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Pas de miracle pour la Turquie

Fatih Terim avait prévenu qu'il n'y avait pas de miracle en football mais son équipe a montré que la magie opérait malgré sa courte défaite.

Le sélectionneur turc Fatih Terim
Le sélectionneur turc Fatih Terim ©Getty Images

Alchimie
Malgré 4 joueurs suspendus et 5 blessés, Terim a réussi, avec les moyens du bord, à faire reculer un milieu en défense centrale et à faire évoluer un défenseur droit dans l'entrejeu. C'était presque de l'alchimie et Terim a concocté une équipe compacte capable de bombarder la cage allemande à 15 reprises en première période. Il a contré le nouveau 4-2-3-1 germain grâce aux dynamiques Uğur Boral et Kazım Kazım pour contenir Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski. Par ailleurs, le chef d'orchestre Michael Ballack était suivi comme son ombre par Mehmet Aurélio.

La Turquie attaque fort
La Turquie attaquait fort, ses joueurs multipliant les courses et les permutations, ce qui allait payer très vite. Uğur Boral et Kazım Kazım testaient la défense allemande dans les 10 première minutes. Les hommes de Terim étaient récompensés à la 22e minute, quand Sabri Sarıoğlu et Kazım combinaient pour toucher la barre. Uğur avait suivi et trompait un Jens Lehmann pris de court.

Mauvais présage
L'avantage turc était toutefois de courte durée puisque, 4 minutes plus tard, Schweinsteiger égalisait sur la première offensive allemande. Mauvais présage pour les troupes de Terim : l'Allemagne ne perd jamais quand Schweinsteiger marque. Après le repos, l'Allemagne semblait prendre le jeu à son compte et se montrait menaçante. La Turquie devait s'incliner sur une tête de Miroslav Klose, Rüstü Reçber n'étant pas exempt de tout reproche sur le coup.

Nouveau miracle ?
Les Turcs avaient-ils les ressources pour marquer à nouveau dans les ultimes minutes ? Avec trois remplaçants sur le banc, Terim devait la jouer fine. Il faisait entrer Mevlüt Erdinç et Gökdeniz Karadeniz : dans la foulée, Semih Sentürk profitait d'un bon travail de Sabri pour égaliser (86e). Un nouveau miracle ? Pas tout à fait car, à l'approche du temps additionnel, Philipp Lahm se faufilait dans la défense turque et clôturait la marque. Mais, une fois de plus, Terim avait raison : "Dans quelques années, quand on parlera de l'EURO 2008™, on se souviendra de la Turquie. C'est déjà un succès."