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Liane Foly ou la bonne humeur bleue

La chanteuse et imitatrice Liane Foly est marraine officielle de l'équipe de France à l'EURO. Elle parle de sa passion pour le foot, de son contact avec les filles et de Bruno Bini.

Bruno Bini, le sélectionneur de la France, et Liane Foly, marraine des Bleues
Bruno Bini, le sélectionneur de la France, et Liane Foly, marraine des Bleues ©UEFA.com

Deux jours après l’arrivée des Bleues en Suède, les journalistes affectés à l’équipe de France pendant le Championnat d’Europe féminin de l’UEFA 2013 sont conviés à une réception de bienvenue, "de coutume pour toutes les sélections nationales", selon l’attaché de presse des Bleues, Hervé Galland.

Après des entretiens prévus à l’avance avec certaines joueuses, toutes leurs coéquipières se rassemblent autour des journalistes et du staff de l’équipe de France. Parmi toutes les personnes réunies, une radieuse Liane Foly discute avec tous. Puis la sono est allumée et la chanteuse et imitatrice lyonnaise se met à chanter "On a tous le droit", repris en cœur par les jeunes Bleues. UEFA.com a rencontré la très disponible marraine de l’équipe de France pour discuter de son rôle, de foot et du sélectionneur Bruno Bini.

UEFA.com : Comment avez-vous été amenée à devenir marraine de l’équipe de France ?
Liane Foly :
En fait, je vais à beaucoup de matches donc on s’est rencontrés avec Bruno (Bini). J’ai voulu connaître l’équipe féminine donc il m’a invitée plusieurs fois à Clairefontaine, je suis venue rencontrer le staff. Et on parlait toujours que je devienne marraine, on en parlait comme ça. Et au bout d’un moment, ils ont décidé de le faire officiellement. J’étais très touchée, j’étais vraiment ravie, j’ai un vrai rôle à jouer. Et puis j’aime le foot depuis très longtemps. Ils m'ont invitée et je me suis dit que j'allais saisir cette occasion parce que pour moi, ce sont des vacances rêvées : elles sont loin de mon milieu, donc ça me change vraiment, ça me donne un coup d’air.

UEFA.com : Qu’apporte votre présence à l’équipe de France en Suède ?
Liane Foly :
En toute humilité, je pense qu’on s’entend tous très bien. Et j’ai mon petit clin d’œil de folie. Je pourrais aussi être la mère de certaines filles donc il y a un petit peu de confidence, il y a beaucoup de joie. Il y a un partage de rire aussi : quand je fais le clown, quand j'imite, je les fais rire. Et puis on fait des chansons ensemble. Je crois que je leur amène un petit plus au niveau de l'affection. Elles sentent que je suis vraiment venue les supporter et que je vais jusqu'au bout. Je ne leur ai pas dit que je venais pour le premier match et à la finale si elles gagnent. Je suis venue passer quatre semaines en tout avec elles, depuis Clairefontaine (les Bleues s’y sont réunies 25 juin pour le second stage de préparation).

UEFA.com : Quel fut votre premier contact avec le football ?
Liane Foly :
Ça s’est passé avec mon père, très petite il m’emmenait à Gerland, à Lyon, voir les matches et des concerts. Et j’ai commencé à jouer à l’école, vers 11-12 ans. On s’est dit ‘tiens, on regarde les garçons jouer au foot alors pourquoi on n’essaie pas ?’. Et j’ai fait du foot à Lyon, pendant cinq ans, dans une équipe amateur avec des copines de lycée. Moi j’étais plutôt attaquante, je n’étais pas du tout douée pour la défense, et dans les cages encore moins. J’ai essayé une fois, je me suis reçu le ballon dans la tête. J’ai dit ‘au secours, plus jamais !’. C’est un sport qui attire parce qu’il y a beaucoup d’énergie, de positivité et j’aime bien travailler en équipe. Et puis ce côté fraternel me plaît bien aussi, de pouvoir compter sur les autres.

UEFA.com : Décrivez-nous votre journée typique en Suède.
Liane Foly :
Je suis exactement tout ce qui se passe. On a des horaires et des tenues à suivre. Pendant tout le séjour, je suis habillée exactement comme le staff et j’adore être habillée en sportive. Et puis il y a beaucoup de discipline au niveau des horaires. On ne doit pas être en retard sinon on a des amendes, ça m’est déjà arrivé. Même si on est en retard d’une minute, c’est 1 € par minute. Les petits-déjeuners, déjeuners et dîners se font tous ensemble même s’il y a une grande table où il n’y a que les joueuses et une table pour le staff. Dans la journée, je suis assez libre de choisir (quoi faire). Je peux aller avec elles à l’entraînement, il y a des réunions tactiques et ça j'aime bien. Il y a des réunions d’après-match pour voir ce qui a été réussi, ce qui a échoué, ce qu’elles doivent faire la prochaine fois. Il y a les causeries d’avant-match de notre grand coach Bruno. Ça me plaît beaucoup. Je passe un été 2013 inattendu parce que je ne pensais pas du tout me retrouver là, c’est complètement enrichissant.

UEFA.com : Vous qui assistez à toutes les réunions de l’équipe de France, comment trouvez-vous Bruno Bini ?
Liane Foly :
C’est un grand poète, il donne des maximes, il essaie de faire passer des chansons, des messages. Il adore la musique et dans toutes ses causeries il met beaucoup de chansons : il met les paroles, il met des chansons assez profondes. C’est sa manière à lui de faire entrer des choses dans la tête. Il met en condition d’une façon assez zen et très spirituelle. Il y a un élan qui est très positif chez Bruno. Il n’y a pas du tout d’agressivité, il ne fait pas peur aux joueuses, il leur fait énormément confiance.