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La lutte contre le harcèlement en ligne durant l’UEFA EURO 2024 : premières observations à l’issue de la phase de groupes

Durabilité

La discrimination ne doit jamais être tolérée, qu’elle ait lieu dans le contexte du football ou dans la société, en personne ou en ligne.

Au total, 4656 posts sur les médias sociaux ont été identifiés pour examen durant la phase de groupes.
Au total, 4656 posts sur les médias sociaux ont été identifiés pour examen durant la phase de groupes. Getty Images

L’UEFA estime que nous avons tous un rôle à jouer pour faire du football un sport accueillant pour tout le monde.

Dans la sphère virtuelle, l’UEFA a élaboré un programme de lutte contre le harcèlement en ligne qui vise à surveiller, dénoncer et traiter les cas détectés lors de toutes les finales et les phases finales de l’UEFA, y compris celles des catégories juniors. Le programme, qui a été lancé lors de l'EURO féminin 2022, restera actif jusqu’à l’EURO féminin 2025, qui se déroulera en Suisse.

Durant l’UEFA EURO 2024 en Allemagne, le programme surveille activement les 622 plateformes de médias sociaux et comptes des parties prenantes au tournoi. Ces comptes comprennent ceux des joueurs, des entraîneurs, ainsi que des équipes nationales participantes.

« Dans le cadre de la stratégie environnementale, sociale et de gouvernance déployée durant le tournoi, nous pensons qu’il est essentiel de protéger et soutenir les joueurs, les entraîneurs et les arbitres dans la gestion de leur exposition au harcèlement en ligne. Ils devraient pouvoir se concentrer sur leur performance sur le terrain sans être gênés par du harcèlement inacceptable en ligne. Nous remercions nos partenaires des plateformes de médias sociaux pour leur approche proactive et nous nous réjouissons de poursuivre cette collaboration. »

Michele Uva, directeur Durabilité sociale et environnementale de l’UEFA

À l’issue de la phase de groupes, un premier rapport intermédiaire a été établi :

Au total, 4656 posts sur les plateformes de médias sociaux ont été identifiés pour examen durant la phase de groupes. Ces posts provenaient de 4070 comptes personnels. Parmi ceux-ci, 308 publications (soit 7 %) répondaient aux critères pour être directement signalées aux plateformes de médias sociaux en vue de leur traitement.

Près de 71 % de ces posts offensants ont été traités par les plateformes, les publications signalées ayant été supprimées après seulement 75 minutes en moyenne.

Les équipes les plus touchées jusqu’à présent ont été la Belgique, la Croatie, l’Ukraine et les Pays-Bas.

Parmi les posts signalés, 74 % étaient dirigés contre des joueurs, 15 % contre des entraîneurs, 7 % contre des comptes d’équipes et 4 % contre des arbitres.

Cibles des cas de harcèlement signalés (%)
Cibles des cas de harcèlement signalés (%)

La surveillance instaurée sur Facebook, Instagram, TikTok et X durant la phase de groupes a permis de mettre en lumière les types de harcèlement dont les joueurs, les entraîneurs, les officiels de match et d’autres comptes sont victimes.

Environ 94 % des publications signalées contenaient du harcèlement généralisé, c’est-à-dire qui ne cible pas un groupe ou une communauté spécifiques. En outre, 4,5 % d’entre elles contenaient des propos racistes, et 1,5 % des propos homophobes.

Types de harcèlement signalés (%)
Types de harcèlement signalés (%)

Après chaque match, les résultats ont été transmis aux associations nationales des équipes concernées afin que celles-ci puissent prendre des mesures supplémentaires et dénoncer le contenu offensant aux autorités allemandes.

Le programme de lutte contre le harcèlement en ligne restera actif durant les prochaines phases de l’UEFA EURO 2024. Un rapport complet sera présenté à la fin du tournoi.

Nous encourageons vivement tout le monde à rejoindre la lutte contre le harcèlement en ligne en dénonçant tout contenu discriminatoire ou relevant du harcèlement aux plateformes de réseaux sociaux concernées. Les victimes de harcèlement en ligne ou de propos haineux qui ont des pensées suicidaires ou d’automutilation devraient demander l’aide aux professionnels de la santé. Si des menaces ou des commentaires en ligne suscitent des craintes pour la sécurité personnelle, il est conseillé de prendre contact avec la police.

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