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Rémi Himbert (Lyon) : « Je savais que j'allais marquer »

Rémi Himbert revient pour l'UEFA sur ses début en Europa League, sa vie à Lyon et une carrière qui s'annonce radieuse.

Remi Himbert, de l'Olympique Lyonnais, célèbre le premier but de son équipe lors du match de la phase de groupes de l'UEFA Europa League 2025/26 entre l'Olympique Lyonnais et le PAOK FC, disputé au stade OL le 29 janvier 2026 à Décines-Charpieu, en France.. (Photo by Pauline Figuet/Getty Images)
Remi Himbert, de l'Olympique Lyonnais, célèbre le premier but de son équipe lors du match de la phase de groupes de l'UEFA Europa League 2025/26 entre l'Olympique Lyonnais et le PAOK FC, disputé au stade OL le 29 janvier 2026 à Décines-Charpieu, en France.. (Photo by Pauline Figuet/Getty Images) Getty Images

Entretien avec le jeune attaquant de l'Olympique Lyonnais, Rémi Himbert revenu sur sa première titularisation, le but en Europa League qui l'a fait connaître et son parcours depuis Saint-Avold jusqu'au centre de formation de l'OL.

Cet ailier rapide et technique n'avait pas 18 ans lorsqu'il a fait irruption, le 29 janvier 2026, dans la liste des grands espoirs du football français. Ce soir-là, lors de la dernier journée de la phase de ligue contre le PAOK FC, il était titularisé par Paulo Fonseca et ouvrait le score à la 34e minute, à l'OL Stadium, montrant la voie à son équipe vers la première place de la ligue.

Depuis, le natif de Saint-Avold (Moselle), finaliste du Championnat d'Europe des moins de 17 ans de l'UEFA avec la France, a confirmé en inscrivant son premier but en Ligue 1, le 1er mars à Marseille et en égalisant d'un geste instinctif en quarts de finale de la Coupe de France contre Lens au bout du temps additionnel (2-2) avant une défaite aux tirs au but. Il avait délivré le superbe centre à 'origine du premier but lyonnais.

Comment as-tu vécu le début de cette journée du 29 janvier ?
Rémi Himbert :
je pense que ça a commencé dès le début de la semaine, où je me suis bien préparé à l'entraînement. On préparait ce match important car on jouait notre première place pour le classement d'Europa League. Ça a commencé dès le début de la semaine, puis il y a eu la veille, lorsque j'ai appris que j'allais être titulaire. Ensuite, le jour J, c'était plutôt de l'émotion positive. Dès le matin, quand je me suis réveillé, j'étais déterminé. Et le soir, j'étais vraiment concentré, dans mon match. Je faisais abstraction de tout ce qui pouvait être autour.

Rémi Himbert, belle première face au PAOK

Que ressens-tu dans le tunnel au moment où l'hymne retentit ?
J'avais un mélange de bonheur et de concentration. C'est sûr qu'entendre la musique de l'Europa League, qui est la deuxième plus grosse compétition en Europe, ça donne envie d'aller jouer l'UEFA Champions League plus tard ! Mais il faut rester patient. Ce sont de bonnes émotions et de bons moments à vivre.

Comment s'est passée ta fin de soirée après le match ?
J'avais ma famille qui était là, donc je suis monté les voir, on était très contents. Comme j'ai le permis à 17 ans, j'ai pu rentrer avec ma voiture au centre de formation, puisque je suis encore hébergé là-bas. Je suis rentré un peu plus tard que d'habitude, aux alentours d'une ou deux heures du matin. J'ai dû rendre mon téléphone et essayer de m'endormir. C'était compliqué parce qu'il y avait beaucoup d'adrénaline, mais ça a été une belle soirée.

Peux-tu nous raconter ton but à la 34e minute ?
C'est un but qui montre un peu mon caractère. 30 secondes avant, je me retrouve dans une situation où on fait une bonne action avec Ainsley [Maitland-Niles], je suis en face-à-face avec le gardien et il la sort bien. Des fois, on peut être frustré après ça, mais je suis direct passé à autre chose. Sur l'action d'après, je vois un espace libre dans le dos des défenseurs, je fais un appel, je suis servi et après ça a vraiment été de l'instinct. C'est un geste que j'avais beaucoup travaillé la semaine avec les spécifiques individuels. Ça s'est fait assez naturellement. J'ai cherché cette position et à partir de ce moment-là, je savais que j'allais marquer.

