Assistance vidéo à l’arbitrage dans les compétitions de l'UEFA : retour sur la première semaine
vendredi 15 février 2019
Résumé de l'article
Roberto Rosetti, responsable en chef de l'arbitrage de l’UEFA, explique les incidents principaux qui ont nécessité le recours à l'assistance vidéo à l’arbitrage au cours de la première semaine d’utilisation de ce système en UEFA Champions League, et exprime sa satisfaction quant à la mise en œuvre du système.
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Les arbitres assistants vidéo (VAR) ont fait leur entrée sur la scène de l’UEFA Champions League cette semaine, lors des quatre matches joués à Manchester, Rome, Amsterdam et Wembley.
L’assistance vidéo à l’arbitrage a été introduite avec succès, avec des équipes VAR déployées dans les différents stades pour les huitièmes de finale aller.
Roberto Rosetti a travaillé avec les arbitres pendant plusieurs mois afin de les préparer à l’introduction de l’assistance vidéo dans la compétition interclubs la plus prestigieuse du monde. « Je suis très heureux de la mise en œuvre de l’assistance vidéo, a-t-il déclaré. Le système a fonctionné à merveille, et les équipes arbitrales ont livré des performances de haut niveau, traduisant les efforts que nous avons consentis. » Cette première série de matches a fourni plusieurs incidents qui ont nécessité le recours à ce système.
Premier recours à l’assistance vidéo
C’est dans la rencontre opposant l’Ajax au Real Madrid que le nouveau système a été utilisé pour la première fois en UEFA Champions League, lorsqu’un but marqué par l’équipe recevante a été annulé suite à l’intervention du VAR.
« Comme nous l’avons expliqué dans notre communication d’après-match sur les plateformes de médias sociaux de l’UEFA, l’arbitre a vu que le joueur de l’Ajax était en position de hors-jeu et qu’il avait gêné le gardien, empêchant ce dernier de jouer ou d’être en mesure de jouer le ballon au moment de la tête adverse », a commenté Roberto Rosetti. Conformément au protocole VAR, le but a été correctement annulé et un coup franc indirect a été accordé pour cause de hors-jeu."
En ce qui concerne le temps nécessaire à l’examen vidéo, Roberto Rosetti a ajouté : « Le plus important, c’est que l’arbitre prenne la bonne décision. L’exactitude est plus importante que la vitesse. Néanmoins, nous voulons être aussi efficaces que possible, c’est pourquoi nous essayerons, à l’avenir, de réduire encore ce temps. Il faut cependant tenir compte du fait que la situation était très complexe : le VAR a dû contrôler deux possibles situations de hors-jeu, et il a fallu que l'arbitre examine en plus la gêne occasionnée par le joueur attaquant. »
À l’intérieur ou à l’extérieur ?
À la 19e minute du match entre Rome et Porto, un joueur de l’équipe portugaise a commis une faute de main potentielle près de la surface de réparation, mais l'arbitre n’a pas sifflé de faute.
Roberto Rosetti a expliqué ainsi cette situation : « Un contrôle du VAR a montré que l’incident avait eu lieu à l’extérieur de la surface de réparation, c’est pourquoi le VAR n’est pas intervenu et le jeu s’est poursuivi. Cela est conforme au protocole VAR de l’IFAB, qui autorise le VAR à intervenir uniquement lors de quatre situations bien précises pouvant changer le cours du match. »
Un hors-jeu potentiel lors du but de Porto, à la 79e minute, a été contrôlé par le VAR, mais ce dernier a confirmé l’absence de hors-jeu et la validité du but.
Lever le drapeau ?
Pendant le match opposant Manchester United au Paris Saint-Germain, s’il n’y a eu aucune intervention importante du VAR, il y eu une action où l’arbitre assistant a tardé à lever son drapeau.
Roberto Rosetti a dit : « Dans ce cas, l’arbitre assistant a correctement tardé à lever son drapeau à l’encontre d’un joueur du club français, car la position de hors-jeu était limite et qu’il y avait là une occasion de but manifeste. À nouveau, ce cas est conforme au protocole VAR, qui encourage les arbitres assistants à retarder leur intervention dans des situations pouvant conduire à un but où la position de hors-jeu n’est pas claire, puisque les décisions peuvent être examinées par la suite en cas de but. »
L’assistance vidéo à l’arbitrage est utilisée en UEFA Champions League à partir des huitièmes de finale de la compétition. Elle sera aussi déployée lors de la finale de l’UEFA Europa League, lors de la Super Coupe de l'UEFA, ainsi que lors des phases finales de l’UEFA Nations League et du Championnat d’Europe des moins de 21 ans de l’UEFA.