Analyse, Europa League, Collectif, jouer avec un trident offensif avec Ferencváros et Braga
vendredi 13 février 2026
Résumé de l'article
L’Unité d’analyse du jeu de l’UEFA examine deux exemples de jeu offensif collectif lors de la Journée 6 de l’UEFA Europa League.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
L’unique but de Pau Victor pour Braga à Nice et l’égalisation de Bence Ötvös - Rangers pour Ferencváros lors de la Journée 6 de l’UEFA Europa League 2025/26 soulignent comment le jeu offensif de haut niveau repose sur une compréhension collective, des mouvements fluides et une responsabilité offensive partagée. Dans les deux cas, les buts découlent de mouvements coordonnés clairement travaillés et d’un niveau d’esprit d’équipe avancé.
Pau Victor : Nice 0-1 Braga
Jan Peder Jalland sur le but de Pau Victor
« Après la récupération de balle de Nice, les distances offensives compactes de Braga permettent un contre-pressing immédiat. Le no 27 Florian Grillitsch et le no 9 Amine El Ouazzani réagissent rapidement pour mettre la pression, permettant au no 29 Jean-Baptiste Gorby, positionné pour équilibrer l’équipe, d’anticiper et de regagner la possession. Leur capacité à se déplacer collectivement démontre comment le contrôle des distances de l’équipe favorise l’efficacité tant offensive que défensive. »
« Le no 18 Pau Victor analyse la situation avant de feinter un appel vers le ballon, attirant délibérément un défenseur hors de sa position pour ouvrir des lignes de passe pour le jeu de combinaison. Il est clair qu’à l’entraînement, ils travaillent leurs déplacements les uns par rapport aux autres et par rapport à l’espace. »
« La coordination du trio de devant de Braga est incroyable : El Ouazzani ajuste sa course en la coupant, tandis que le no 21 Ricardo Horta continue d’avancer, créant une séparation dans la structure défensive. La lucidité dont fait preuve El Ouazzani pour laisser le ballon à Pau Victor reflète une compréhension de haut niveau entre coéquipiers. On compte presque cinq joueurs sur une ligne horizontale, mais qui part et qui décroche est très bien synchronisé et compris entre les joueurs. C’est vraiment assez rare. »
Phil Church sur le but de Pau Victor
« Suite à la récupération de Braga, Gorby percute dans l’axe, resserrant la ligne défensive de Nice et libérant du temps et de l’espace pour que le no 2 Victor Gómez reçoive et délivre une transversale dans la surface de réparation. Simultanément, les courses vers l’avant d’El Ouazzani, Ricardo Horta et Pau Victor offrent de multiples options de but en occupant le premier poteau, l’axe et le second poteau. La vitesse et la précision de la passe de Victor Gómez vers Pau Victor sont cruciales, permettant au tir final d’être contrôlé et dirigé avec précision. »
« L’esprit d’équipe est encore illustré par la décision d’El Ouazzani de laisser délibérément le ballon à Pau Victor sans vérifier visuellement sa position, démontrant une confiance et une connexion totales. De plus, la course prolongée de Ricardo Horta vers le but est vitale car elle aspire un deuxième défenseur, laissant plus d’espace pour la frappe finale. »
Bence Ötvös : Ferencváros 2-1 Rangers
Jan Peder Jalland sur le but d’Ötvös
« Alors que Rangers privilégient la compacité centrale, les mouvements vers l’avant du no 23 Ötvös et du no 19 Barnabás Varga attirent les défenseurs vers l’intérieur, créant de l’espace pour que le piston progresse depuis une position excentrée. Ferencváros maintient de la largeur via ses pistons tout en préservant une fluidité axiale parmi ses joueurs offensifs. »
« Le no 36 Gabi Kanichowsky rejoint ensuite l’attaque depuis sa position d’équilibrage, échangeant de position avec ses coéquipiers et maintenant la continuité offensive. Le mouvement du défenseur central, le no 27 Ibrahim Cissé, progressant par rapport au no 64 Alex Tóth, crée une structure coordonnée à trois sur une ligne, démontrant des relations positionnelles verticales et horizontales tout au long de l’action. »
« Surtout, plusieurs courses vers l’avant forcent la ligne défensive de Rangers à reculer, ouvrant l’espace nécessaire pour une opportunité de centre en retrait. Ce but représente une action pleinement collective, impliquant presque chaque joueur de l’équipe durant la phase de construction. »
Phil Church sur le but d’Ötvös
« Au fur et à mesure que l’attaque progresse, Makreckis, Cissé et Tóth créent une combinaison dynamique à trois. Le mouvement sans ballon de Cissé est particulièrement décisif. Il sort du champ de vision du défenseur avant d’effectuer une course vers l’avant vers le but. En se déplaçant d’abord vers le ballon, il attire le défenseur et ouvre l’espace derrière lui. »
« La vitesse de la passe vers Tóth est également significative, car elle est trop rapide pour que les défenseurs puissent réagir. En laissant filer le ballon vers son coéquipier, Cissé crée du temps et de l’espace pour l’action offensive suivante tout en continuant sa course dans la surface de réparation. Sa passe en retrait est ensuite délivrée avec suffisamment de vitesse pour permettre à Ötvös de guider le ballon avec précision vers le but. »
« Les quatre dernières passes consistent en des combinaisons de passes rapides et maîtrisées : trois fois deux touches de balle, aboutissant à une finition décisive en une touche. Enfin, le positionnement de Bamidele Yusuf, Varga et O’Dowda au moment où le ballon est frappé maintient délibérément un couloir ouvert vers le but, démontrant une bonne compréhension et une bonne connexion en attaque. »