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Sarah Bouhaddi avant Wolfsburg-Lyon : « Nous avons un avantage psychologique »

La gardienne lyonnaise Sarah Bouhaddi nous a accordé un entretien exclusif avant la finale de dimanche face à Wolfsburg.

Sarah Bouhaddi, la gardienne lyonnaise
Sarah Bouhaddi, la gardienne lyonnaise UEFA/UEFA via Getty Images

Sarah Bouhaddi s'apprête, tout comme sa coéquipière Wendie Renard, à disputer sa neuvième finale d'UEFA Women's Champions League en 11 saisons, la quatrième face aux Allemandes de Wolfsburg.

L'internationale française (33 ans, 149 sélections) nous a accordé en entretien exclusif avant ce qui pourrait être son septième triomphe dans la compétition.

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Sur la finale de dimanche...

Je pense que ce sera une bataille tactique qui se jouera sur des petits détails. Wolfsburg est habitué à atteindre les demi-finales et à se qualifier pour la finale. C’est une équipe qui nous ressemble car elle gagne son championnat saison après saison. La préparation est différente : elles auront eu une journée de plus de récupération, alors peut-être que cela jouera un rôle. Nous essaierons de récupérer le plus possible jusqu'au jour de match. Nous devrons être très concentrées, très attentives et tirer le meilleur parti de nos occasions.

Lyon brandit le trophée
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Sur l'entraînement aux tirs au but...

En fait, je ne m'entraîne pas à ça tous les jours, mais je regarde pas mal de tirs au but, et je regarde aussi les matches de mes adversaires. Je pense que nous allons travailler tranquillement sur nos adversaires. Ce sera un match serré ; si nous devons passer par les penalties, nous passerons par les penalties. Nous avons un avantage psychologique sur elles, nous voulons donc tout donner. Si nous nous donnons à fond, nous ne serons pas déçues du résultat, mais il est important de tout donner dans ce match. Et si je devais (tirer un penalty) à nouveau, je le ferais.

Comment Lyon a remporté son 5e titre
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Sur la pression mises sur les épaules lyonnaises...

En France, comme en Europe, tout le monde veut détrôner Lyon. C’est vrai que c’est un peu ennuyeux de voir toujours la même équipe au sommet. Cela nous aide aussi à nous développer, car toutes ces équipes travaillent et veulent nous rattraper. Nous nous sentons détendues ; nous savons ce qui se passe au sein de notre équipe et de notre groupe. Les autres ne le savent pas, pas plus que les journalistes. Même pendant le match, nous sommes critiquées car personne ne connaît les tactiques mises en œuvre par l’entraîneur. Nous possédons une véritable force collective, même si certaines personnes essaient de nous en faire douter.

Sur la faim de victoire...

Nous sommes fières d’être là où nous en sommes et nous voulons continuer à aller de plus en plus loin. C’est ce qui nous fait nous sentir vivantes et nous permet de nous améliorer. Vous connaissez Wendie (Renard), vous connaissez Eugénie (Le Sommer) ; notre objectif est de tout gagner et de battre tout le monde, alors nous garderons les doigts croisés pour tout donner et gagner ce match.

Paris 0-1 Lyon
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Sur la reprise des compétitions...

Nous nous sommes arrêtées pendant cinq mois et le football nous a beaucoup manqué. Quand vous voyez tous les événements qui se passent dans le monde aujourd'hui, j'essaie de profiter autant que possible de mon travail, car c'est un travail pour moi aujourd'hui et c'est aussi un plaisir de pouvoir le faire.

Sur sa finale la plus mémorable...

Vous aller peut-être trouver ça étrange, mais c’est celle que j’ai perdue, ma première finale, à Getafe [en 2010 aux tirs au but contre le Turbine Potsdam]. C'était il y a 11 saisons ; c'était ma première, un moment marquant. Nous avons eu de la chance car notre président y avait amené nos familles et de nombreux fans. Nous en avons encore parlé avec Amandine (Henry) au déjeuner, et nous en parlons très souvent ; c'était vraiment magique.

Personne ne s'attendait à ce que Lyon dispute une finale. Ce n'était pas la grande équipe lyonnaise que nous connaissons aujourd'hui, mais nous avons été les premières à nous rendre en finale. Il y a dix ans, il était impossible d'imaginer que nous serions encore ici aujourd'hui. Nous sommes toujours là ; c’est pourquoi c’est mon meilleur souvenir, même si c’est une finale perdue. Cela m'a fait grandir, moi et le club.