Mariano : "Particulier pour moi de revenir en Espagne"

Alors que se profile la double confrontation avec Villarreal en 16es de finale de l'UEFA Europa League, l'attaquant espagnol de Lyon Mariano évoque son retour dans son pays, le 22 février.

Mariano Díaz a pris la succession d'Alexandre Lacazette à la pointe de l'attaque de Lyon
Mariano Díaz a pris la succession d'Alexandre Lacazette à la pointe de l'attaque de Lyon ©AFP/Getty Images

Phénomène de la Ligue 1 cette saison en jouant des coudes au sommet du classement des buteurs, Mariano n'a pas encore posé sa patte sur l'UEFA Europa League, avec un but seulement en phase de groupes.

Lyon-Villarreal en chiffres

Le joueur de 24 ans, arrivé cet été du Real Madrid, espère inverser la tendance en 16es de finale contre Villarreal. Match aller jeudi au Stade de Lyon.

Mariano répond aux questions d'UEFA.com
Mariano répond aux questions d'UEFA.com©UEFA.com

UEFA.com : Mariano, le prochain match de Lyon en UEFA Europa League a lieu contre le Villarreal CF. Que connais-tu de ce club ?
Mariano : Je ne l'ai pas beaucoup suivie cette saison, mais c'est une équipe qui a toujours joué un bon football. C'est une équipe qui est forte et je sais qu'elle a battu le Real Madrid à [Santiago] Bernabéu il y a quelques semaines seulement.

C'est ton retour en Espagne (le 22 février). Voilà une belle occasion pour toi de briller, non ?
C'est vrai. Cela va être très particulier pour moi de revenir en Espagne et de jouer avec une équipe étrangère.

Est-ce qu'il y a quelque chose que tu connais de cette équipe de Villarreal et qui pourrait alimenter les connaissances de tes coéquipiers ?
Je ne sais pas comment cette équipe a vraiment évolué depuis la saison dernière, mais je connais plus ou moins sa dynamique. C'est une équipe qui fait bien tourner le ballon et qui peut être très dangereuse.

Est-ce que ce style de jeu peut convenir à Lyon ?
On va voir comment va se dérouler le match. Nous aussi, nous aimons avoir le ballon.

Tu n'as marqué qu'un seul but en UEFA Europa League, c'est beaucoup moins que dans le championnat français. Un souci dans cette compétition ?
Non, pas du tout ! Déjà, j'ai raté un match et, ensuite, j'ai manqué de réussite pour trouver le chemin des filets dans les autres matches. Je suis persuadé que je vais marquer davantage de buts si l'équipe continue de bien aller.

La phase de groupes a été difficile face à des équipes comme l'Apollon (Limassol FC), l'Atalanta et Everton. Cette UEFA Europa League s'annonce compliquée, non ?
C'est vrai. C'est un tournoi très difficile. Ce n'est pas l'UEFA Champions League, mais il y a plusieurs équipes et joueurs qui sont de niveau Champions League. Cela rend chaque match difficile. Le nombre de buts que j'ai marqués le prouve.

Maintenant, place aux tours à élimination directe, avec toute la pression que cela implique. Est-ce qu'on va avoir un grand Mariano en UEFA Europa League ?
Je l'espère ! Je vais déjà tout donner pour que nous puissions accéder au tour suivant.

Beaucoup de médias parlent de Lyon comme d'un favori...
Eh bien, nous espérons qu'ils ont raison et que nous sommes favoris. Mais pour l'instant, j'espère juste me qualifier.

Évoquons le temps que tu as passé au Real Madrid. Ça a dû être un rêve devenu réalité pour toi...
Oui, j'ai passé une très belle période au Real Madrid. C'est là que j'ai progressé dans mon jeu et sur le plan personnel. C'est ce qui m'a permis d'atteindre le top niveau du football, et j'éprouve beaucoup de reconnaissance envers le club pour cela.

J'imagine que collaborer avec un entraîneur tel que [Zinédine] Zidane, un dieu du football en France, doit être fantastique. C'était comment de le côtoyer au quotidien ?
Oui, Zidane est quelqu'un qui s'est très bien occupé de moi, il m'a vraiment aidé dans de nombreux domaines. Il m'a permis d'accéder à l'équipe première et je lui en suis très reconnaissant, ainsi que pour tout ce qu'il a fait pour moi. On voit maintenant qu'il réalise des choses merveilleuses avec ce club.

Est-ce que tu lui as parlé ces derniers temps ?
Non, pas depuis un moment, mais il m'a dit [avant le transfert à Lyon] que l'équipe lyonnaise jouait avec style, que c'était un grand club et qu'avec le départ d'[Alexandre] Lacazette, j'aurais l'occasion de démontrer ce dont j'étais capable.

J'imagine qu'au vu de ton poste d'avant-centre, tu as beaucoup regardé [Karim] Benzema et [Cristiano] Ronaldo au Real. Qu'as-tu appris en les observant ?
Oui, j'ai énormément appris. Benzema et Cristiano sont des buteurs fantastiques, complets et qui marquent des buts. Alors tu apprends beaucoup à leur contact lors de chaque séance d'entraînement, lors de chaque mouvement. Il y a toujours quelque chose à apprendre de nouveau.

