Un football propre intégré au système dans toute l’Europe
jeudi 27 août 2026
Résumé de l'article
Le travail de l’UEFA dans le domaine de la lutte contre le dopage ne consiste pas seulement à contrôler les athlètes, mais aussi à renforcer les systèmes quotidiens qui aident les joueurs, les clubs et les associations nationales à protéger l’intégrité du football.
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Dans toute l’Europe, notre travail pédagogique contre le dopage continue d’aider ceux qui en ont le plus besoin.
Grâce au financement du programme HatTrick de l’UEFA, les 55 associations nationales de football européennes ont organisé des activités éducatives contre le dopage la saison dernière, en collaboration avec des organisations nationales de lutte contre le dopage, pour sensibiliser les joueurs et le personnel d’encadrement. Au total, quelque 23 000 joueurs et 5000 membres du personnel d’encadrement ont bénéficié d’une formation en 2025/26.
Une étape importante a été franchie avec l’introduction d’une nouvelle exigence de formation en matière de lutte contre le dopage dans le Règlement de l’UEFA sur l’octroi de licence aux clubs et la viabilité financière. La formation dans ce domaine fait ainsi partie intégrante du football interclubs en Europe, et n’est plus réservée aux joueurs qui participent aux compétitions de l’UEFA.
La lutte contre le dopage a aussi été intégrée à la Convention des entraîneurs de l’UEFA, afin de garantir une meilleure compréhension dans les parcours de formation des entraîneurs. En nous adressant aussi bien aux clubs qu’aux entraîneurs, nous voulons créer un environnement dans lequel les valeurs du sport propre sont renforcées quotidiennement, aussi bien sur le terrain qu’en dehors.
Nous investissons aussi dans les personnes qui dispensent les formations en matière de lutte contre le dopage. En 2025/26, nous avons élaboré et organisé avec succès un nouveau cours destiné aux formateurs antidopage, qui a accueilli 17 participants issus d’associations nationales et d’organisations antidopage. Reposant sur des webinaires, un atelier en présentiel et douze modules de formation en ligne spécifiques, ce cours aidera les formateurs à proposer des séances claires, concrètes et attrayantes. Après la réussite de cette phase pilote, la première édition officielle aura lieu au cours de la saison 2026/27.
« La protection contre le dopage commence bien avant la réalisation d’un contrôle. En intégrant l’éducation dans les structures qui entourent les joueurs au quotidien, nous pouvons prévenir les problèmes avant qu’ils n’apparaissent et promouvoir une culture du sport propre dans toute l’Europe », a déclaré Zoran Bahtijarević, responsable en chef Questions médicales de l’UEFA. « Cette approche repose sur des personnes bien formées, qui transforment les exigences antidopage en expériences d’apprentissage pertinentes qui aident les joueurs et le personnel d’encadrement à prendre des décisions éclairées. »
Nous avons également élaboré un éventail plus large de supports éducatifs spécifiques au football, y compris un manuel du formateur, douze présentations prêtes à l’emploi couvrant des questions obligatoires de lutte contre le dopage, des présentations spécifiques pour les entraîneurs et une vidéo actualisée sur la procédure de contrôle antidopage.
Les contrôles antidopage restent une part essentielle de notre travail visant à protéger l’intégrité du football européen. Au cours de la saison 2025/26, nous avons prélevé 3643 échantillons de sang et d’urine lors de contrôles en compétition et hors compétition.
Le programme de contrôles est réalisé par un réseau de 61 contrôleurs antidopage de l’UEFA provenant de 28 pays. Nous sommes l’une des rares organisations sportives à s’appuyer exclusivement sur des contrôleurs antidopage qui sont des médecins qualifiés. Ils contribuent à garantir que les contrôles sont effectués de manière professionnelle et cohérente, dans le respect du bien-être, de la vie privée et de la dignité des joueurs.
« Notre rôle n’est pas seulement de prélever des échantillons, mais aussi de veiller à ce que chaque joueuse et chaque joueur soit traité·e avec professionnalisme, respect et bienveillance », a déclaré le Dr Martin Meleck, contrôleur antidopage de l’UEFA. « Grâce à une meilleure formation, les joueurs se sentent souvent plus à l’aise pendant ce processus délicat, et les médecins d’équipe apprécient d’avoir la possibilité de discuter de questions médicales avec un collègue médecin. »
Les résultats de la saison ont également montré l’importance d’un système tenant compte des données médicales. Trois résultats d’analyse anormaux ont été rapportés, avec détection de méthylphénidate, d’amphétamine et de dorzolamide. Dans deux de ces cas, les joueurs disposaient d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) valable, et le troisième avait reçu un traitement par une voie d’administration autorisée, ce qui signifie qu’aucune sanction n’a été nécessaire.
Pour la saison 2026/27, nous continuerons de moderniser les systèmes qui soutiennent nos activités de lutte contre le dopage, en optimisant nos procédures de contrôle pour garantir le respect du Code mondial antidopage 2027, tandis que d’autres mises à jour viendront appuyer des approches novatrices, telles que le contrôle au moyen du test de la goutte de sang séché (Dried Blood Spot).
Ensemble, ces mesures montrent comment l’UEFA intègre un football propre dans les fondements du football européen : former davantage de personnes, soutenir les clubs et les associations, protéger les joueurs grâce à des contrôles professionnels et préparer les systèmes de lutte contre le dopage de demain.