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L'équipe de France a 100 ans

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Le 1er mai 1904, la France disputait son premier match. Que reste-t-il des 642 rencontres qui ont suivi ce Belgique – France ?

Avant de dominer l'Europe et le monde, la France est passée par des périodes bien délicates. Retour express sur 100 ans de victoires et de déboires.

Uccle, 1er mai 1904
Aujourd'hui dévolu au hockey sur gazon, le stade du Vivier d'Oie, à Uccle, banlieue aisée de Bruxelles, a conservé son antique tribune de bois, comme pour se rappeler de ce 1er mai 1904. Ce jour-là, la France a disputé officiellement le premier match de son histoire : 3-3 contre la Belgique.

Pas de bleu, pas de coq
A l'époque, l'équipe de France, c'est surtout l'équipe de l'Ile-de-France. Pas de sélectionneur, mais un comité au jugement plus que jamais subjectif et géographiquement ciblé faute de télévision et d'observateurs. Pas encore de coq sur le maillot mais deux cercles entrelacés représentant l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques et sa division football. Le maillot, lui, n'est même pas bleu.

Les Anglais battus
Le premier exploit du football français intervient le 5 mai 1921. Cent ans jour pour jour après la mort de Napoléon, la France bat pour la première fois l'Angleterre (2-1) grâce à des buts de Jules Dewaquez et Jean Boyer. "Arrivera-t-on jamais à rééditer pareil exploit ?", s'interrogent les gazettes.

Lucien Laurent dans l'Histoire
La première Coupe du Monde de la FIFA, en 1930 en Uruguay, serait le lieu idéal. Après une traversée de l'Atlantique en bateau à bord du "Conte Verdi", Lucien Laurent inscrit bien le premier but de l'Histoire de la compétition contre le Mexique mais l'élimination attend les joueurs au bout de l'aventure sud-américaine. Tout comme lors des deux Coupes du Monde suivantes et en 1954.

La révélation de 58
Pour exister enfin, les Bleus avaient besoin du professionnalisme (instauré en 1932) et d'un club fort. Construite sur l'ossature du Stade de Reims, deux fois finaliste de la Coupe des champions, l'équipe qui disputait le Mondial 1958 en Suède avait tout cela. Il faudra le génie précoce de Pelé, auteur d'un triplé en demi-finale, pour arrêter la bande à Raymond Kopa, vainqueur de l'Allemagne pour la 3e place. Mais la France était tombée amoureuse de son équipe.

Les années noires
Cette lune de miel était bien courte. Une période noire attendait les Bleus, en même temps que leurs clubs, jusqu'à la fin des années 1970. Mais avec la montée en puissance de l'AS Saint-Etienne, finaliste de la Coupe des champions en 1976, une nouvelle épopée se préparait. Elle fleurit sur une restructuration totale de la formation en France initiée par l'ancien sélectionneur national Georges Boulogne (en poste de 1969 à 1973). En 1977, l'un de ses successeurs, Michel Hidalgo, parvient à qualifier la France pour le Mondial.

Platini redonne l'envie
Quatre ans plus tard, c'est en Espagne que cette génération, emmenée par Michel Platini, se révèle aux yeux du monde, en prenant la 4e place en Espagne après une demi-finale homérique perdue contre l'Allemagne. La bande à Platini méritait un grand titre, elle l'obtenait deux ans plus tard lors de l'Euro en France. Dans la foulée, Hidalgo passait la main à Henri Michel et, après une nouvelle demi-finale de Coupe du Monde perdue contre l'Allemagne en 1986, l'équipe de France retombait dans l'anonymat. Dans le mépris même, ce 17 novembre 1993, quand une défaite à domicile contre la Bulgarie (1-2) privait la génération Papin-Cantona de World Cup américaine.

Un fabuleux doublé
Sur les cendres de cette déroute allaient naître les plus beaux triomphes. Avec l'arrêt Bosman, les centres de formation mis en place par Boulogne allaient donner à l'Europe leurs meilleurs joyaux. Dans les très grands clubs, les meilleurs Français allaient apprendre à gagner. Il leur suffisait ensuite de réciter leur leçon une fois réunis sous le maillot bleu. C'est ainsi que la France devenait, en 1998 à Paris, la 7e nation vainqueur de la Coupe du Monde. Puis la première à poursuivre, deux ans plus tard, par un titre continental. Trop de gloire ? C'est l'explication la plus fréquemment avancée pour expliquer la débâcle de 2002 en Corée.

Nouveau siècle
Il reste à cette France désormais centenaire et nantie du meilleur joueur des 50 dernières années, Zinedine Zidane, à défendre son titre européen à partir du 13 juin. Pour que le prochain siècle débute sur les meilleures bases.

Quelques chiffres
799 joueurs sélectionnés
21 millions de téléspectateurs français pour voir la finale du dernier Euro sur 60 millions d'habitants
10-0 : la plus large victoire de la France en 1995 contre l'Azerbaïdjan
17-1 : la plus large défaite contre le Danemark en 1908
643 matches, 218 défaites 127 nuls 298 victoires

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