Wendie Renard, au cœur de Lyon

Seule joueuse à avoir pris part aux 11 sacres consécutifs de l'OL en championnat, Wendie Renard évoque l'évolution du club et la finale de Cardiff.

Wendie Renard (Olympique Lyonnais)
Wendie Renard (Olympique Lyonnais) ©Sportsfile

Capitaine et cadre de Lyon, la défenseure centrale a été de toutes les campagnes victorieuses des Fenottes depuis le premier sacre en 2006/07. Jeudi, Wendie Renard espère étoffer encore un peu plus son palmarès avec une quatrième UEFA Women's Champions League, ce qui représenterait un record.

Arrivée au centre de formation l'OL à 16 ans, Renard n'a pas tardé à intégrer l'équipe fanion. Désormais âgée de 29 ans, l'internationale française est devenue un pilier aussi bien en club qu'en sélection. 

Elle évoque en exclusivité pour UEFA.com l'évolution de la section féminine du club rhodanien et la finale de Cardiff contre le Paris Saint-Germain de son ancien entraîneur, Patrice Lair.

L'évolution du club depuis son arrivée à Lyon ...

"Je suis arrivée ici en 2006, au centre de formation. J'ai joué avec les U19 avant de passer professionnelle. Ça fait 11 ans que je suis au club, j'ai vu comment il a évolué."

"Entre 2006 et 2009, ce n'était pas très organisé, on ne nous fournissait pas de maillot par exemple. Quand j'ai signé mon premier contrat professionnel en 2009, c'est un rêve qui s'est réalisé. Mais je savais également que ce n'était que le début d'une nouvelle ère où il fallait que je sois performante, que je devais travailler encore plus dur pour y parvenir."

L'UEFA Women's Champions League ...

"C'est la plus belle des compétitions de clubs. On se souvient des matches et des finales, même si on les perd. Tout ce qui entoure ces rencontres est particulier. On s'y prépare différemment et on sent que ça intéresse beaucoup."

Son but contre le Turbine Potsdam en finale en 2011

"C'était génial ! C'était le même adversaire que l'année précédente. Elles nous avaient battues alors que l'on avait deux tirs au but d'avance. On manquait un peu d'expérience comparé aux équipes allemandes à l'époque."

La victoire contre Francfort en 2012 à Munich

"C'est un stade fantastique. Il était plein à craquer et il y avait environ 1500 supporters lyonnais contre presque 50 000 fans allemands venus encourager Francfort. Je me souviens qu'on avait eu un début de match difficile et qu'on avait concédé trois corners rapidement !"

"On est peu à peu entrées dans le match. Camille (Abily) a marqué un superbe lob et Shishi (Shirley Cruz Traña) a provoqué un penalty. Ça me rappelle de bons souvenirs."

La finale contre Paris à Cardiff

C'est un club qui essaye de nous battre depuis plusieurs années. Cette saison, ils ont fait venir Patrice Lair, qui nous connaît très bien. C'est un compétiteur acharné.

"Je pense qu'ils ont une équipe équilibrée. Nous connaissons par cœur leur entraîneur, la façon dont il aborde les matches. Nous allons affronter des joueuses de classe mondiale qui ont remporté des titres et laissé leur empreinte dans le foot féminin. Mais nous avons des qualités également et nous avons les armes pour les affronter."

"C'est vrai qu'elles nous ont battues en championnat, mais un championnat ne se joue pas sur un match ou deux, il se décide sur la durée. Quelque part, ça nous a fait du bien de perdre contre elles (le 17 décembre)."

"Au bout du compte, nous avons remporté le championnat et la Coupe de France, et nous sommes en finale de la Champions League. Nous sommes sur une bonne dynamique, et même si ça sera dur, nous avons les qualités pour les battre."

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