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En route pour l'exploit ?

Une troisième victoire face à la Norvège, jeudi soir à Warrington, et la France rejoindra les demi-finales de l'EURO.

L'équipe de France dames peut franchir pour la première fois la phase de groupes d'une grande compétition, jeudi soir, si elle bat la Norvège à Warrington pour son deuxième match de l'EURO 2005.

Un groupe libéré
Il y a encore quelques mois, battre les championnes d'Europe 1987 et 1993 confinait au doux rêve, mais depuis le début de l'EURO anglais la France n'y a jamais autant cru. Lundi, les Bleues ont écarté l'Italie 3-1 à Preston en menant rapidement 3-0. Cette performance a peut-être libéré le groupe emmené par Elisabeth Loisel.

Victoire impérative
"Elles ont une bonne défense mais nous avons une bonne attaque. Elles restent sur une défaite, nous restons sur une victoire. Pour elles, ce match est plus important que pour nous. Donc nous l'entamons de manière positive", assure la sélectionneuse. Pour les anciennes championnes du monde et olympiques, la défaite contre l'Allemagne lors du premier match (1-0) les oblige à gagner contre la France pour espérer passer le tour.

Complexe effacé
C'est loin d'être mission impossible pour la formation qui a battu deux fois la France lors des deux dernières phases finales des Bleues, mais ces dernières ont effacé leur complexe norvégien en début d'année. Après 24 ans et 11 tentatives, la France a battu la Norvège pour la première fois le 19 février 2005 en amicale à La Manga (2-0), remettant cela deux jours plus tard lors du tournoi disputé en Espagne (1-0).

"Beaucoup mieux préparée"
"C'était mes deux premiers matches à la tête de la sélection", se souvient le coach scandinave Bjarne Bernsten. "J'avais fait quelques essais. La France rencontrera jeudi soir une autre équipe de Norvège, beaucoup mieux préparée."

Le pari de la jeunesse
"Nous nous attendons à un match engagé", a confié la gardienne cannoise Sarah Bouhaddi, 18 ans, 3 sélections, qui incarne la jeunesse pour l'instant triomphante osée par Loisel depuis le début de la saison. Contre l'Italie, en fin de match, sept joueuses françaises avaient 21 ans ou moins, or l'amalgame avec les joueuses d'expérience que sont Marinette Pichon, Corinne Diacre, Sonia Bompastor ou Stéphanie Mugneret-Béghé, qui prendra sa retraite internationale à la fin de l'EURO, se fait à merveille.

Attention, piège
La France ne doit toutefois pas se laisser prendre au piège de son propre enthousiasme. Une défaite contre la Norvège l'obligerait à gagner contre l'épouvantail allemand dimanche. Une situation qui serait sans doute ingérable, même si les coéquipières de Birgit Prinz devraient être qualifiées dès jeudi soir contre l'Italie.

Concentration de mise
Pour rester les pieds sur le gazon anglais, les Françaises repenseront aussi à leur dernier match de préparation, en avril contre le Canada à Bisscheim où elles avaient perdu 2-0. "Nous étions toutes passées au travers", se souvient la centrale Corinne Diacre. "Ce match a agi comme un piqûre de rappel." Les Bleues seront donc concentrées et lucides pour écrire peut-être une page de leur histoire dans le nord-ouest de l'Angleterre.

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