Mariano se pose en successeur de Karim Benzema à Lyon
Mariano se pose en successeur de Karim Benzema à Lyon©Getty Images

Tu peux être le nouveau Benzema ici. Karim est une idole à Lyon autant qu'à Madrid...
J'éprouve une grande fierté à porter le numéro neuf ici, sachant que beaucoup de grands joueurs l'ont porté par le passé, comme Karim Benzema, et ce fut un honneur de jouer à ses côtés.

Peux-tu parler de ton transfert du Real Madrid vers Lyon ? Connaissais-tu ce club auparavant ?
Oui, j'avais déjà vu l'équipe jouer à de nombreuses reprises en UEFA Champions League. Avec Lacazette la saison dernière, je me disais que c'était une équipe qui développait un bon football et qui était très forte.

Est-ce que le président [Jean-Michel] Aulas a appelé ton agent ? Il t'a appelé toi ? Comment cela s'est-il passé ?
Pas mal de monde a été impliqué. Je pense que le président a contacté son homologue du Real Madrid et que le Real Madrid a contacté mes représentants, qui m'ont ensuite parlé de cela. Tout a bien fonctionné et j'ai pu rejoindre ce club.

Est-ce que tu ressens de la pression cette saison du fait de la réputation de ton prédécesseur Alexandre Lacazette ? Il a marqué énormément de buts pour cette équipe…
C'est vrai qu'il y a de la pression parce qu'il a beaucoup marqué et qu'il a quitté l'équipe en laissant une trace positive sur le club. Lui succéder est difficile, mais la pression peut également t'aider à te transcender et à ne pas décevoir.

Je ne sais pas si tu savais cela, mais tu as réussi le meilleur départ dans une saison sur les 50 dernières années. Tu le savais ?
On me l'a dit il y a quelques journées, mais je ne savais pas que c'était toujours le cas.

Tu dois éprouver beaucoup de fierté…
Oui, j'en suis très heureux et j'espère surtout que cela va continuer.

Dans quelle langue est-ce que tu échanges avec tes coéquipiers ?
Eux échangent en français, bien sûr, mais j'ai également des coéquipiers qui parlent espagnol ou portugais. Alors j'essaie d'apprendre le plus possible chaque jour pour mieux communiquer avec tout le monde.

Après six mois dans le championnat français, que penses-tu de cette compétition et du football français ?
C'est un grand championnat qui ne cesse de s'améliorer. Je pense que c'est l'un des meilleurs championnats en Europe. On voit d'ailleurs que les équipes françaises vont déjà assez loin en UEFA Champions League.

Le programme des 16es

Comment pourrais-tu décrire ton style de jeu ?
Je suis un joueur offensif qui aime que l'équipe attaque et touche beaucoup le ballon. Je me définirais comme un joueur collectif et un buteur.

On t'a surtout vu en chasseur de buts sur la pelouse. D'où te vient ce sens du but et cette soif de marquer ?
Je pense que c'est en moi, mais que cela me vient aussi de mon grand-père. Lui aussi était attaquant et, avec mon père, ils m'ont transmis cela. Je pense que c'est de là que vient ma motivation sur le terrain.

Est-ce que ton grand-père a joué à un haut niveau ?
Il a évolué en deuxième division espagnole, pour différentes équipes. C'était un grand joueur.

Aujourd'hui, j'imagine que c'est ton fan numéro un…
C'est vrai.

La victoire de Lyon à Everton
La victoire de Lyon à Everton

L'UEFA Europa League constitue ta première expérience au niveau européen. Que penses-tu de cette compétition ?
Elle est difficile, parce que l'on se frotte au niveau européen et aux meilleures équipes dans ce domaine. On va essayer de se battre pour gagner notre place parmi le gotha et aller aussi loin que possible dans ce tournoi.

L'UEFA Champions League, j'imagine que c'est un rêve pour toi…
Oui, nous nous battons pour une place en UEFA Champions League la saison prochaine.

Parlons à présent de ton capitaine, Nabil Fekir. Que penses-tu de lui en tant que joueur ?
C'est un joueur extraordinaire, il a pied gauche magique. Il est bon sur le plan offensif, il peut marquer et développer un superbe football. Après tout, c'est le capitaine de l'équipe. Pour cela, il est au niveau. Il a toujours quelques mots pour l'équipe avant les matches et il nous soutient tous. C'est quelque chose dont on a toujours besoin dans tous les vestiaires.

On a vu fleurir dans les médias le sigle FMM (Fekir Nabil, Mariano Díaz, Memphis Depay). Nous connaissons tous la BBC à Madrid. Que penses-tu de ce trio que tu formes avec ces deux autres joueurs ?
C'est vrai, ce sont de grands joueurs, Fekir et Memphis sont excellents. Leurs capacités techniques et leur qualité d'ensemble peuvent faire la différence à tout moment dans n'importe quel match. Cela contribue fortement aux bons résultats que nous obtenons depuis le début de la saison.

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