Noah Atubolu : le gardien de Freiburg évoque son lien avec le club, sa préparation aux tirs au but et l’excitation avant la finale de l’Europa League
lundi 18 mai 2026
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« Tous ceux qui m’ont soutenu pour en arriver là seront présents », déclare Noah Atubolu, gardien de Freiburg, alors que l’excitation monte avant la finale de l’UEFA Europa League face à l’Aston Villa.
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Lorsque Freiburg entrera sur la pelouse pour affronter l’Aston Villa lors du grand rendez-vous de l’UEFA Europa League ce mercredi à Istanbul, pour la toute première finale européenne du club, peu de personnes seront aussi émues que son gardien de 23 ans, Noah Atubolu.
Né dans la partie ouest de la ville allemande, Atubolu y a grandi et a joué un rôle clé dans le succès de son club formateur cette saison, disputant chaque minute de la compétition, gardant sa cage inviolée à cinq reprises et, plus particulièrement, effectuant un superbe arrêt sur penalty lors de la demi-finale aller face au Braga à un moment crucial de la confrontation.
Pour l’UEFA, Atubolu revient sur l’ascension de Freiburg, évoque l’impact de son entraîneur Julian Schuster et nous livre un aperçu de sa préparation mentale pour les grands moments.
Atteindre la finale
Nous avons réussi à battre presque toutes les équipes, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, et nous avons bien terminé la phase de ligue. Les matches n’ont pas toujours été faciles pour nous, et lors de la phase à élimination directe, nous nous sommes souvent retrouvés menés après le match aller, par exemple contre le Genk ou le Braga. Nous avons dû puiser dans nos ressources et montrer notre force de caractère pour revenir, et nous voilà en finale.
Je pense que c’est encore plus spécial pour nous que pour d’autres clubs, peut-être plus grands. Nous venons d’un univers complètement différent. Il y a eu des périodes très différentes dont je ne faisais pas partie, mais beaucoup de joueurs du onze de départ ont connu cette époque, à lutter contre la relégation, à se battre jusqu’à la fin de la saison. Nous vivons actuellement des moments exceptionnels pour lesquels le club a travaillé dur, et nous espérons que cela va durer.
Son attachement à Freiburg
Je supporte Freiburg depuis que j’ai 11 ou 12 ans. Mon père était, et est toujours, un fan de Freiburg et c’est lui qui m’a amené ici. Nous allions souvent voir les matches à l’époque, depuis la Südtribüne de l’ancien stade. Nous y avons vu beaucoup de rencontres, avec certains joueurs qui sont encore au club aujourd’hui : [Matthias] Ginter, Christian Günter, etc.
Ce sont des joueurs que je connais, que j’ai vus jouer autrefois et aujourd’hui, l’un d’entre eux [Günter] est mon capitaine et je partage le terrain avec lui. C’est un sentiment formidable. Je suis d’ici et ma famille est aussi ici. Je n’ai plus aucune place à donner. Tout le monde vient : tous mes amis, ma famille, mes agents, tous ceux qui m’ont soutenu pour en arriver là seront présents.
Moment le plus mémorable de la saison
Le match aller [en demi-finale] contre le Braga, où j’ai arrêté un penalty, c’était évidemment un grand moment pour moi. Et puis le match retour, qui restera à jamais un moment inoubliable de ma carrière. L’atmosphère ici dans le stade ce soir-là est quelque chose que je n’avais jamais vécu auparavant, que ce soit en tant que joueur ou supporter de Freiburg.
L’impact de l’entraîneur Julian Schuster
Malheureusement, je n’ai jamais joué avec lui, mais je le connais assez bien en tant qu’entraîneur maintenant, car nous travaillons ensemble depuis qu’il a pris les rênes [en 2024]. Le succès parle de lui-même. En deux ans de présence, nous avons atteint la demi-finale de la Coupe d’Allemagne et la finale de l’Europa League.
L’an dernier, nous avons terminé 5e et nous nous sommes qualifiés pour l’Europa League. Nous avons eu un dernier match de saison l’an dernier contre le Frankfurt ici dans notre stade, qui était une bataille pour l’UEFA Champions League. Je ne pense donc pas qu’il y ait grand-chage à ajouter. Le succès parle pour lui [en tant qu’entraîneur] et pour nous en tant qu’équipe, ce qui est très positif.
Son expérience avec l’Allemagne à l’EURO M21 l’été dernier
Cela m’a apporté beaucoup d’expérience dans ma jeune carrière et cela aide pour le mental quand on joue des phases à élimination directe, des quarts de finale, des demi-finales et des finales.
[La finale] était un grand match que nous avons malheureusement perdu [contre l’Angleterre]. J’ai gardé [cette expérience] en moi et je l’ai transformée en motivation pour atteindre une autre finale le plus rapidement possible. J’ai tout donné pour cela et j’ai travaillé très dur. Et maintenant, je dispute une autre finale, je suis très impatient et je veux gagner.
Sa préparation aux tirs au but
J’analyse beaucoup, je regarde énormément de football en général et je me concentre sur ces situations. Les progrès viennent naturellement. Mais mon approche est aussi que cela demande du temps et des efforts, que nous fournissons pour être aussi préparés que possible pour les tirs au but ou les situations de match. Au final, bien sûr, la chance ou la dynamique peuvent jouer en votre faveur, mais avec beaucoup de travail, on peut vraiment forcer le destin et créer cet élan positif.
J’espère que nous pourrons faire la différence en 90 minutes, mais si cela va aux tirs au but, je suis bien sûr préparé et je donnerai le meilleur de moi-même. Je n’ai participé à des séances de tirs au but que dans le football de jeunes, c’est d’ailleurs comme cela que je me suis retrouvé dans les buts.
Cet entretien a été réalisé le 11 mai 2026.