Lois anti-hooligans adoptées en Italie
mardi 3 avril 2007
Résumé de l'article
Les lois anti-hooligan proposées après la mort d'un policier à Catane ont été adoptées par la législation italienne.
Corps de l'article
Les lois anti-hooligan proposées après la mort d'un policier au cours d'incidents autour d'un match de Serie A en février ont été adoptées par la législation italienne à la suite de leur approbation par le Sénat.
Majorité
La plupart des mesures contenues dans cette nouvelle série de lois, adoptées à une majorité écrasante de 244 voix contre une, faisaient partie d'un décret mis en place dans les jours qui ont suivi la mort de l'officier de police Filippo Raciti à l'extérieur du stade Angelo Massimino du Calcio Catania, le 2 février dernier. Ces lois sont déjà en vigueur lors des matches de football, mais selon la législation italienne, un décret doit devenir loi dans les 60 jours pour devenir permanent.
Mesures drastiques
Ces mesures incluent l'interdiction des ventes de séries de billets pour les visiteurs, des amendes comprises entre 20 000 € et 100 000 € pour les clubs qui ont des liens avec des franges de supporteurs violents ou ultras, des peines de prison pour ceux qui causent l'interruption des matches en lançant des fumigènes ou des pétards, et l'interdiction des bannières incitant à la violence.
Billets gratuits
La législation a ajouté un point au décret en obligeant les clubs à offrir des billets gratuits aux moins de 14 ans. Cette mesure vise à réduire l'exode des familles qui désertent les stade de football italiens. "Il était important que le décret contre la violence dans le football devienne une loi aujourd'hui, sinon les règles fondamentales de sécurité pour notre sport et nos forces de police étaient en danger", a déclaré M. Giuliano Amato, ministre de l'Intérieur, qui a dédié ces lois à la mémoire de M. Raciti.