Superbes buts de Lyon en Europa League

Quel bruit cela fait-il de marquer à l'OL Stadium ?
Honnêtement, c'est un bruit sourd. C'est tellement fort qu'on ne s'y attend pas, on n'entend plus rien. Quand j'ai marqué, j'étais encore tellement concentré sur le but et le match que je pense que je n'ai même pas assez profité. On voit sur la célébration que je ne souris pas trop, je suis encore concentré. Heureusement que j'avais préparé mes célébrations avant, sinon je n'aurais même pas su quoi faire !

Justement, peux-tu nous expliquer la signification de ta célébration ?Tout d'abord, je célèbre avec mon coéquipier Duje Ćaleta-Car qui vient derrière moi. Je montre le logo de l'OL pour représenter le club. Et ensuite, pour rendre hommage à Memphis Depay, qui est un ancien joueur du club que j'ai beaucoup aimé lorsqu'il a joué ici, j'ai fait son geste (les doigts dans les oreilles).

L'attaquant néerlandais de Lyon Memphis Depay célèbre son but lors du match de football de la Ligue des champions de l'UEFA entre l'Olympique Lyonnais (OL) et le Zenit Saint-Pétersbourg, le 17 septembre.
L'attaquant néerlandais de Lyon Memphis Depay célèbre son but lors du match de football de la Ligue des champions de l'UEFA entre l'Olympique Lyonnais (OL) et le Zenit Saint-Pétersbourg, le 17 septembre.AFP via Getty Images

Le lendemain, la presse a souligné que tu avais battu le record de précocité de Karim Benzema. Le savais-tu ?
Lorsque j'ai marqué, je n'en savais rien. On me l'a dit en après-match. Mais après, je me suis souvenu que j'avais un coéquipier plus jeune que moi de dix jours (Alejandro Gomes Rodriguez). Donc lorsqu'on m'a dit ça, je me suis dit qu'en fait je ne m'en suis pas rendu compte, mais que pendant une heure, j'ai été le plus jeune buteur de l'OL en Coupe d'Europe (avant qu'il ne marque à son tour dans le même match). C'était un match où on a montré la force du collectif et de l'académie, car on est trois jeunes issus de l'académie lyonnaise à avoir marqué.

Ma première détection à l'OL, je l'ai faite en U13, vers 12 ans, alors que j'habitais à l'autre bout de la France

Rémi Himbert

Comment se passe ton intégration avec le groupe professionnel à l'entraînement, alors que tu n'as pas encore signé pro ?
C'est un réel avantage de pouvoir côtoyer à notre jeune âge des joueurs avec tant d'expérience, ça nous permet de beaucoup progresser et d'apprendre. C'est sûr qu'il faut montrer de la personnalité, il ne faut pas se faire tout petit, mais il faut toujours respecter les plus grands et les anciens. Ils nous accueillent très bien et nous mettent directement à l'aise. C'est à nous de savoir se faire petit quand il le faut et montrer de la personnalité sur le terrain quand il le faut.

Le centre de formation de l'OL vous prépare-t-il spécifiquement à ces échéances ?
Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de meilleurs centres de formation que celui de l'OL en France, voire en Europe. On nous apprend tout. Que ce soit au niveau tactique – j'en discutais encore avec certains pros qui disaient qu'on avait la chance d'avoir un collectif et des coachs qui nous montraient cette tactique. Dès le plus jeune âge à l'OL, on voit beaucoup de choses tactiques, donc lorsqu'on arrive ici, on est déjà prêts tactiquement. Et après, que ce soit sur la vie d'homme ou la vie de footballeur, on est très bien préparés. Ça se voit avec la stabilité qu'ont tous les joueurs sortis de ce centre.

Te sentais-tu prêt mentalement lorsque le coach t'a annoncé ta titularisation ?
Mentalement, j'ai toujours été prêt. Quand on est footballeur, on a tous envie de jouer ce genre de match et d'être titulaire. Si le coach m'a mis titulaire ce jour-là, c'est qu'il a estimé que j'étais prêt. À partir du moment où moi je me sens prêt et le coach me sent prêt, ça ne pouvait que faire un bon cocktail.

