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Ferguson toujours aussi motivé après 25 années

À la veille de fêter son 25e anniversaire à la tête du Manchester United FC, Sir Alex Ferguson parle à UEFA.com d'un quart de siècle de football.

Notre interview
Notre interview ©UEFA.com

Détenteur d'un palmarès riche notamment de 12 titres de Premier League, 5 FA Cups et deux couronnes d'UEFA Champions League, Sir Alex Ferguson affiche une longévité record dans le football anglais. À la veille de célébrer dimanche son 25e anniversaire sur le banc d'Old Trafford, le manager écossais s'est entretenu avec UEFA.com pour de son désir de sacre européen, un désir qui remontre aux années 1960 et qui continue à le pousser de l'avant 51 ans plus tard.

Le Real des années 1960 – C’est probablement la première fois que l’on réalisait ce qu’est vraiment le football européen. Je suivais les Rangers à l’époque. Quand ils sont arrivés en demi-finale, face à l’Eintracht Frankfurt, ils ont perdu 12-4 en deux matches. Tous les supporters des Rangers disaient alors "L’Eintracht ne va faire qu’une bouchée du Real en finale". Bien sûr, c’est le contraire qui s’est passé, et c’est comme ça que j’ai réalisé à quel point ce Real-là était fort. Il était incroyable. La différence était qu’à cette époque, ils avaient de nombreux joueurs étrangers. L’Uruguayen Di Stefano, le Hongrois Puskas, le Français Kopa... On peut dire que c’était la première équipe vraiment internationale. Et elle était fantastique.

Le sacre de Sir Matt Busby – J’ai regardé ce match à la télévision, chez moi, et j’étais un peu déçu parce que Denis Law ne jouait pas ! Denis était mon héros, comme pour beaucoup d’autres Écossais. C’était notre héros et il était à l’hôpital pour se faire opérer du genou. Mais nous avions Paddy Crerand, un autre Écossais, donc nous pouvions soutenir United. Je pense qu’en Écosse, tout le monde était content pour Sir Matt, compte tenu de ce qu’il avait vécu en 1958 avant de reconstruire cette équipe avec ses joueurs. Dans l’équipe finale, il ne devait y avoir que trois joueurs qu’il avait achetés à d’autres clubs. C’était une grande réussite. Je pense que parfois, en tant que joueur ou manager, il faut savoir tirer satisfaction de ce que l’on réussit. Pour Sir Matt, je pense que c’était l’apogée: être capable de partir de cette défaite à Munich et de reconstruire une équipe capable de gagner la Coupe d’Europe.

Un désir aiguisé – Pour être tout à fait honnête, c’est un grand défi pour moi. C’est fantastique d’égaler un record, et Bob Paisley était l’un des grands sages du jeu. Il ne parlait pas beaucoup, mais il n’en savait pas moins, et quand il transmettait ses connaissances à ses joueurs, cela avait toujours un grand impact. C’était une grande période pour Liverpool. Mais à présent, c’est notre tour. C’est une grande occasion pour nous de passer à un niveau supérieur. Le Real l’a gagné 9 fois, Milan 7, Liverpool 5, le Bayern et l’Ajax 4 : nous aussi on devrait être parmi ces équipes. Donc c’est le moment idéal de gagner une nouvelle fois la Champions League.

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