Champions League féminine, une mine d'infos dans le rapport technique

Les dernières tendances et statistiques concernant l'UEFA Women’s Champions League 2019/20 sont à lire dans le rapport technique.

Lyon fête son titre en 2020
Lyon fête son titre en 2020 Getty Images

Le dernier rapport technique de l'UEFA Women’s Champions League est disponible (en anglais).

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Corinne Diacre et Jorge Vilda, sélectionneurs de la France et de l'Espagne respectivement, étaient présents lors de la phase finale à huit à Bilbao et Saint-Sébastien fin août. Brent Hills, Monika Staab et Jarmo Matikainen ont aussi participé à ce rapport.

Au fil des ans, l’un des maîtres mots des rapports techniques a été d’éviter les comparaisons souvent faites avec les garçons.

Mais la saison 2019/20 a confirmé que les meilleures équipes féminines évoluent dans des tendances similaires.

Un pressing intense, par exemple. Lors de la phase finale, pratiquement toutes les équipes jouaient haut. En ce domaine, Barcelone, Paris Saint-Germain et les championnes de l'Olympique Lyonnais ont été exceptionnelles. Comme l'ont souligné les observateurs, cela crée un besoin de travailler au niveau de la formation des joueuses pour les préparer à ces situations.

Le rôle de la gardienne de but dans la construction fait partie des problèmes abordés. Mais le rapport explique également que les gardiennes « n'ont pas été franchement mises en danger » lors d'un tournoi où elles n'étaient sollicitées que par 3,6 tirs cadrés par match.

Si l'on exclut la victoire de Wolfsburg en quart de finale sur Glasgow, il a fallu près de 10 tirs en moyenne pour marquer un but – une statistique qui a suscité un débat parmi les observateurs concernant les méthodes d'entraînement devant le but.

Ce sujet a été mis en relation avec d'autres statistiques importantes : 39 % des buts ont été marqués sur des coups de pied arrêtés (même s'il n'y a pas eu de penalties) ou 79 % des buts dans le jeu sont venus des ailes.

La saison a également établi des critères de référence concernant les qualités athlétiques. En finale, par exemple, la milieue de terrain lyonnaise Sara Bjork Gunnarsdóttir a parcouru 12,27 km en 90 minutes – un chiffre comparable aux distances parcourues par les hommes – et sa coéquipière Delphine Cascarino a réalisé un sprint à 31,45 km/h lors de la demi-finale contre Paris.

Pour tous les détails, une seule adresse : www.uefatechnicalreports.com.

Au cours des vingt-cinq dernières saisons, l'UEFA a publié plus de 130 rapports techniques sur ses compétitions de clubs et d'équipes nationales, en s'appuyant sur les contributions d'entraîneurs de premier plan acceptant de jouer les observateurs techniques.