fait le points sur les tendances offensives de la phase de groupes de la Ligue des champions féminine 2024/25.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
Quelque 120 buts ont été marqués lors de la phase de groupes de l’UEFA Women's Champions League 2024/25.
La Journée 2 a été la plus prolifique en buts, avec 38 réalisations. Les larges victoires du FC Barcelona (9-0 contre Hammarby), de la Roma (6-1 contre Galatasaray) et d’Arsenal (4-1 contre Vålerenga), ainsi que le match spectaculaire entre Manchester City et St. Pölten avec cinq buts inscrits lors d’une victoire 3-2 des Anglaises, ont contribué à cette avalanche de buts.
Lors de tous les matches de la Journée 2, l’équipe qui a marqué en premier s’est imposée, soulignant l’importance de prendre l’avantage. Ce phénomène a été un élément clé de la phase de groupes : les équipes ouvrant le score ont remporté 69 % des matches et ont évité la défaite dans 94 % des cas.
Lyon et Chelsea sont les seules équipes à avoir réalisé un parcours parfait, avec six victoires en six matches. En route vers les quarts de finale, elles ont inscrit 19 buts chacune, alternant buts dans le jeu et coups de pied arrêtés.
Parmi les buts lyonnais, 41 % sont venus de phases arrêtées, tandis que 21 % des buts de Chelsea ont été marqués de cette manière. Même si 70 % des buts de la phase de groupes ont été inscrits dans le jeu (et un seul sur coup franc direct), les coups de pied arrêtés devraient prendre une importance accrue à mesure que la compétition avance. Les matches s’annonçant plus serrés, la capacité à marquer de différentes façons pourrait s’avérer décisive.
Le premier but du FC Barcelona lors de sa victoire 7-0 contre St. Pölten lors de la Journée 3 a été inscrit au terme d’une séquence de 20 passes conclue en une touche par Ewa Pajor (62 % des buts en phase de groupes ont été marqués en première intention). Cette action illustre parfaitement la capacité du club espagnol à faire progresser le ballon depuis son propre tiers défensif avec une possession maîtrisée et un jeu basé sur un grand nombre de passes.
La construction patiente et la création d’occasions de cette manière ont été une tendance marquante de la phase de groupes. 26 % des 184 buts inscrits ont été précédés d’au moins dix passes, beaucoup d’entre eux prenant leur origine dans le tiers défensif d’une équipe, avec une construction du jeu dès le gardien de but. Lors de la phase de groupes précédente, seuls 7 % des buts provenaient de séquences de dix passes ou plus.
Ces chiffres suggèrent que les équipes sont désormais plus à l’aise tactiquement et techniquement pour jouer à travers les structures défensives adverses. Ils illustrent également une volonté, tant des entraîneurs que des joueuses, de développer ce style de jeu malgré un pressing haut ou un grand nombre d’adversaires regroupés derrière le ballon.
Le deuxième but du FC Barcelona lors de sa victoire 3-0 contre Manchester City en Journée 6 a montré comment l’équipe de Pere Romeu a su déjouer l’organisation défensive anglaise grâce à un jeu combiné efficace dans les zones centrales du terrain.
La phase de groupes a également mis en évidence une autre approche offensive basée sur des attaques plus directes et rapides via les zones axiales. Contrairement au jeu de possession du FC Barcelona, Chelsea et la Juventus ont montré les avantages de progresser dans l’axe en privilégiant un jeu plus vertical.
La gardienne de Chelsea, Zećira Mušović, a contribué au deuxième but de son équipe lors de sa victoire 6-1 contre Twente en délivrant une passe lobée depuis sa surface vers Mayra Ramírez, juste à l’intérieur du camp adverse. La Colombienne a intelligemment remis en une touche, permettant à Chelsea de pénétrer dans le dernier tiers du terrain, où Oriane Jean-François a conclu d’une frappe croisée du gauche. Ce but a été marqué après seulement six passes.
De son côté, la Juventus a illustré comment des combinaisons rapides et des projections vers l’avant à travers l’axe pouvaient être un moyen efficace de marquer. Une séquence de quatre passes a permis aux Italiennes d’ouvrir le score contre Vålerenga lors de la Journée 6. L’action doit beaucoup au jeu en pivot de Sofia Cantore, qui est descendue dans son propre camp pour recevoir le ballon avant de se projeter et de centrer pour Valentina Bergamaschi, qui a conclu victorieusement.
La qualification de Wolfsburg pour les quarts de finale a été scellée lors d’une victoire 6-1 contre la Roma en Journée 5. Ce succès a notamment été marqué par l’entrée en jeu décisive de Sveindís Jónsdóttir à la 66e minute. L’ailière islandaise a inscrit quatre buts, égalant le record du nombre de buts marqués par une joueuse lors d’un seul match de phase de groupes. Elle a d’abord marqué le but offrant à Wolfsburg l’avance nécessaire pour se qualifier, avant d’ajouter trois autres réalisations dans les cinq dernières minutes.
Les buts tardifs ont été un thème récurrent tout au long de la phase de groupes, la plupart étant marqués entre la 75e et la 90e minute. 49 % des buts tardifs ont été inscrits par des remplaçantes, soulignant une fois de plus l’importance des ajustements tactiques opérés par les staffs techniques et la profondeur d’effectif.