L'Olympique de Marseille a eu chaud

Spartak Moskva 2-0 O. de Marseille (tot. 2-3)
Dans le froid russe, Marseille s'est qualifié pour les 8es de finale malgré sa défaite au Luzhniki.

L'OM de Mathieu Valbuena s'est fait peur à Moscou
L'OM de Mathieu Valbuena s'est fait peur à Moscou ©Getty Images

L'Olympique de Marseille s'est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe UEFA malgré sa défaite sur le terrain du Spartak Moskva, 2-O Les Marseillais se sont fait peur mais ils ont finalement profité de leur avantage acquis à l'aller (3-0).

Les sueurs froides de l'OM
L'OM a touché deux fois les poteaux russes par Mathieu Valbuena et Djibril Cissé en première période, mais les coéquipiers de Mozart ont su ouvrir le score grâce à Aleksandr Pavlenko. Quelque peu démobilisés, les Phocéens ont ensuite encaissé un deuxième but de Pavlyuchenko et se sont imposés quelques minutes de crispation.

La barre pour Valbuena
De façon assez étonnante, les Marseillais présentaient un visage plutot offensif. Erik Gerets décidait ainsi d'aligner son équipe type, seul Modeste M'Bami faisait son entrée au milieu de terrain à la place de Lorik Cana, décalé en défense centrale. Sur la pelouse synthétique du stade qui accueillera la finale de l'UEFA Champions League le 21 mai prochain, les Marseillais ne semblaient pas engourdis par le froid. Témoin, la reprise sur le poteau de Mathieu Valbuena sur un service de Samir Nasri (9e).

Mandanda finalement battu
Dix minutes plus tard Djibril Cissé s'essayait à la frappe longue distance avant que les Russes ne permettent à Steve Mandanda de se mettre dans le match. La frappe trop écrasée de Welliton (22e), celle plus précise d'Aleksandr Pavlenko (26e) et la reprise de la tête de Roman Pavlyuchenko (32e) le rappelait à la vigilance. Sous la pression, le gardien international craquait finalement, non sans détourner le ballon sur un tir à bout portant de Pavlenko (1-0, 39e). L'ouverture du score moscovite était d'autant plus rageante pour Marseille que Djibril Cissé avait trouvé le poteau de Stipe Pletikosa au terme d'une longue chevauchée solitaire (36e).

Pavlyuchenko redonne espoir
La seconde période repartait sur des bases similaires : une défense marseillaise parfois apathique, Steve Mandanda aux aguets, des Russes enclins à remonter leur retard. Les opportunités étaient pourtant marseillaises : tirs croisés de Cissé (46e et 72e) et slalom volontaire de Boudewijn Zenden. (62e). L'exploit d'un retour insoupconné commençait à poindre lorsque Pavlyuchenko reprenait d'une frappe puisante un ballon détourné par Mandanda (2-0, 85e). Tandis que les Moscovites poussaient pour décrocher la prolongation, Cissé manquait de mettre les siens à l'abri dans les arrêts de jeu. Sans dommage finalement mais le coup moscovite n'est pas passé loin.