UEFA Women's Champions League Scores & stats foot en direct
Obtenir
UEFA.com fonctionne mieux avec d'autres navigateurs
Pour profiter au mieux du site, nous recommandons d'utiliser Chrome, Firefox ou Microsoft Edge.

La Coupe d'Europe débarque à Lyon

A partir de jeudi, l'OL tente de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe féminine de l'UEFA, un objectif a moyen terme pour le club français.

A partir de jeudi, l'Olympique Lyonnais tente de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe féminine de l'UEFA, un objectif a moyen terme pour le club français.

Gerland pour théâtre de jeu
Non, ce ne sont pas Sidney Govou et Karim Benzema que vous verrez courir au stade de Gerland les 11, 13 et 16 octobre prochains. Mais bien les filles. Une grande première. Une belle opportunité à saisir. L’enceinte lyonnaise s’apprête à accueillir l’OL version féminine à l’occasion du deuxième tour de la Coupe de l’UEFA. Les adversaires ? Brøndby IF (Danemark), Kolbotn IL(Norvège) et le l'AC Sparta Praha (République tchèque). Du lourd, du très lourd comme le confirme l’entraîneur olympien, Farid Benstiti : "Le niveau n'a rien à voir avec ce qu’on a connu au premier tour. On n'est pas favori de toute façon même si je pense que les quatre équipes partent à égalité de chances et de potentiel".

Une composante du développement de l’OL
Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique Lyonnais, n’est pas homme à prendre une décision à la légère. Bien sûr, il fallait que l’OL trouve son compte dans cette histoire. A une échelle beaucoup moins importante que leurs homologues masculins certes, les Lyonnaises font tout de même parler du club. Elles portent les mêmes équipements que Juninho et consorts, et offrent ainsi de la visibilité aux sponsors du sextuple champion de France en titre. Cela n’est pas seulement valable au niveau national. Cet été, en Macédoine, lors du premier tour de la Coupe de l’UEFA, les coéquipières de Camille Abily ont porté haut les couleurs de la "Maison OL". La section féminine est devenue l’une des nombreuses composantes du développement commercial et marketing de l’Olympique Lyonnais.

"Rien ne leur fait peur"
Sonia Bompastor en fait partie. Arrivée au club à l’été 2006, la milieu de terrain estime que l’OL représente le summum en France : "J'étais très bien à Montpellier. Mais le projet sportif de l'OL est plus attrayant, ambitieux. Rien ne leur fait peur. C'est ce qui manquait, à mon goût, à Montpellier. Là-bas, au niveau du budget, ça coinçait un peu puisque les garçons avaient des difficultés à cette époque en Ligue 2. C'est normal de les privilégier car ils rapportent de l'argent et nous, beaucoup moins, voire pas du tout (rires). Mais du coup, ça nous pénalisait. A Lyon, de ce côté-là, il n'y a pas de souci."

Aulas est passionné
Pour ceux qui en doutent, l’internationale tricolore confirme l’intérêt de Jean-Michel Aulas pour le foot féminin : "Honnêtement, j'ai été agréablement surprise par le président Aulas. Il y a deux ans, quand il m'a contacté, j'ai été étonnée. Il avait la volonté de construire une équipe féminine très compétitive. Après, il a délégué le travail aux gens nécessaires. On l'a rencontré avant de signer à Lyon. Il a eu un discours très positif, très plaisant. Le président Aulas est un homme puissant. C'est forcément une bonne chose qu'il s'intéresse au foot féminin et qu'il nous donne les moyens de réussir. C'est ce qui m'a donné envie de venir ici. M. Aulas a vraiment mis les moyens pour recruter. C'est désormais difficile pour les autres clubs français de rivaliser au niveau sportif et financier." Après quatre journées de championnat et autant de victoires, l’OL caracole en tête du classement.

Le début d’une belle aventure
Les joueuses sont mises dans les meilleures dispositions. Sonia Bompastor ajoute : "Il y a beaucoup de joueuses semi-pros dans les pays nordiques. Maintenant, à Lyon, on n'a pas à les envier. Le président Aulas nous a permis d'être salariées à mi-temps. Pour la plupart, on travaille dans les filiales du club le matin (un quart sont étudiantes). L'après-midi, c'est récupération et entraînement. De ce côté-là, on est à égalité avec les joueuses des meilleurs championnats européens, voire peut-être mieux." Farid Benstiti est réaliste, lui aussi : "On doit beaucoup à l’Olympique Lyonnais. Le président veut une grande section féminine. On doit tous y mettre du sien pour y parvenir. On en a envie. C’est un vrai challenge, une vraie motivation. On vous donne les moyens. Il faut donc gagner des titres." Cela passe d’abord par une qualification en quarts de finale de la Coupe d’Europe.