EURO 2024, Espagne - Angleterre, l'avis des reporters
vendredi 12 juillet 2024
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Nos reporters vous dévoilent tout sur l'équipe qu'ils suivent à l'UEFA EURO 2024.
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L'Espagne et l'Angleterre ne sont plus qu'à un match du sacre continental avant la finale de l'EURO 2024 ce dimanche à 21 heures.
Notre journaliste Graham Hunter, qui suit la Roja pour EURO2024.com, et son homologue Joe Terry, auprès des Three Lions depuis le début du tournoi, analysent l'évolution des deux équipes, leur style de jeu, leurs joueurs clés et les tendances avant le match au Stade olympique de Munich.
Quelles étaient les attentes de votre équipe avant le tournoi ?
Espagne : Gagner - au moins aux yeux des joueurs et du staff, mais pas nécessairement de certains supporters et des médias. Personnellement, j'ai cru dès le début qu'ils seraient champions. Mais ce n'est pas encore fait. Et ce ne sera pas facile non plus.
Angleterre : Plusieurs joueurs m'ont dit avant le début du tournoi que leur ambition était de le gagner, et la Fédération anglaise a également révélé que les joueurs étaient beaucoup plus à l'aise pour en parler ouvertement. Cependant, leur parcours jusqu'à ce stade n'a pas été facile.
Comment ont-ils fait pour arriver jusqu'ici ?
Espagne : Un mélange puissant entre la pratique du meilleur football, une formidable unité du groupe et du staff, une énorme quantité de « solutions » apportée aux joueurs et une humilité calme et obstinée. De plus, la confiance en Lamine Yamal, un jeune crack de 16 ans, a également joué un rôle important.
Angleterre: La manière forte. Après avoir eu du mal à se mettre en place en phase de groupes, les Three Lions ont dû égaliser à la dernière minute pour arracher la prolongation en huitièmes de finale, passer par la séance de tirs au but en quart de finale et s'imposer à la 90e minute en demies. Ils font face à l'adversité, relèvent les défis qui leur sont lancés et trouvent le moyen de s'en sortir.
Quel est leur style de jeu et leur approche tactique ?
Espagne : La Roja oscille entre 4-2-3-1 et 4-3-3 avec une réelle fluidité, mais ce ne sont que des schémas tactiques basiques. Les Espagnols sont convaincus d'être les meilleurs dans le pressing, et il est fondamental pour cette équipe espagnole que chacun ait des responsabilités défensives et soutienne ses coéquipiers.
Angleterre : Depuis le quart de finale contre la Suisse, l'Angleterre est passée à une défense à trois avec des latéraux couvrant l'ensemble des couloirs. Cela se traduit par un impact plus important de Phil Foden dans l'axe du jeu et, d'une manière générale, par une plus grande fluidité. L'Angleterre reste solide en défense et peut compter sur plusieurs joueurs qui lu font gagner des matches, que ce soit dans le XI de départ ou en tant que remplaçants.
Qui est le facteur clé de chacune des deux équipes ?
Espagne : Le sélectionneur Luis de la Fuente (qui a convaincu tout le monde), Rodri (sans doute le meilleur joueur du monde, tous postes confondus), Yamal (un véritable phénomène) et les options du banc, Mikel Merino, Dani Olmo, Ferran Torres, David Raya et Nacho, ont tous été très bons lorsqu'on a fait appel à eux.
Angleterre : Bukayo Saka a été le joueur le plus dangereux des Three Lions sur le côté droit, tandis que Foden enchaîne beaucoup plus les courses depuis qu'il évolue dans l'axe du jeu. Harry Kane et Jude Bellingham ne sont peut-être pas aussi impliqués dans la construction du jeu, mais ils sont tout à fait capables d'être à l'origine de situations clés.
Pourquoi est-ce leur année ?
Espagne : Parce que l'Espagne a la meilleure équipe d'Europe, voire du monde. Mais surtout, parce que les joueurs s'efforcent de le montrer chaque jour, ensemble, et chaque fois qu'ils jouent, même sans Pedri, Gavi ou José Gayà !
Angleterre : Parce que l'équipe de Gareth Southgate a retenu les leçons de sa défaite en finale de l'EURO 2020, croit davantage en ses capacités et possède une étonnante haine de la défaite.