Paris ne lâche rien
dimanche 20 novembre 2005
Résumé de l'article
Ligue 1 : Si la cause paraît presque entendue pour la première place, la lutte pour la 2e est tendue. Paris vainqueur et Bordeaux vaincu se la disputent ardemment.
Corps de l'article
En guise de clôture de la 15e journée, le feuilleton concernant la 2e place du Championnat a connu un nouvel épisode, le Paris Saint-Germain FC reprenant le fauteuil au FC Girondins de Bordeaux, après une solide prestation empreinte d’un réalisme chirurgical. Les deux équipes sont désormais à égalité, que seul le nombre de buts marqués différencie. Le Stade Rennais FC a lui atomisé le FC Toulouse.
Show devant
La meilleure équipe à domicile accueillait la meilleure défense et 2e équipe la plus efficace à l’extérieur. De quoi alimenter l’intérêt que la notoriété des deux équipes avait préalablement engendré. Puisque l’Olympique Lyonnais jouait sur une autre planète, la 2e place au général devenait véritablement l’eldorado de ses dauphins.
Souvenirs
La formation au scapulaire pouvait ainsi en cas de victoire repousser son suivant immédiat, l’AJ Auxerre, à cinq points, et son hôte à six. C’était aussi l’occasion pour Ricardo de retrouver un club qu’il connaît bien, tout comme dans l’autre sens un certain Pedro Miguel Pauleta.
Super Mario
Bernard Mendy remplaçait Sylvain Armand côté gauche, ce dernier jouant dans l’axe. Côté Bordelais Lilian Laslandes, actuel meilleur buteur de Ligue1 encore en activité (119 buts), était associé à Jean-Claude Darcheville, volontaire d’entrée de jeu. Mais Mario Yepes allait cependant ouvrir le score de la tête sur un service de David Rozehnal, passeur sur un joli extérieur (0-1, 36e). Malgré ce léger avantage, les deux équipes étaient au coude à coude avant la pause.
Pauleta, encore
Mais les Parisiens allaient définitivement se mettre à l’abri par l’actuel meilleur buteur de Ligue 1, Pauleta, auteur de son 8e but en Championnat, son 105e depuis son arrivée... sur les bords de la Gironde (0-2, 50e). Les entrées de Denilson et de Marouane Chamakh n’y changeaient rien ; Paris du même coup reprenait la 2e place et le chassé-croisé continuait entre les deux équipes. Bordeaux n’avait plus perdu depuis le 13 août.
Du rose au rouge
Toujours bon dernier de la classe au Championnat des meilleures défenses, Rennes a néanmoins le mérite aujourd’hui de pointer au 3e rang des équipes les plus offensives et en 8e position au général. Son adversaire largement vaincu du soir, Toulouse, enregistrait sa 4e défaite en cinq rencontres, pointant de plus à une désagréable 16e place, disposant comme marge de sécurité d’une victoire sur le premier reléguable.
La barre !
Les Bretons récupéraient Kim Källström, Stéphane Mbia et Yousouf Hadji dans l’espoir d’oublier leur récent faux pas face à l’ES Troyes AC. Toulouse, qui n’a pas glané les points de la victoire en Ile-et-Vilaine depuis plus de 20 ans, était lui aussi en mal de points, ce qui expliquait sa domination d’entame de match ponctuée par une barre trouvée par Jérémy Mathieu.
Splendide reprise
Tournant du match ou pas, Yohan Gourcuff marquait le premier but d’une superbe reprise de volée. La fin de la première période se résumait à une parade de Christophe Revault face à John Utaka et un but refusé pour le malheureux Alexander Frei, hors-jeu, un peu à l’image de sa saison d’alors.
Avalanche
Abdeslam Ouaddou faisait le break après une énième action manquée par Frei, suivi quelques minutes plus tard par une 3e réalisation signée du Suisse, lequel marquait son 4e but de la saison. En toute fin de match Daniel Congré réduisait le score, qu’élargissait cependant un peu plus Olivier Monterrubio sur penalty. L’ancien Nantais était le principal instigateur de la victoire de son équipe, en qualité de passeur et buteur.