Lagrell, les ''années fantastiques''
lundi 26 mars 2012
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Lars-Åke Lagrell revient sur son extraordinaire carrière à l'heure de quitter son poste après 21 ans à la tête de la Fédération suédoise de football.
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Quand Lars-Åke Lagrell a pris la présidence de l'Association suédoise de football (SvFF) en 1991, le football était encore un sport largement amateur en Suède.
Mais les succès sont venus rapidement, la Suède a atteint les demi-finales de l'EURO '92 chez elle avant de prendre la troisième place de la Coupe du Monde de la FIFA deux ans plus tard. Mais au moment de quitter ses fonctions après 21 ans de présidence, Lagrell déclare à UEFA.com que son plus beau souvenir est plus récent : "Notre match contre les Pays-Bas (le 11 octobre) quand on s'est qualifiés pour l'EURO 2012, c'était une grande soirée de football."
Une belle manière de célébrer la fin de l'ère du Råsundastadion. Le prochain match officiel que jouera la Suède sera en effet dans l'enceinte du nouveau Stade national, actuellement en construction à un kilomètre de Råsunda. "Il y a dix ans, nous voulions un nouveau stade national et un nouveau terrain pour les clubs de l'Allsvenskan. On y est presque", a ajouté Lagrell, évoquant les nouveaux stades de Boras, Göteborg, Malmö et Kalmar.
Plusieurs de ces stades accueilleront notamment l'UEFA EURO féminin 2013, la prochaine grande compétition se tenant en Suède. Le développement du football féminin est d'ailleurs un autre thème qui lui est cher. "Le football féminin moderne a commencé dans les pays scandinaves dans les années 1960. Aujourd'hui, près de 150 pays membres de la FIFA y prennent part. La FIFA comme l'UEFA ont joué un grand rôle pour encourager le football féminin. Nous sommes l'un des pays où il est le plus développé, avec 30 % de joueurs qui sont des femmes."
Lars-Åke Lagrell souhaite que les succès continuent pour les équipes nationales suédoises, "les moteurs qui permettent au jeu de se poursuivre", malgré une population relativement faible et des conditions climatiques difficiles. "Nous jouons 7 à 8 mois par ans, au lieu de 12 pour nos concurrents. Si on veut continuer à être présent dans toutes les phases finales, on doit travailler dur. Rien ne dit qu'un pays comme le nôtre peut jouer toutes les phases finales, et ce ne sera probablement pas le cas, mais si nous pouvons nous qualifier pour deux compétitions sur trois, alors ce sera déjà un bel exploit pour la SvFF."