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Guingamp, et maintenant, l'Europe

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Après avoir créé l'exploit en Coupe de France en devenant la première équipe de Ligue 2 sacrée en 50 ans, Guingamp a fait la fête dans son stade qui accueillera la première UEFA Europa League.

La communion au Roudourou entre l'équipe de Guingamp et son public
La communion au Roudourou entre l'équipe de Guingamp et son public ©Getty Images

Après avoir créé l'exploit en Coupe de France en devenant la première équipe de Ligue 2 sacrée en 50 ans, l'EA Guingamp a fait la fête dans son stade qui accueillera la première UEFA Europa League.

18 000 fans
80 000 spectateurs ont assisté samedi à la première victoire de Guingamp dans une grande compétition française, treize ans après le succès en Coupe UEFA Intertoto. Dimanche, ils étaient 18 000 présents au stade du Roudourou, monument de la commune des Côtes d'Armor aux 8 000 âmes, pour fêter leurs héros. Tous sont apparus dans l'après-midi, avec au milieu d'eux le doyen des trophées du football français arraché non seulement à Rennes en finale (2-1), mais aussi à trois autres équipes de Ligue 1.

"Beaucoup d'émotions"
"Il y a eu beaucoup, beaucoup d'émotions", confiait le président emblématique de l'En Avant, Noël Le Graët (26 ans à la tête d'un club qu'il a pris dans les rangs amateurs en 1972), au journal "Ouest-France". "Ce sont des moments que j'ai d'abord partagés avec ma famille. Ma femme était derrière moi, je me suis retourné pour lui faire un gros bisou. J'ai également partagé cela avec mes enfants et mes petits enfants. Des moments forts." Guingamp oubliait alors définitivement sa défaite aux tirs au but dans cette même finale en 1996/97, contre l'OGC Nice. La dernière disputée au Parc des Princes. "J'ai du mal à croire que nous allons disputer l'Europe League."

Chants bretons
Sous les chants bretons, les joueurs, tous vêtus de jeans et d'un tee-shirt commémoratif blanc, ont multiplié les tours d'honneur pour une fête historique. Le Havre AC avait été le dernier vainqueur de la compétition non issu de la Ligue 1 en 1959. "50 ans, je l'avais inscrit sur le tableau dans le vestiaire. Ce devait être historique et les joueurs sont dans l'histoire", se répétait l'entraîneur Victor Zvunka. Vainqueur en tant que joueur avec Marseille en 1975/76, finaliste il y a cinq ans avec le Berrichonne de Châteauroux, le bouillant technicien avait du mal à retenir ses émotions : "C'est aussi fort que quand je l'ai remportée sur le terrain".

Expérience
À bien y regarder, pour historique qu'elle soit, la victoire costarmoricaine n'a rien d'illogique. "Nous avons vu très vite que nous ne pourrions pas monter et nous avons décidé de tour miser sur la Coupe", a déclaré Zvunka. À la base, l'ancien coach du Toulouse FC possédait aussi un effectif très performant sur le papier. Avec des joueurs comme Yves Deroff, Wilson Oruma, Christian Bassila et Lionel Mathis, qui ont connu le plus haut niveau national et la Coupe d'Europe. Sans oublier Eduardo, double buteur en finale et révélation de la compétition, en attendant peut-être de briller au plan européen.