La France se méfie
vendredi 25 juin 2004
Résumé de l'article
Jacques Santini prend la formation dirigée par Otto Rehhagel très au sérieux. Et ce n’est certainement pas l’Espagne qui lui donnera tort !
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Patrick Vieira va sans doute rater le quart de finale contre la Grèce, ce soir à Lisbonne. Le milieu de l'Arsenal FC souffre encore d’une contracture à la cuisse gauche. Olivier Dacourt pourrait le remplacer. “La France va prendre cette formation très au sérieux. Elle a battu l’Espagne chez elle lors des éliminatoires, et réussi le nul contre elle lors de cet EURO 2004™”, assurait Santini, lors de sa conférence de presse d’avant-match.
Sans Vieira ?
Touché face à la Suisse, Patrick Vieira ne s’est pas entraîné mercredi après-midi avec ses partenaires. Gallas non plus. Alors que Gallas s’est entraîné cet après-midi, Vieira “n’est pas très bien”, selon Marcel Desailly.
Santini respectueux
“Ce quart de finale face aux Grecs est aussi dur que si nous avions dû rencontrer l’Espagne ou le Portugal. Tout le monde nous disait que nous allions rencontrer l’Espagne ou le Portugal en quart, et finalement, la Grèce s’est qualifiée. Avant le début de la compétition, on se demandait qui allait accompagner l’Italie en quart, et puis... Soyons vigilants”.
Lorsque Grecs et Français font un pari
Jacques Santini a expliqué que lors du "workshop" des équipes - séance de travail visant à préciser à chacune des équipes qualifiées les règlements en vigueur pendant l’EURO 2004™ -, la délégation française et son homologue grecque attendaient toutes deux leur avion du retour à l’aéroport de Lisbonne. Elles s’étaient alors promises de se retrouver durant la compétition. Ce sera chose faite demain. En 1958, l’équipe tricolore avait éliminé la Grèce, 7-1, avec deux buts de Just Fontaine après avoir fait match nul à l’aller (1-1).
Attendre pour mieux les contrer ?
Le coach des Bleus s’attend à ce que la Grèce patiente et procède en contre. Santini semble ne pas avoir exclu de laisser le jeu à son adversaire. Pour autant, le marquage individuel opéré par les Ukrainiens lors de la rencontre amicale le 6 juin dernier devrait être profitable à l’équipe de France.
Desailly rameute les troupes
Le capitaine Marcel Desailly estime qu’il “nous faut travailler et fournir l’effort pour défendre collectivement. Nous avons vu qu’en nous repliant tous ensemble, nous pouvions mieux utiliser Thierry (Henry), qui peut alors accélérer”.
France (équipe probable) : Barthez; Gallas, Thuram, Silvestre, Lizarazu ; Makelele, Vieira (ou Dacourt), Pires ; Zidane ; Trezeguet, Henry.
Grèce (équipe probable) : Nikopolidis; Seitaridis, Kapsis, Dellas, Fyssas/Venetidis; Katsouranis; Karagounis/Lakis, Zagorakis, Tsiartas; Charisteas, Nikolaidis/Papadopoulos.
Arbitre : Anders Frisk (Suède).