La coupe qui manque à Lyon
jeudi 6 janvier 2005
Résumé de l'article
Depuis son renouveau, l'OL a tout gagné en France sauf la Coupe, dont l'édition 2005 débute pour eux ce week-end.
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Depuis son renouveau, l'Olympique Lyonnais a tout gagné en France sauf la Coupe. Pour le champion de France, l'édition 2005 débute ce week-end en région parisienne.
Le titre qui se refuse
Européen tous les ans depuis 1997/98, vainqueur d'un trophée national tous les ans depuis 2001 et champion d'automne invaincu en 2004, Lyon est le roi des clubs français depuis la fin des années 1990. Sur le territoire national, un seul titre résiste encore à l'ambition de Jean-Michel Aulas : la Coupe de France.
L'envie refait surface
L'année dernière, le président en avait fait une de ses priorités mais avait été battu 4-1 sur la pelouse d'un grand AS Monaco FC. Cette humiliation fut certes atténuée par un troisième titre de champion et un quart de finale en UEFA Champions League (perdu contre le FC Porto, 0-2, 2-2), mais à quelques jours de l'entrée en lice des clubs de Ligue 1 dans la 88e édition de la Coupe de France, l'envie refait surface.
Reprise dès le 29
Pour préparer ce 32e de finale contre l'ES Viry-Châtillon, 16e de son groupe en Championnat de France Amateur, samedi à Evry-Bondoufle, Lyon fut parmi les premiers clubs français à reprendre le chemin de l'entraînement. Les joueurs de Paul Le Guen étaient au travail, sous la neige, dès le 29 décembre, avec en point de mire ce match contre Viry-Châtillon.
Une équipe de Coupe
Avant la révolution Aulas, qui a débuté en 1987, la Coupe de France était pourtant la seule grande récompense ornant la salle des trophées à Gerland. Jadis, l'OL était même considéré comme l'équipe de Coupe par excellence, après ses succès en 1963/64, 1966/67 et 1972/73 et ses finales perdues en 1962/63, 1970/71 et 1975/76.
Lacombe se souvient
L'actuel conseiller du président, Bernard Lacombe, jouait alors sous les couleurs lyonnaises. Il range la victoire en finale sur le FC Nantes Atlantique en 1973 parmi les trois plus grands souvenirs de sa carrière. "Quand nous sommes arrivés [en provenance de Paris où se déroulait la finale] au quai n°2 à Perrache [la gare lyonnaise], c'était noir de monde", se souvient-il. "Le quai n°1 était littéralement envahi ; il y avait des gens sur le toit… après, cela avait été de la folie dans la ville."
Amères désillusions
Depuis la finale perdue en 1976 face à l'Olympique de Marseille, Lyon n'a atteint qu'une seule fois les demi-finales, en 1998 contre le RC Lens (0-2). Mais de nombreuses défaites face à des équipes issues de divisions inférieures ont avivé la frustration. Pont-Saint-Esprit (D3, en 1992/93) et Libourne Saint-Seurin (CFA, il y a deux ans), sonnent toujours comme d'amères désillusions place Belcour.
Coupet veut la Coupe
"Il nous manque cette Coupe et je serais très fier de la gagner", reconnaît Grégory Coupet. Contre Viry-Châtillon, le gardien emblématique devrait d'ailleurs faire son retour après une blessure au genou survenue le 3 novembre en Champions League.
Caçapa, héros en Coupe de la Ligue
Claudio Caçapa, lui aussi blessé, ne devrait pas être sur la pelouse du stade Robert Bobin, samedi, mais il soutiendra ses coéquipiers. C'est lui qui avait donné la victoire à Lyon en Coupe de la Ligue en 2001. A la suite d'une merveilleuse chevauchée, en prolongation contre Monaco (2-1), il avait servi Patrick Müller pour le but de la victoire. "Nous avons envie de gagner cette épreuve, comme il est aussi important pour nous de remporter des titres chaque année", déclare le capitaine lyonnais, certain de pouvoir compléter sa collection de trophées.