Rémi Himbert célèbre avec les supporters après le match de la phase de groupes de l'UEFA Europa League 2025/26 entre l'Olympique Lyonnais et le PAOK FC, disputé à l'OL Stadium, le 29 janvier 2026 à Décines-Charpieu., France. (Photo by Pauline Figuet/Getty Images)
Rémi Himbert célèbre avec les supporters après le match de la phase de groupes de l'UEFA Europa League 2025/26 entre l'Olympique Lyonnais et le PAOK FC, disputé à l'OL Stadium, le 29 janvier 2026 à Décines-Charpieu., France. (Photo by Pauline Figuet/Getty Images)Getty Images

Peux-tu nous parler de Saint-Avold, ta ville d'origine ?
Saint-Avold, c'est la ville où je suis né en 2008. J'y ai grandi et évolué pendant dix ans. J'ai commencé le football là-bas à l'âge de 4 ans, j'y ai joué jusqu'à mes 14 ans. J'ai été à l'école primaire et au collège là-bas. Mes parents et toute ma famille y habitent encore. C'est situé en Moselle, près de Metz. C'est un beau village, ils ont un bon club de foot et j'espère que je leur donne une bonne image.

Viens-tu d'une famille de footballeurs ?
Pas du tout. Mon père n'a jamais vraiment aimé le foot, ma mère n'est pas trop foot de base. Ce sont plutôt mes grands-parents du côté de ma mère qui étaient fans et qui m'ont emmené voir des matches dès le plus jeune âge. C'est eux qui me ramenaient au foot quand j'étais petit. Je leur dois cette passion, parce qu'à la base, je n'étais pas fait pour faire du football.

Quel a été ton parcours pour rejoindre l'Olympique Lyonnais ?
Dès le plus jeune âge, j'ai été beaucoup sollicité. Ma première détection à l'OL, je l'ai faite en U13, vers 12 ans, alors que j'habitais à l'autre bout de la France. Je venais tous les ans, deux ou trois fois, pour faire des tournois ou des stages pendant les vacances. À cette période, j'étais au Pôle Espoirs de Nancy la semaine et je jouais dans mon club de Saint-Avold le week-end. Je venais souvent à Lyon pendant les vacances parce que je savais déjà que je voulais venir à l'OL. Je me suis engagé à 15 ans et j'ai rejoint le centre de formation.

As-tu reçu des messages de tes anciens éducateurs après le match ?
Oui, je garde encore de très bons contacts avec eux. Ils m'ont directement envoyé un message, j'ai pu échanger avec eux, ils étaient très contents pour moi. Le lendemain matin, quand je me suis réveillé, il y avait énormément de notifications.

Rémi Himbert, de France, tire un coup franc lors de la finale du Championnat d'Europe des moins de 17 ans 2024/25 entre le Portugal et la France à l'Arena Kombetare, le 1er juin 2025 à Tirana, en Albanie. (Photo by Ben McShane - Sportsfile/UEFA via Getty Images)
Rémi Himbert, de France, tire un coup franc lors de la finale du Championnat d'Europe des moins de 17 ans 2024/25 entre le Portugal et la France à l'Arena Kombetare, le 1er juin 2025 à Tirana, en Albanie. (Photo by Ben McShane - Sportsfile/UEFA via Getty Images)UEFA via Getty Images

Tu as ton permis, ton bac à 17 ans et tu poursuis un Bachelor en marketing sportif. Quelle importance accordes-tu aux études ?
C'est quelque chose d'important. On me l'a toujours inculqué, ma mère est institutrice donc on a toujours eu un petit contrat : je devais d'abord réussir mes études avant de pouvoir jouer au football. J'ai eu la chance d'avoir un an d'avance et d'avoir mon bac, donc pour moi, c'était important de continuer les études. Ça me permet de penser à autre chose après l'entraînement et d'assurer un avenir s'il devait se passer quelque chose ou pour l'après-carrière.

Dans quel état d'esprit es-tu à l'approche de la phase finale et de la fin de saison ?
On a un mélange d'excitation et de hâte, mais on sait qu'il faut rester patient et concentré match par match. Chaque match va être important, quelle que soit la compétition. C'est à nous de rester concentrés pour aller chercher les points en Ligue 1 et les qualifications en Coupe de France et Europa League.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Que du bonheur ! Au niveau collectif, qu'on remporte le maximum de trophées cette saison. Et au niveau individuel, que j'aie le maximum de temps de jeu et que je fasse un maximum de stats.