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Des Bleus à l'accent anglais

Une forte proportion du groupe français qui entame aux Féroé trois matches clé pour l'EURO sévit aussi en Premier League, notamment à Arsenal.

Une forte proportion du groupe français qui entame aux Féroé, samedi, une série de trois matches clé pour la qualification en phase finale de l'UEFA EURO 2008™ sévit aussi en Premier League, et notamment à l'Arsenal FC.

Par presse interposée
"Ce M. Wenger commence sérieusement à me fatiguer." C'est ainsi que débutait, en mars 2007, avant les rencontres face à la Lituanie et à la Géorgie, la mise au point du sélectionneur français Raymond Domenech vis-à-vis de son collègue et compatriote d'Arsenal Arsène Wenger. Sujet de cette discussion musclée par presse interposée : une blessure de Thierry Henry.

L'esclavagisme selon Mourinho
Wenger imputait l'indisposition de son joueur, parti depuis au FC Barcelona, à ses apparitions en équipe de France. Domenech lui rétorquait qu'il n'avait "pas la science infuse". Dans ce conflit, Wenger trouvait il n'y a pas si longtemps un allié de circonstance nommé José Mourinho. "Special One" n'hésitait pas à voler au secours de Claude Makelele, le milieu de terrain de Chelsea, "traité comme un esclave" par l'équipe de France.

Entente cordiale
La guéguerre que se livrent football de clubs et football de sélections n'est pas près de s'éteindre entre Domenech et l'Angleterre. La Premier League fournit 9 des 23 joueurs du groupe français qui affronte samedi les Féroé à Torshavn et qui reçoit la Lituanie, mercredi à Nantes. L'entente cordiale est une nécessité pour les deux camp. Notamment à Arsenal, qui fournit la moitié du milieu de terrain français, avec ses jeunes joueurs Mathieu Flamini, Abou Diaby et Lassana Diarra, la nouvelle génération fourbie par Wenger, qui occupe la première place de la Premier League. "Je suis un supporteur de l'équipe de France", estime le manager des Gunners. "Tout le monde a intérêt à ce qu'elle ait de bons résultats. Je demande un peu plus de considération et de communication. Le sélectionneur ne m'appelle jamais", continue Wenger, qui commente les matches des Bleus en direct à la télévision française.

Sur les talons de Lyon
Depuis qu'il a repris Arsenal en 1996, au lendemain de l'entrée en vigueur de l'arrêt Bosman, Wenger a offert 296 sélections à la France. C'est le 9e total de l'histoire des Bleus, juste derrière l'Olympique Lyonnais (313) mais encore loin de l'Olympique de Marseille (631). Aux Patrick Vieira, Robert Pires, Sylvain Wiltord et Henry ont succédé les Bacary Sagna, Diaby ou Diarra. Arsenal s'appuie toujours autant sur la formation à la française.

Trois en demi-finales
Aujourd'hui, le pari que Wenger a fait sur les jeunes est en train de payer avec une première place en Premier League et dans la phase de groupes de l'UEFA Champions League. La politique de Domenech reposant en grande partie sur le fait de ne retenir que des joueurs performants dans des clubs eux-mêmes performants, il n'est pas étonnant de voir les "Anglais" en nombre. La saison dernière, avant d'être battus par l'AC Milan, trois clubs d'outre-manche étaient présents en demi-finales de l'UEFA Champions League.

Evra heureux à MU
"Le championnat anglais n'est peut-être pas le plus technique ni le plus tactique qui existe", souligne le latéral gauche des Bleus Patrice Evra, "mais c'est le plus engagé. Aucune expérience que j'ai connue ailleurs ne se rapproche de ce que je vis à Manchester (United FC)." Nicolas Anelka, Louis Saha (reparti depuis), William Gallas et Florent Malouda sont les autres joueurs de Premier League appelés. "Le Championnat anglais demande des qualités qui sont proches de celles requises en équipe de France", assure Domenech. C'est pourquoi ces contacts avec les grands managers de la Premiership, pour extrêmement rares qu'ils soient, devraient perdurer.

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