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Dellas se souvient de l'épopée grecque

Surprise en finale de l'UEFA EURO 2004, la Grèce s'impose face au Portugal. Sacré à Lisbonne, Traianos Dellas n'a évidemment pas oublié.

Traianos Dellas brandit le trophée Henri Delaunay
Traianos Dellas brandit le trophée Henri Delaunay ©Getty Images

En 2004, la Grèce a réussi l'un des plus grands exploits de l'Histoire du football en battant le Portugal, pays organisateur de l'UEFA EURO 2004, en finale à Lisbonne, stupéfiant toute l'Europe. Un résultat que personne ne prédisait car, comme le rappelle Traianos Dellas à UEFA.com, les Grecs auraient bien pu être éliminés plus tôt dans le tournoi.

"Je pense que beaucoup de gens croyaient que le match contre la Russie serait notre dernier", déclare Traianos Dellas en parlant de la défaite 2-1 dans le dernier match de la phase de groupes. "C'était très dur."

Heureusement pour les Grecs, l'Espagne, à égalité de points, s'inclinait 1-0 face au Portugal, et assurait la qualification aux hommes d'Otto Rehhagel au bénéfice du nombre de buts marqués.

Dans un Groupe A si serré, le match contre la Russie était loin d'être facile, surtout lorsque les supporters grecs faisaient comprendre aux leurs que l'Espagne était menée par le Portugal. La fin de match approchait et un moment clé intervenait. Le Russe Dmitri Kirichenko se jeteait sur un centre fuyant d'Aleksei Bugayev.

"Si les Russes avaient marqué à ce moment-là, cela aurait été la fin de l'EURO pour nous. Même si ça n'a duré que quelques secondes, ce fut l'un des moments les plus difficiles de ma carrière de footballeur", a reconnu Dellas. Mais Kirichenko ne parvenait pas à redresser la balle dans la cage.

Les Grecs étaient donc qualifiés et, à partir de là, suivaient leur propre destinée grâce à des prestations de qualité, par exemple du capitaine Theodoros Zagorakis. "Avec sa passion et sa force, il a inspiré l'équipe et nous a donné le courage d'aller encore plus loin", ajoute-t-il. "Comme nous, il voulait entrer dans l'histoire du football, et c'est finalement ce qu'on a fait."

Et c'est Dellas qui inscrit à la 105e minute le "but en argent" qui élimine la République tchèque. Un but que Rehhagel décrit comme "un vrai miracle".

"Je ne pense pas qu'il existe de mot pour décrire une chose pareille, même si la langue grecque est une des plus riches au monde. Sur ce moment, je pense que tout le monde a une petite histoire à raconter."

Le reste, comme on dit, fait partie de la grande Histoire. Un troisième 1-0 consécutif offre la victoire finale à la Grèce face au pays hôte. Le conte de fée s'écrivait, les Grecs pouvaient brandir le trophée Henri Delaunay, un spectacle jamais vu auparavant.

"Je n'arrive toujours pas à expliquer ce qu'il s'est passé", déclare Dellas. "Je pense qu'on a réussi quelque chose de grand et d'important, pas simplement pour nous-mêmes, mais aussi pour tout le pays qui n'avait jamais connu telle joie."