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Smerecki : “Un nouvel élan à leur carrière”

Publié: Jeudi, 4 juillet 2013, 9.07HEC
Sélectionneur chevronné et couronné chez les M19 avec la France en 2010, Francis Smerecki remet ça en Lituanie. Il veut aller au bout.
par Christian Châtelet
Smerecki : “Un nouvel élan à leur carrière”
Francis Smerecki veut connaître le même succès qu'en 2010 avec la France ©FFF
Publié: Jeudi, 4 juillet 2013, 9.07HEC

Smerecki : “Un nouvel élan à leur carrière”

Sélectionneur chevronné et couronné chez les M19 avec la France en 2010, Francis Smerecki remet ça en Lituanie. Il veut aller au bout.

La France rencontrera la Géorgie, la Turquie et la Serbie lors du Championnat d'Europe des moins de 19 ans de l'UEFA, avec un objectif bien précis mais sans vouloir imiter la génération 91, vainqueur à domicile.

UEFA.com : Après une qualification en Autriche, quel va être l’objectif en Lituanie ?

Francis Smerecki : L’objectif raisonnable, ce serait de sortir de la poule. Ça c’est un objectif. Maintenant, on est tributaires de la reprise des clubs en France. Globalement, ils reprennent le 1er juillet. La période de préparation paraît un petit peu courte.

UEFA.com : Avez-vous des absents, des joueurs sur lesquels vous auriez pu compter, retenus ailleurs. Kurt Zouma par exemple ?

Smerecki : Dans notre politique de sélections, on a décidé de laisser Kurt à la disposition de l’équipe des moins de 20 ans. Il n’est pas avec nous.

UEFA.com : Les adversaires Géorgie, Turquie, Serbie... Qui sera le plus coriace ?

Smerecki : On a peu de renseignements sur les équipes. On ne les a pas vues. Mais au regard des commentaires et puis des résultats, je pense que la Turquie paraît un peu plus favorite de ce groupe.

UEFA.com : On a l’impression que vous avez échappé au groupe de la mort, non ?

Smerecki : Je me méfie toujours de cela. Par exemple, je me rappelle des Pays-Bas, lorsque l’on a fait les Championnats d’Europe en France, à Caen, en 2010, certains pays ne récupèrent pas tous les joueurs qui ont fait les éliminatoires et puis les reprises tardives (des clubs) rendent la préparation difficile pour ces grandes nations. Le niveau de forme des joueurs est souvent différent de celui vu lors du tour Élite.

UEFA.com : Quelle comparaison entre ce groupe et celui de 2010 ?

On ne peut pas les rapprocher. Ce sont deux générations qui sont vraiment différentes. On les a emmenés sur ce que nous faisons habituellement mais de par les qualités individuelles des joueurs et la complémentarité, elles ne peuvent pas être comparées. La génération 91, qui a été championne d’Europe, on l’avait depuis quatre ans. Alors que l’actuelle nous ne l’avons que depuis 18 mois. Donc le travail n’est pas le même. Avec la génération 91, en quatre ans, on avait déjà une expérience ensemble d’un championnat d’Europe des moins de 17 ans où on avait été battus en finale par l’Espagne. Il y a un long travail de préparation, une meilleure connaissance des joueurs, et là on a dû faire tout pour récupérer les sélectionnables et on ne travaille pas sur le fond. On a dû rechercher des complémentarités nouvelles, des joueurs qui avaient été oubliés par la sélection. Le travail n’a été effectué que sur un an. Sur l’autre génération, on avait commencé en 16 ans, on avait quatre ans derrière nous.

UEFA.com : Quelle est l’importance pour ces jeunes de jouer à ce niveau ?

Smerecki : Ça va donner un nouvel élan à leur carrière, c’est une certitude. Deuxièmement, ce qu’on remarque sur les phases finales, que ce soient les Championnats d’Europe ou les Coupes du Monde, si on est dans le dernier carré, c’est un peu synonyme de pouvoir jouer régulièrement en Ligue 1 chez nous. Ils sont sur le devant de la scène, il y a les regards qui sont là, et pas seulement les regards français, mais aussi les regards de différents pays, et puis surtout, pour les jeunes joueurs, qui sont en deuxième année de contrat, c’est un accélérateur contractuel, un accélérateur pour eux, de se mesurer à ce qu’il se fait de mieux dans les autres pays. Pour toutes ces raisons là, ils ont bien compris que de bien figurer et de sortir de la poule, comme je l’ai dit, est arriver dans le dernier carré, ce serait vraiment une très bonne chose.

UEFA.com : Vous, une nouvelle phase finale, on s’habitue à vivre ces moments ou bien sont-ils toujours un peu particuliers ?

Smerecki : L’habitude, elle nous sert dans l’organisation. Mais après, elle ne nous sert pas sur ce qu’on va faire durant cette phase finale. C’est chaque fois un nouveau match, un nouveau groupe, on ne sait pas comment ça va se passer. Mais il vaut mieux déjà avoir fait quelques phases finales pour aborder celle-ci.

UEFA.com : Le club que vous avez longtemps entraîné, Guingamp, se retrouve en Ligue 1 cette année. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Smerecki : Le club avait réuni Guy Lacombe et moi-même avec Joss (Jocelyn Gourvennec, le coach de la montée) pour le dernier match de Ligue 2. C’était contre Clermont je crois et il y avait un côté symbolique. Et puis l’autre côté, c’est la preuve que Guingamp est devenu un club de charnière entre la Ligue 1 et la Ligue 2. J’attends de cette équipe qu’elle se maintienne. L’avantage de cette montée cette année c’est que le club a toujours été très sain financièrement et qu’il arrive dans un championnat où tout le monde est obligé de faire attention à son budget. C’est un avantage quand même.

Mis à jour le: 09/10/13 3.00HEC

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