UEFA.com fonctionne mieux avec d'autres navigateurs
Pour profiter au mieux du site, nous recommandons d'utiliser Chrome, Firefox ou Microsoft Edge.

La Fondation UEFA pour l’enfance et le pouvoir du football transforment la vie des jeunes au Kenya

Sur l'UEFA Fondation UEFA pour l'enfance

De Nairobi au Masai Mara, la Fondation UEFA pour l’enfance a investi plus de EUR 470 000 dans deux projets de football communautaires qui utilisent le sport pour soutenir l’éducation, la santé et la conservation de l’environnement, aidant ainsi des milliers d’enfants kényans à s’épanouir.

La Fondation UEFA pour l’enfance au Kenya

Au Kenya, le football ne se limite pas à faire rêver sur le terrain. Il crée des espaces sûrs pour les enfants, renforce les communautés et ouvre des portes que la pauvreté, l’isolement et les difficultés gardent souvent fermées.

Des villages surpeuplés de Nairobi aux vastes plaines du Masai Mara, deux organisations, la Mathare Youth Sports Association (MYSA) et la Fondation Water4Wildlife, montrent comment le sport le plus populaire au monde peut transformer des vies. Les deux organisations sont des partenaires de longue date de la Fondation UEFA pour l’enfance, qui soutient leur travail important alliant le sport à l’éducation, à la santé, à la protection de l’environnement et au développement communautaire.

Nous nous sommes récemment rendus sur les sites des deux projets pour constater leurs effets sur place et rencontrer les enfants et les membres de la communauté qui en bénéficient.

Nairobi, où la MYSA apporte de l’espoir aux enfants de Mathare

MYSA

Fondée en 1987, la MYSA repose sur une idée simple : le football peut offrir une chance de s’épanouir aux jeunes qui grandissent dans les conditions les plus difficiles. Depuis, l’organisation est devenue l’un des exemples de sport pour le développement les plus respectés en Afrique. Son programme junior a même donné naissance au Mathare United FC, champion du Kenya en 2008.

Aujourd’hui, la MYSA soutient plus de 30 000 bénéficiaires grâce à des subventions de la Fondation UEFA pour l’enfance d’un montant total de EUR 309 886 depuis 2019.

Au cœur de ce travail se trouve le Centre MYSA, un centre animé doté d’une salle de sport, d’une salle polyvalente, de terrains de football et de quatre bibliothèques. De nombreux membres du personnel ont eux-mêmes bénéficié de la MYSA, notamment le directeur exécutif Edwin Wasonga, qui guide les jeunes avec la même empathie qu’il a reçue autrefois.

« Nous embauchons au sein de la communauté chaque fois que cela est possible. Cela donne une vraie chance à la prochaine génération. »

Edwin Wasonga, directeur exécutif

Éducation, protection et appartenance

À Mathare, où 200 000 habitants doivent quotidiennement lutter pour avoir de l’eau, les revenus et la sécurité, la MYSA offre de la stabilité et des opportunités.

Son programme pour la santé et les droits dans les bidonvilles propose des tests de dépistage du VIH, des médicaments, une éducation en matière de santé sexuelle et reproductive et un soutien en matière de sauvegarde de l'enfance, des services essentiels fournis d’une manière adaptée aux jeunes.

Les bibliothèques de la MYSA, utilisées par les enfants de tous âges, favorisent la curiosité et l’alphabétisation dans une communauté où les écoles manquent souvent de ressources. À la bibliothèque Mathare Nord, le gérant, Charles Ajoe, donne vie à des histoires à travers des clubs de lecture, des dialogues avec les auteurs et même des échanges internationaux. Ces rencontres révèlent à la fois des différences et des aspirations communes chez les enfants.

Le football est le véritable cœur de la MYSA. Les championnats de l’organisation, auxquels ont participé 1745 équipes en 2025, récompensent non seulement les buts, mais également le fair-play et les services à la communauté. Les cartons jaunes et les cartons rouges entraînent des déductions de points, ce qui renforce le respect et la responsabilité.

