EURO féminin, les joueuses à suivre en quarts de finale
lundi 18 juillet 2022
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Nous mettons en lumière quatre grands talents qui peuvent briller en quarts de finale.
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Les quarts de finale de l'EURO féminin se déroulent à partir de mercredi avec des matches couperets et peut-être des prolongations et des tirs au but.
Les gardiennes de but sont susceptibles d'être mises en avant et nous en sélectionnons quatre qui pourraient briller.
Mary Earps (Angleterre)
La phase de groupes n'aurait pas pu mieux se dérouler pour l'Angleterre et pour Earps, qui est devenue seulement la deuxième gardienne après l'Allemande Silke Rottenberg en 2005 à rester invaincue pendant ce tour. La troisième était une autre Allemande, Merle Frohms, un jour plus tard. Mais la venue de l'Espagne mercredi pourrait bien signifier une soirée plus chargée pour Earps. Aucune équipe n'a eu un pourcentage de possession de balle plus élevé que celle de Jorge Vilda, et seules les hôtes ont plus frappé au but.
Après avoir été le troisième choix pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019, puis avoir été écartée de l'équipe d'Angleterre pendant près de deux ans, Earps a été rappelée et titularisée lorsque Sarina Wiegman a pris les rênes de l'équipe. C'est une sacrée ascension pour une joueuse de 29 ans qui, au début de l'année 2021, envisageait la retraite, estimant peut-être que sa carrière internationale était terminée.
Hedvig Lindahl (Suède)
Lindahl, en revanche, n'en est pas à sa première expérience dans un tournoi majeur. Elle était déjà du dernier EURO féminin en Angleterre, il y a 17 ans. Elle dispute sa quinzième phase finale.
Lindahl compte deux médailles d'argent olympiques et deux de bronzes en Coupe du monde, mais elle n'a pas encore brandi de trophée majeur ni atteint une finale d'EURO féminin.
La Suède a de grandes ambitions pour mettre fin à ses 38 ans d'attente du titre en Angleterre et Lindahl reste une source d'inspiration : son transfert à Djurgården, annoncé la semaine dernière, montre qu'elle a bien l'intention de poursuivre sa route vers les 200 sélections et même la Coupe du monde 2023.
Daphne van Domselaar (Pays-Bas)
Au début de l'année 2022, malgré de rares convocations en équipe nationale, Van Domselaar n'avait jamais joué au niveau senior pour les Pays-Bas. Elle a fait ses débuts lors de la victoire 3-0 du Tournoi contre la Finlande en février, mais a abordé cette phase finale en tant que doublure de Sari van Veenendaal. Vingt-deux minutes après le début du match contre la Suède, Van Veenendaal s'est blessée et Van Domselaar a pris sa place.
Elle a prouvé qu'elle était digne de confiance, recevant les éloges de Lindahl après les matches contre la Suède et produisant une action héroïque à 1-1 contre la Suisse dimanche, lorsque la défense du titre par les Pays-Bas semblait vraiment en péril. La France se profile pour la gardienne à Rotherham samedi, mais Van Domselaar est prête à relever le défi, ayant assisté au triomphe de 2017 depuis les tribunes en tant que fan.
Manuela Zinsberger (Autriche)
L'Autriche n'est pas favorite face à l'Allemagne à Londres jeudi. Mais on ne s'attendait pas non plus à ce qu'elle sorte du Groupe A et c'est ce qu'elle a fait, en tenant longtemps en échec l'Angleterre (défaite 1-0) qui a ensuite marqué 13 buts, à Old Trafford, en battant l'Irlande du Nord (2-0) et en devançant la Norvège (1-0) pour s'emparer de la deuxième place devant les doubles championnes du monde.
Zinsberger ajoute ainsi deux matches sans prendre de but aux quatre qu'elle a enregistrés lors du parcours encore plus surprenant de l'Autriche jusqu'aux demi-finales de 2017, lors de ses débuts.
Ce parcours comprenait deux séances de tirs au but, dont Zinsberger a été l'héroïne en quart de finale contre l'Espagne. N'excluez pas qu'elle récidive face à une équipe d'Allemagne contenant plusieurs de ses anciennes coéquipières du Bayern, dans sa ville d'adoption où elle joue pour Arsenal depuis 2019.