Plus de doute pour Bordeaux
jeudi 4 mai 2006
Résumé de l'article
Grâce au nul de Rennes à domicile, mercredi, les Girondins ont assuré leur place en phase de groupe de la Champions League.
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Le nul à domicile du Stade Rennais FC devant le Paris Saint-Germain FC, mercredi (1-1), lève les infimes doutes qui planaient sur la participation du FC Girondins de Bordeaux à la prochaine phase de groupes de l'UEFA Champions League.
Mission : impossible
Avant cette rencontre décalée de la 36 journée, Bordeaux possédait neuf points et dix-huit buts d'avance sur le club breton. Rennes était donc obligé de remporter ses trois derniers matches 3-0 en moyenne tandis que Bordeaux devait perdre ses deux rencontres 4-0 et 5-0 par exemple.
Première depuis 1999
Dans ces conditions, le suspense ne dura pas longtemps. L'égalisation de Bonaventure Kalou pour Paris dans le temps additionnel, mercredi au stade de la Route de Lorient (1-1), oblitérait le ticket girondin pour la phase de groupes. Bordeaux n'a plus joué l'UEFA Champions League depuis 1999/00 (élimination en seconde phase de groupes).
Pas de célébration le week-end dernier
Dès dimanche, avec le nul 2-2 à domicile face au Mans UC 72, l'atmosphère se détendait sans célébration ostensible. "Nous n'avons pas l'habitude de fêter quelque chose qui n'est pas acquis", expliquait le président Jean-Louis Triaud. "Par respect pour tout le monde, nous ne pouvions pas être démonstratifs", ajoutait le défenseur central Marc Planus.
Marseille pour finir
Cette fois, aucun scrupule. Quel que soit le résultat sur le terrain du FC Nantes Atlantique, le week-end prochain, ce sera la fête au stade Chaban-Delmas, le 13 mai, pour la dernière journée. Avant, pendant et après la rencontre contre l'Olympique de Marseille, qui tentera d'en profiter pour prendre la 3e place à Rennes et au LOSC Lille Métropole, les supporteurs bordelais feront un triomphe à leur équipe.
Une surprise
Bordeaux deuxième, peu y croyaient avant la première journée. Le club a changé d'entraîneur à l'intersaison. Ricardo avait pour tâche de bâtir une équipe qui devait monter en puissance à partir de l'année prochaine. "Au début de la saison, nous cherchions de la confiance", reconnaît le Brésilien francophile. "Après quelques matches, nous avons vu que nous pouvions atteindre une place européenne mais tout s'est joué en janvier et février, quand nous avons pu maintenir nos adversaires à distance."
Demi-finaliste en 1984/85
Le club cinq fois champion de France, qui dominait le pays dans les années 1980, ne s'attend pas à égaler sa performance de 1984/85, lorsqu'il s'inclinait en demi-finale de la Coupe des clubs champions européens de l'UEFA face à la Juventus (tot. 2-3). Renouveler ce bail européen ferait la joie des dirigeants qui s'estiment déjà gagnants avec la 2e place.
Pas de folie
"Nous avons basé notre budget (2006/07) en pariant sur une 8e place (en 2005/06)", admet le président Triaud qui verra donc ses caisses se remplir la saison prochaine. Pour autant le bonus qui accompagnera la Champions League ne sera pas dilapidé. Il est même fort probable que le recrutement bordelais ne soit pas aussi spectaculaire que l'été dernier avec les renforts de Vladimir Smicer, détenteur pour quelques jours encore de l'UEFA Champions League avec Liverpool, et de Denilson, champion du monde de la FIFA en 2002 avec le Brésil.
Denilson veut rester
Prêté par le Real Betis Balompié, ce dernier s'est dit mercredi "prêt à des sacrifices financiers pour rester". Sa fin de saison avec trois buts et deux passes décisives convaincra-t-elle Ricardo ? Le manager se penche déjà sur l'avenir avant de savoir fin août, avec le tirage au sort, quels grands noms européens mettront l'ambiance à Chaban à l'automne.