De nombreux diplômés de la MYSA reviennent comme entraîneurs, guidant la prochaine génération avec attention et conviction. À Korogocho, ils travaillent particulièrement dur pour que les filles restent engagées malgré la pression sociale, les difficultés économiques et la stigmatisation liée aux menstruations.

L’ACTION DE LA MYSA

  • Plus de 30 000 membres inscrits
  • 1745 équipes en 2025 (1018 équipes de garçons, 402 équipes de filles et 325 équipes mixtes)
  • Plus de 10 000 jeunes ayant reçu des informations sur la santé et leurs droits
  • Plus de 6000 bourses accordées
  • Plus de 3000 entraîneurs de football de base
  • Plus de 1300 utilisateurs de la bibliothèque
  • En 2008, 80 % de l’équipe de football du Kenya et du staff technique venaient du programme de la MYSA.

Le Masai Mara, où Water4Wildlife unit le football et la protection de l’environnement

Water4Wildlife

Située à des centaines de kilomètres de Nairobi, la Fondation Water4Wildlife utilise la même passion du football pour protéger la faune et autonomiser les enfants masaïs. Fondée en 2019, l’organisation se concentre sur deux objectifs étroitement liés : la conservation des écosystèmes et l’incitation des jeunes à devenir les futurs gardiens de la terre.

En collaboration avec la Fondation UEFA pour l’enfance, Water4Wildlife a construit des terrains de football, fourni des kits et créé un club de filles offrant du mentorat, de la sécurité et le développement de compétences.

Des vies plus sûres grâce à l’eau potable

Dans le Masai Mara, l’accès à l’eau façonne tous les aspects de la vie. Jusqu’à récemment, les femmes marchaient souvent de longues distances pour aller chercher de l’eau, qu’elles partageaient avec des animaux sauvages, au risque de maladies et de rencontres dangereuses.

« L’eau était sale et pleine de germes, mais nous n’avions pas d’alternative », explique Stephan Parmuat, aîné de la communauté.

Tout a changé lorsque Water4Wildlife a découvert une source propre dans les collines voisines et a installé un système de pompage. Soudain, les familles disposaient d’eau potable et les animaux avaient des points d’eau séparés, ce qui réduisait les risques et donnait aux femmes et aux enfants un temps précieux dans leur journée.

« Lorsque l’eau est sûre et proche, les enfants passent plus de temps à apprendre et à jouer, et les femmes évitent des déplacements dangereux », explique Christine Cherop de Harder, fondatrice de Water4Wildlife.

Un havre de paix pour les filles

Dans le Masai Mara, les filles partagent souvent leurs journées entre l’école et les tâches ménagères, et ont peu de temps pour jouer ou pour leur développement personnel. Le club de filles créé par Water4Wildlife offre un espace protecteur et inspirant où elles peuvent apprendre à connaître leurs droits, pratiquer le football et étudier la gestion de l’environnement.

À l’internat de l’école Saint Jean-Paul II, les enseignants et les élèves ont accueilli chaleureusement les visiteurs, fiers de la confiance et des opportunités que le club apporte.

L’ACTION DE WATER4WILDLIFE

  • Accès sûr à l’eau potable pour la communauté locale masaï
  • Points d’eau distincts construits pour les personnes et la faune
  • Deux terrains de football construits dans des écoles primaires locales
  • Création d’un club de filles entièrement équipé
  • Des centaines d’enfants bénéficiaires grâce au football et à l’éducation à la conservation de l’environnement
  • Gardes-chasse engagés comme modèles pour enseigner la protection de la faune
  • Programmes lancés : Football4Wildlife, Football4Trees, Football4Environment

Une croyance partagée dans les possibilités

Si la MYSA et Water4Wildlife opèrent dans des environnements très différents, leurs missions convergent : libérer le potentiel des enfants grâce au football et créer des communautés plus saines, plus sûres et plus résilientes.

Qu’il s’agisse d’une jeune fille de Mathare qui découvre son rôle sur le terrain ou d’un écolier masaï qui apprend la conservation de l’environnement en jouant, le football devient bien plus qu’un jeu : il devient une passerelle vers l’éducation, la dignité, le leadership et l’espoir.

Sélectionné pour vous