Les stars de la Women’s Champions League donnent en retour au football de base
lundi 5 octobre 2026
Résumé de l'article
Les plus grandes stars de l’UEFA Women’s Champions League ont commencé leur parcours footballistique de la même manière que des millions de jeunes à travers l’Europe : elles ont joué entre amis, rejoint des équipes locales et saisi chaque occasion pour taper dans le ballon.
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Pour Alessia Russo (Arsenal), Keira Walsh (Chelsea), Pernille Harder (Bayern Munich) et Ewa Pajor (FC Barcelone), ces premières expériences ont aidé à façonner leurs carrières qui les ont menées au plus haut niveau du football féminin.
Aujourd’hui, elles donnent en retour au football de base grâce à des initiatives destinées à créer davantage de possibilités pour les jeunes joueuses et à inspirer la prochaine génération.
Pendant la Semaine du football de base de l’UEFA, elles reviennent sur le début de leur parcours, expliquent les raisons pour lesquelles elles veulent donner quelque chose en retour, et donnent des conseils aux jeunes joueuses d’aujourd’hui.
Alessia Russo : « Le football de base a fait naître ma passion pour ce sport. »
Quand je rentrais de l’école, je posais mon sac et j’allais tout de suite dehors. Nous avions un petit terrain près de chez moi ; tous les enfants de ma rue s’y retrouvaient et nous jouions pendant des heures jusqu’à ce que nos parents nous appellent pour dîner.
Pour moi, c’est le football de base qui a fait naître ma passion pour ce sport. Je me souviens que j’avais envie de jouer chaque jour de la semaine et chaque week-end. Jouer avec les garçons, avec les filles, autant que je pouvais.
Cette expérience incroyable en matière de football de base et de football scolaire pendant mon enfance m’a inspirée pour créer la Fondation Alessia Russo. Mais je sais que tous les enfants n’ont pas cette chance.
Que ce soit dans le football, l’entraînement ou les médias, je veux juste aider ces filles à réaliser qu’il y a une voie à suivre pour elles.
À une jeune fille qui rêve de jouer pour l’Angleterre un jour, je dirais de continuer à rêver. Tout est possible, et on peut réaliser tout ce qu’on se met en tête.
Keira Walsh : « Je veux que les filles aient les mêmes chances que moi. »
Certains de mes souvenirs de football préférés sont les moments passés avec mon père à jouer sur le terrain en face de notre maison. J’attendais qu’il rentre du travail et je lui demandais tout de suite si on pouvait sortir jouer au football.
Je me suis toujours sentie vraiment soutenue. Je pense que j’étais la seule fille dans mon équipe, mais je n’ai jamais connu autre chose. J’ai toujours été bien accueillie.
Le football de base m’a donné énormément de plaisir. Il n’y a pas de pression. On s’amuse. On n’essaie pas d’être la prochaine meilleure joueuse du monde. Pour moi, c’est juste être capable d’aimer jouer au football.
J’ai toujours été soutenue par mon entourage. J’ai joué pour toutes les équipes locales et j’ai eu l’impression que tout le monde était vraiment derrière moi et voulait que je réussisse. Il était donc important pour moi de soutenir le centre de développement des filles là-bas. J’espère qu’il y aura un autre footballeuse qui sortira de Rochdale.
Je veux que les filles aient les mêmes chances et les mêmes opportunités que moi. Voir l’une d’entre elles jouer pour l’Angleterre un jour serait incroyable.
Pernille Harder : « Mon conseil est de rêver en grand. »
Les cinq premières années où j’ai joué au football, c’était avec des garçons parce qu’il n’y avait pas d’équipe de filles. Mais je viens d’une bonne communauté, une petite ville où les entraîneurs et les parents s’impliquaient vraiment.
Quand j’étais petite, il n’y avait pas beaucoup de footballeuses dont on pouvait s’inspirer parce que le football féminin n’était pas diffusé à la télévision. J’en admirais quelques-unes. Notamment la capitaine de l’équipe nationale [du Danemark], Katrine Pedersen.
Je pense que le manque de visibilité lorsque j’étais enfant m’a vraiment motivée à faire quelque chose pour les filles d’aujourd’hui au Danemark. Avec toute mon expérience dans le football, je peux les aider à se développer et à aller de l’avant.
Mon conseil aux jeunes joueuses est de rêver en grand, de croire en elles, de travailler dur, mais aussi de continuer à avoir du plaisir à jouer au football. Profitez-en, car je pense que la pression vient encore plus tôt maintenant, et il est très important qu’elles aient cet équilibre.
Ewa Pajor : « Je veux faire la différence pour les filles. »
Quand j’étais jeune, ce n’était pas facile, mais j’aimais jouer au football avec les garçons tous les jours. Aujourd’hui, les filles sont plus nombreuses à jouer au football et elles ont des équipes dans lesquelles elles peuvent jouer ensemble.
J’organise des camps de football en Pologne depuis cinq ans. « J’en suis très fière. Je pense que le football féminin progresse petit à petit en Pologne, et je veux faire la différence pour les filles, car je sais à quel point cela a été difficile pour moi. Je veux qu’elles aient un endroit pour jouer au football.
Elles peuvent voir à quel point le football féminin a progressé ces cinq dernières années, et j’espère que cela les inspirera.
Semaine du football de base de l’UEFA 2026
Avec l’aide de Lidl, notre partenaire stratégique, la Semaine du football de base de l’UEFA met en lumière les acteurs, les programmes et les communautés qui rendent le football accessible et agréable pour tout le monde en Europe.
Elle a lieu chaque année au mois de septembre, en même temps que la Semaine européenne du sport, initiative de la Commission européenne dont le but est de promouvoir l’activité physique et un style de vie sain à travers l’ensemble du continent.
Sous l’égide du slogan #BeActive, cette campagne souligne que toute personne devrait pouvoir profiter des bienfaits du sport et de l’activité physique, quels que soient son âge, son milieu ou ses capacités.