L'"Oranjemania" gagne la Suisse
mercredi 18 juin 2008
Résumé de l'article
La popularité des Pays-Bas en Suisse est telle que les locaux on choisi leur camp pour le reste de la compétition : il sera orange.
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La Suisse en orange
Depuis un peu plus d'une semaine, la petite capitale fédérale ressemble à Rotterdam. Hier soir, seul un coin du Stade de Suisse était jaune roumain plutôt qu'orange. Même les Suisses s'y sont mis. Dans un sondage publié il y a quelques jours, on apprenait que les Pays-Bas avaient détrôné le Portugal dans le cœur des Suisses après leur élimination. Ces derniers ont même décidé de troquer leur célèbre "Hopp Schwiiz" contre un "Hopp Holland" très tendance.
Ambiance
L'enjeu était plus grand pour la Roumanie. C'est pour cette raison que si n'importe quel supporteur avait fermé les yeux dans le stade en début de match, il aurait pensé que les fans des Tricolorii étaient en majorité. Le chant "Sta op als je voor Holland bent" (Lève-toi si tu soutiens la Hollande) s'est ensuite élevé des tribunes à la 20e minute, lorsque les supporteurs néerlandais ont compris que leur équipe B, avec Arjen Robben, Robin van Persie et Klaas-Jan Huntelaar, était tout aussi capable que l'équipe A.
Inquiétudes
Le premier tournant du match est intervenu à environ 100 km, lorsque l'Italie a ouvert le score face à une équipe de France réduite à dix. Les Roumains n'ont pas bronché, puis quelques sifflets, et le silence. Les Néerlandais dominaient, mais, comprenant que leur équipe avait besoin de soutien, la clameur reprenait côté roumain. Après tout, une victoire des Roumains et tous les efforts consentis par Italiens et Français seraient superflus. Mais la frustration se faisait de plus en plus pressante. Juste avant la mi-temps, Paul Codrea passait tout près de l'ouverture du score. Tout près seulement.
Van Persie la menace
La pause n'y changeait rien. Les Roumains donnaient de la voix dans les tribunes, tandis que les Pays-Bas nous offraient du beau football sur la pelouse. La vitesse et la technique de Van Persie faisaient mal à la Roumanie. Mais le premier but était l'œuvre d'Huntelaar, après un joli travail d'Ibrahim Afellay. Pour la première fois, après ce but et le deuxième de l'Italie à Zurich, les Néerlandais étaient les plus bruyants. Lorsque Van Persie doublait la mise, certains Roumains quittaient le stade, les Néerlandais pouvaient former une "chenille" et les vendeurs de t-shirts oranges pouvaient se frotter les mains.