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La technique et l'offensive à l'honneur

L'EURO féminin M19 a déjà réservé son lot de surprises et de beaux gestes. Andreas Morisbak, de l'équipe technique de l'UEFA, en conclut que l'épreuve "continue à bien se développer".

Marie-Louise Bagehorn (Allemagne) et Ramona Bachmann (Suisse)
Marie-Louise Bagehorn (Allemagne) et Ramona Bachmann (Suisse) ©Getty Images

Le Championnat d'Europe féminin des moins de 19 ans de l'UEFA a déjà réservé son lot de surprises, de déceptions, de passion, de beau football et de buts spectaculaire. Andreas Morisbak, de l'équipe technique de l'UEFA, en conclut que l'épreuve "continue à bien se développer". Initialement introduite en 1997 pour les moins de 18 ans, celle-ci a connu un bel essor ces dix dernières années et le niveau ne cesse de progresser, année après année. L'édition 2009, dont la finale va opposer l'Angleterre à la Suède, samedi au Belarus, s'est révélée d'un très bon niveau et a attiré une affluence record.

"Les équipes jouent juste"
"Cette année, nous avons vu des équipes très disciplinées", relève Morisbak sur uefa.com. "Le football féminin est encore très jeune, mais il continue à bien se développer. Les rencontres sont très agréables à suivre car les équipes jouent juste : les joueuses ont une meilleure lecture du jeu et des qualités techniques intéressantes. Les filles savent prendre les bonnes décisions sur le terrain. Leurs passes sont précises, leurs contrôles sûrs, les dribbles variés. Les équipes sont physiquement au point, toutes ont bien résisté aux fortes chaleurs."

Approche positive
Ce sont surtout la vitesse et l'intensité qui ont impressionné, les formations jouant l'attaque plutôt que d'adopter une stratégie plus attentiste. "L'approche des équipes est positive, même si elles attaquent de différentes manières", explique Morisbak, conseiller senior pour le développement auprès de l'Association norvégienne de football. "La France a adopté une formation fluide à trois en défense centrale. C'est une équipe très technique qui a évolué en passes courtes, 'à la française'. L'Allemagne, de son côté, a opté pour un 4-2-3-1 avec deux ailiers rapides et techniques, et Dzenifer Marozsan qui décrochait beaucoup. Face à la Suède, elle n'a pas eu beaucoup de ballons car la n°8 helvétique [Chantal Fimian], placée devant la défense, ne lui a pas laissé d'espace."

Finesse tactique
Le triomphe suisse 3-0 sur l'Allemagne en phase de groupes en a surpris plus d'un, dont Morisbak, qui attribue ce résultat aux "deux ou trois excellentes individualités suissesses" et à la finesse tactique du sélectionneur Yannick Schwery. "L'Allemagne était la favorite du Groupe A mais la Suisse a su exposer ses faiblesses au grand jour : sa ligne arrière était trop lourde pour stopper la rapide n°19 [Ramona Bachmann]", note l'ancien défenseur international du FC Lyn Oslo. "Les Suissesses se sont montrées plus agressives, elles ont contré de nombreuses tentatives et ont empêché les Allemandes de déployer leur jeu de passes depuis l'arrière. Les attaques helvétiques étaient directes, à base de longs ballons vers les attaquantes, qui ont multiplié les courses croisées très rapides."

L'Angleterre plus complète
Si la tactique a joué un rôle prépondérant dans ce tournoi, la forme physique s'est elle aussi avérée cruciale par ces températures dépassant les 30°C. C'est l'un des facteurs qui expliquent la victoire anglaise sur la Suisse en demi-finales, selon Morisbak. "L'Angleterre est une bonne équipe, qui n'a aucune faiblesse", insiste le Scandinave. "Les filles courent beaucoup, font preuve d'agressivité et certaines sont très douées. La Suisse, elle, s'appuie sur deux ou trois joueuses au-dessus du lot. Si elles sont aussi performantes que face à l'Allemagne, pas de problème. Mais si elles coincent un peu, comme contre l'Angleterre, c'est plus compliqué. Les Anglaises ont bien muselé Bachmann et, même si elle est passée deux ou trois fois, les Britanniques savaient qu'elles pouvaient compter sur une excellente gardienne."

Une finale "passionnante"
Pour Morisbak, la finale de samedi à Borisov pourrait donner lieu à "un match passionnant entre deux styles de jeu différents". "La Suède s'est d'abord qualifiée grâce à la solidité de sa défense, à son utilisation des longs ballons et à son adresse sur coups de pied arrêtés – elle a inscrit trois buts sur corner à la France [en demi-finales]", précise-t-il. "Avec [Sofia] Jakobsson, elle dispose d'une attaquante très athlétique et efficace. Mais l'Angleterre est très forte. Ces dernières années, elle a tout fait pour élever son niveau de jeu. Après la demi-finale gagnée, les remplaçantes ont eu droit à une séances d'entraînement corsée."