Le sixième est peut-être le plus beau

Au grand dam des Suédoises, Françaises et Norvégiennes, c'est une Allemagne de combat qui a mis la main sur son sixième EURO de rang.

Nadine Angerer, qui a stoppé deux penalties lors de la finale, soulève le trophée
©Sportsfile

En Suède, l'Allemagne a remporté le Championnat d'Europe féminin de l'UEFA, son sixième titre continental de rang depuis le succès de la Norvège en 1991.

Malgré sa première défaite dans la compétition en plus de 17 ans survenue lors de la phase de groupes contre les futures finalistes, l'Allemagne prenait sa revanche 11 jours plus tard pour une nouvelle fois être sacrée reine du Vieux Continent. Pourtant, après les départs en retraite de Birgit Prinz, Ariane Hingst et Kerstin Garefrekes, et privée de six joueuses blessées dont Kim Kulig et Babett Peter, les Allemandes ne faisaient pas office de favorites.

Certains voyaient la Suède, pays hôte sous les ordres de l'expérimentée Pia Sundhage et comptant sur la présence de Lotta Schelin, élue Soulier d'Or, en pointe. Les coups de boutoir allemands allaient avoir raison des Suédoises à une marche de la finale. D'autres prédisaient la France, quatrième de la Coupe du Monde de la FIFA 2011 et des Jeux Olympiques de Londres une année plus tard. Mais le Danermark, repêché pour les quarts par tirage au sort, privait les Bleues de dernier carré suite à une cruelle séance de tirs au but.

L'aventure danoise allait prendre fin en demi-finales face à une surprenante équipe de Norvège, loin d'être impressionnante en phase de qualification. Mais les Scandinaves, bien aidées par le retour sur le banc d'Even Pellerud, déjà en poste lors de l'âge d'or du football féminin norvégien entre 1989 et 1996, allaient retrouver de leur gloire d'antan pour aller défier l'Allemagne en finale à Solna. La suite, vous la connaissez : l'Allemagne gagne toujours à la fin...

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