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EURO 2004 : La Grèce surprend le Portugal

Portugal – Grèce 1-2
Karagounis et Basinas ont été les bourreaux d’un Portugal nerveux et sans inspiration.

Angelos Basinas fête son penalty
Angelos Basinas fête son penalty ©Getty Images

La Grèce n’avait jamais remporté un match en phase finale d’une compétition internationale. Le mal est rompu. En s’imposant face au pays hôte lors du match d’ouverture de l’UEFA Euro 2004, les Grecs ont déjoué tous les pronostics. Pourtant, les Portugais menaient quatre victoires à deux contre leurs adversaires grecs avant le début de la rencontre.

Des Grecs obligés de faire face à un problème de taille. Themistoklis Nikolaidis, touché au mollet, devait laisser sa place à l’attaquant de l’AC Fiorentina, Zisis Vryzas. Côté portugais, trois joueurs du FC Porto, vainqueur de l’UEFA Champions League, intégraient le onze de départ : Maniche, Costinha et Paulo Ferreira.  L’artilleur du Paris Saint-Germain, Pauleta, débutait le match seul en pointe.

Tout savoir sur l'EURO 2004


L’ancien Bordelais, peu en réussite tout au long du match, illustrait à lui seul la mauvaise entame du Portugal. Bien regroupée dans sa moitié de terrain, la Grèce exerçait un pressing haut qui gênait les défenseurs lusitaniens. En particulier Paulo Ferreira, auteur d’une mauvaise relance à 35 mètres des buts qui allait coûter cher à ses coéquipiers. Giorgios Karagounis récupérait le cuir, s’avançait plein axe et décochait une frappe de 25 mètres à ras de terre soudaine et précise. Ricardo Pereira était battu. 1-0 pour la Grèce après seulement sept minutes de jeu.

Les 52 000 spectateurs du stade Dragão attendaient sûrement un meilleur début de leurs favoris. Mais la Grèce continuait à se montrer dangereuse. Angelos Charisteas, qui profitait d’une nouvelle erreur de défense, dévissait sa frappe a quelques mètres des buts portugais. Le Portugal devait attendre 25 bonnes minutes avant de se créer une première occasion. La tête non cadrée de Rui Costa n’inquiétait cependant pas le solide Antonis Nikopolidis.

Superbes buts à l'EURO 2004

Les protégés de Luiz Felipe Scolari, vainqueur de la Coupe du Monde 2002 avec le Brésil, commençaient à dominer leurs adversaires sans pour autant trouver la moindre faille dans le système défensif grec. Seul Luís Figo semblait capable de tromper Nikopolidis. Mais son coup franc était parfaitement capté par le gardien grec.

Pour redonner de l’allant offensif à sa formation, Scolari procédait à deux changements a la mi-temps : Cristiano Ronaldo et Deco remplaçaient respectivement Simão Sabrosa et Rui Costa. Mauvais choix. Quelques minutes après le coup d’envoi de la seconde période, Ronaldo plaquait Giourkas Seitaridis en pleine surface de réparation. Penalty. Angelos Basinas trouvait la lucarne de Ricardo. Stupeur dans le stade. Et, ironie du sort, Seitaridis pourrait rejoindre le FC Porto la saison prochaine.

EURO 2004, l'équipe du tournoi

Le Portugal n’abandonnait pas et jouait sa dernière carte offensive. Nuno Gomes, attaquant du SL Benfica, remplaçait le milieu de terrain défensif, Costinha. Réponse d’Otto Rehhagel : Charisteas cédait sa place à Vassilios Lakis pour renforcer l’entrejeu grec. Résultat, les Portugais, bien que déterminés à aller de l’avant, ne se créaient pas l’ombre d’une occasion, si ce n’est un tir puissant de Deco à une dizaine de minutes du coup de sifflet final.

La Grèce donnait tout ce qu’elle avait pour résister aux dernières offensives portugaises. Nikopolidis devait s’étendre de tout son long pour détourner en corner de la main gauche une frappe de Nuno Gomes. Les Lusitaniens réduisaient enfin la marque suite à une tête de Ronaldo. Mais il était déjà trop tard. Les Grecs réalisaient la première sensation du tournoi en s’imposant face à l’un des favoris. "Je connais bien Rehhagel. C’est un vieux renard. Il est capable de créer la surprise avec la Grèce." Si Arsène Wenger le dit…

Compositions

Portugal : Ricardo; Rui Jorge, Fernando Couto (c), Jorge Andrade, Paulo Ferreira; Simão (Ronaldo 46e), Costinha (Nuno Gomes 66e), Rui Costa (Deco 46e), Maniche, Figo; Pauleta
Remplaçants : Quim, José Moreira, Petit, Miguel, Nuno Valente, Ricardo Carvalho, Tiago, Hélder Postiga
Sélectionneur : Luiz Felipe Scolari

Grèce: Nikopolidis; Fyssas, Kapsis, Dellas, Seitaridis; Giannakopoulos (Nikolaidis 68e), Basinas, Zagorakis (c), Karagounis (Katsouranis 46e); Vryzas, Charisteas (Lakis 74e)
Remplaçants : Chalkias, Katergiannakis, Venetidis, Dabizas, Tsiartas, Kafes, Georgiadis, Goumas, Papadopoulos
Sélectionneur 
: Otto Rehhagel

Arbitre : Pierluigi Collina (Italie)

Homme du match : Theo Zagorakis (Greece)

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