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Schröder optimiste pour Potsdam

Avant la finale face à Lyon, l'entraîneur de Potsdam présente à UEFA.com sa carrière illustre et l'ambition de son équipe championne d'Europe.

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Après avoir guidé le FFC Turbine Potsdam en finale de l'UEFA Women's Champions League pour la deuxième année consécutive, l'entraîneur Bernd Schröder parle à UEFA.com de sa longue et belle carrière, du riche palmarès de son club et de ses ambitions de doublé européen.

Quarante ans, ça se fête – Depuis 2004 nous avons réussi à remporter pas moins 15 titres : la Coupe UEFA, trois Coupes d'Allemagne, 5 titres de championnat, plus 5 autres titres de championnat en salle. Je en sais pas si vous vous rendez bien compte, mais remporter 15 titres en 7 ans c'est quelque chose qu'on ne rencontre pas souvent dans le football. À dire vrai, c'est même unique au monde. Et la chose la plus merveilleuse cette année, c'est que tout cela se passe pour les 40 ans du club. Nous sommes devenus champions d'Allemagne pour la troisième saison consécutive, et cela juste l'année où nous fêtons le quarantième anniversaire du club. Aujourd'hui, nous nous retrouvons en finale de la Champions League pour la deuxième année de suite. Ça, pour moi, c'est la consécration ultime.

Comment aborder Lyon – Je pense que deux choses peuvent sincèrement nous aider à l'emporter face à Lyon. Tout d'abord, nous avons joué les françaises du FC Juvisy en quart de finale. Nous avons été vraiment surpris par le style de jeu très athlétique qu'elles ont développé tout au long du match aller, même si tout est rentré dans l'ordre pour le match retour. Ensuite, cette année, nous avons beaucoup travaillé pour trouver les moyens de contrer ce style de jeu qu'affectionnent également les Lyonnaises. La saison passée, cela nous avait vraiment pris au dépourvu. On ne s'y attendait pas du tout, même si on avait vu comment elle jouait en vidéo bien entendu. A mon avis, nous en savons aujourd'hui beaucoup plus sur elles que elles sur nous.

Cela ne fait aucun doute qu'elles nous ont regardé jouer, qu'elles connaissent notre style de jeu, j'ai même vu leur entraîneur à l'un de nos matches. Mais nous pouvons nous montrer imprévisibles, alors que Lyon a plus de mal dans ce registre je pense à cause de leur manière de jouer. Quoiqu'il en soit elles possèdent quelques belles individualités et ont beaucoup joué ensemble, ce qui leur permet de gagner en fluidité et de proposer du beau jeu. Mais nous sommes bien préparés à jouer un match physique. En résumé, je dirais que nous sommes mieux préparées que l'an dernier, mais que l'on verra au coup de sifflet final si cela a été suffisant.

Disputer une finale – À vrai dire, nous avons la même problématique ici en Allemagne avec Duisbourg et Francfort, où les deux équipes se neutralisent pour ainsi dire. Donc voilà, c'est ça le problème. Tout dépend en fait de la forme du moment, le soir du match. Vous ne pouvez rien prévoir de bien concret à l'avance. Je dis toujours que le football féminin réserve énormément de surprises, et ça s'applique aux deux équipes. Je le répète, tout dépend de l'état de fraîcheur physique et de la condition mentale que vous avez le soir du match. Donc savoir ce qui va se passer dans 4 semaines, c'est mission impossible. Il va y avoir des séances d'entraînement avec la sélection nationale, mais ça, c'est différent de ce qui nous attend avec Lyon.

La joueuse clé de Lyon – Lara Dickenmann a beaucoup progressé, nous aimerions bien la compter dans notre effectif. Mais globalement, c'est un mélange de grandes joueuses. Il y a [Sonia] Bompastor, que nous connaissons bien depuis Montpellier. Elles sont un peu plus âgées maintenant, mais elles pratiquent encore un superbe football.