Marichaud, de l'ambition en bleu et en club

Capitaine de la France qui disputait l'EURO M17 féminin il y a un an en Angleterre, Julie Marichaud revient sur le tournoi.

Julie Marichaud lors de la phase finale il y a un an en Angleterre
Julie Marichaud lors de la phase finale il y a un an en Angleterre ©Sportsfile

La France n'a par remporté le Championnat d'Europe féminin des moins de 17 ans de l'UEFA disputé il y a un an en Angleterre, mais elle a obtenu le Prix du fair-play qui a été remis à sa capitaine Julie Marichaud lors du tirage au sort du tour Élite 2014/15 et du tour qualificatif 2015/16, le mois dernier.

UEFA.com en a profité pour évoquer l'avenir avec la défenseure de l'Olympique Lyonnais.

Sur cet EURO...
Jouer un EURO est déjà exceptionnel, partager cela avec ses copines, c’est encore mieux. On aurait pu faire beaucoup mieux (élimination en phase de groupes), mais c’est une expérience à vivre. C’est un échec, mais on va essayer de revenir en moins de 19. Pourquoi ne pas essayer de le gagner.

Il y a des tensions parce qu’il y a beaucoup plus d’équipes. Tout le monde veut aller en finale et veut gagner. Je pense que le système n’est pas mal. On peut se confronter à davantage d’équipes. On peut mieux voir notre niveau. On voit nos qualités et nos défauts. Cela peut nous apporter un plus pour la suite.

Voyager à l'étranger...
C’est super de rencontrer des filles venues d’autres nations. On voit d’autres cultures, d’autres modes de vie. Nous voyons d’autres fonctionnements, cela ne peut que nous faire avancer. Il y a des valeurs qui viennent, du partage avec d’autres pays, d’autres cultures. Je trouve ça vraiment super. Nous n’avons pas le même langage, pas les mêmes habitudes. Nous pouvons à notre tour modifier les choses, les améliorer. Aller dans d’autres pays, c’est une chance. Peut-être que nous ne ferions pas autant si nous n’étions pas dans une équipe nationale. Pour moi, c’est une opportunité. J’espère continuer dans cette voie-là et visiter d’autres pays.

Ses débuts au football...
J’ai commencé le football avec mon frère. Il pratiquait le football et j’avais des copains qui en faisaient aussi. J’ai commencé, cela m’a vraiment plu. J’ai commencé avec des garçons et ensuite je suis allée à l’Olympique Lyonnais.

En France, être une fille qui joue au football, ce n’est pas toujours facile parce qu’il faut se faire accepter par les garçons. Cela se fait sur le terrain. Pour un garçon, bien jouer c’est normal, pour une fille, ce n’est pas commun. Nous, nous voulons prouver que même les filles savent jouer au football. J’ai commencé à cinq ans et demi, six ans avec mon frère.

Sur le développement du foot féminin...
L’évolution du football féminin en France, cela me motive. Le football féminin est de plus en plus développé, de plus en plus médiatisé. Le public accorde plus d’importance aux filles. Nous devons pousser les générations qui sont à vendre à aller encore plus loin, nous devons aussi prouver que les filles savent jouer au football. On espère que ça continuera dans cette voie, et pourquoi pas être aussi médiatisées que les garçons ?

Ses idoles...
Parmi mes idoles, il y a les deux, garçons et filles. Chez les garçons, Raphaël Varane, chez les filles Wendie Renard. Ce sont deux joueurs qui évoluent à mon poste et des références dans le football. C’est important d’avoir des idoles, cela permet d’avancer pour voir ce que l’on peut améliorer et ce qu’il faut changer. Ce sont de joueurs exceptionnels.

Ses ambitions...
Avant de penser à l’équipe de France, je pense au club, c’est là que nous jouons tout le temps. D’abord, je veux évoluer en A avec l’Olympique Lyonnais après, il y a l’équipe nationale. Toutes les filles qui font du foot y pensent. Et pourquoi ne pas jouer avec Wendie Renard si c’est possible. C’est vraiment l’un de mes objectifs. Mais d’abord, il faut penser au club, c’est le club qui va me permettre d’accéder à l’équipe de France.

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