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Débats techniques

Débats techniques

"Le système de jeu n'est pas pertinent. Nous avons une tradition de 4-3-3 avec de bons ailiers, mais le football néerlandais est connu et certains pensent qu'il est facile de jouer contre nous. Alors le principe c'est de jouer un bon football et d'être moins prévisible."

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Kees van Wonderen, l'entraîneur des Pays-Bas

Ce commentaire a été fait par Kees van Wonderen, l'un des cinq entraîneurs qui étaient déjà présents lors de la phase finale en Azerbaïdjan l'année dernière, avec le Bosnien Sakib Malkocević, l'Anglais Steve Cooper, l'Écossais Scot Gemmill et l'Espagnol Santi Denia. Le Néerlandais a réussi à être moins prévisible, avec des changements de poste d'un match à l'autre et, en quart de finale contre l'Allemagne, un passage au 4-4-2.

Il a mis en lumière les paramètres tactiques d'un tournoi dans lequel seule la Bosnie-Herzégovine est restée sur son 4-2-3-1 pendant ces trois matches de groupe, alors que l'Italie a fait confiance à un classique 4-4-2, malgré des changements considérables dans les joueurs utilisés.

Parmi les 14 autres équipes, il y a eu des changements tactiques à un moment ou à un autre. La Serbie a été la seule à jouer pendant la plupart du tournoi avec une défense à trois. "Le système en lui-même n'est pas important", a affirmé l'entraîneur français Lionel Rouxel. "La connaissance du jeu par les joueurs m'importe davantage que leurs connaissances tactiques – leurs capacités à s'adapter à un système différent de celui qui peut être utilisé dans leur club."

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La Serbie a joué avec une défense à trois

Pour ce qui concerne les systèmes utilisés à la base, sept équipes ont décidé de jouer avec un 4-2-3-1 ; cinq en 4-3-3 et trois en 4-4-2 ; comme indiqué un peu plus haut, la Serbie a joué avec un 3-5-2, même si elle pouvait évoluer en 4-1-4-1, comme ce fut le cas pour le match face à la République d'Irlande. En d'autres termes, ce fut un tournoi que vous ne pouvez réduire à de simples schémas. Les joueurs, malgré leur jeunesse, ont pu se glisser dans différents systèmes.

Comme l'ont affirmé Van Wonderen et Rouxel, les principes ont pris le pas sur les systèmes. L'entraîneur de la Hongrie, Zoltán Szélesi, a déclaré : "Nous nous sommes concentrés sur comment nous voulions jouer, garder le ballon au sol, combiner et trouver des espaces sur les côtés".

Jouer au ras du sol
Le concept de jeu au sol a été mis en lumière, il fut l'un des faits marquants de ce tournoi : seuls neuf d'un nombre record de buts ont été marqués de la tête, cinq d'entre eux l'ont été sur des coups de pied arrêtés et trois de ces derniers – le dernier de la Turquie contre la Croatie ; l'égalisation de l'Écosse contre la France, l'égalisation de l'Espagne dans le temps additionnel en finale contre l'Angleterre – sont venus de corners. Un autre but a été marqué de près sur un ballon repoussé, donnant sa cinquième réalisation à l'Allemagne contre la Bosnie-Herzégovine.

Le manque de buts inscrits de la tête dans le jeu a suscité des réflexions. "D'un côté", a déclaré l'observateur technique de l'UEFA Dany Ryser, "il n'y a aucun doute sur les capacités aériennes dans le jeu défensif. Mais vous pouvez aussi vous demander si les capacités aériennes offensives sont suffisamment travaillées à l'entraînement."

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Zak Rudden égalise pour l'Écosse contre la France

"Dans les matches que j'ai vus", a ajouté Dusan Fitzel, "vous pouviez déceler une tendance au centre en retrait plutôt qu'au traditionnel centre en hauteur."

Cela a corroboré plusieurs autres observations concernant l'utilisation des ailes pendant le tournoi, une pratique qui a été à l'origine d'une forte proportion de buts, mais le plus souvent à ras de terre et beaucoup de ces centres en retrait avaient pour origine la ligne de but ou ses environs.

L'un des facteurs à la base de cette tendance était l'utilisation des ailiers en faux pieds, l'Angleterre en a fourni un exemple frappant par l'intermédiaire de son droitier Jadon Sancho placé sur la gauche et de son gaucher Phil Foden situé à droite. La Serbie et les Pays-Bas ont eux aussi régulièrement aligné des ailiers du côté de leur mauvais pied, alors que la Hongrie et l'Ukraine faisaient partie des équipes qui permutaient leurs ailiers pendant le match pour faire un mélange des deux approches. La Turquie a fait de même, à ceci près que ses deux ailiers étaient des gauchers.

Intérieurs et extérieurs
La méthode turque a bien souligné les conséquences d'un changement de pied de prédilection pour un ailier sur le fonctionnement de l'équipe. Le gaucher situé sur la droite était le plus enclin à repiquer vers l'intérieur en partant de l'extérieur. La prévalence des ailiers qui suivaient ce mouvement vers l'intérieur ouvrait des espaces pour les arrières latéraux. Ce tournoi a été riche en exemples au cours desquels ces arrières latéraux prenaient l'espace et allaient jusqu'à la ligne de but adverse pour délivrer des centres ou des centres en retrait.

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Le droitier Jadon Sancho sur le côté gauche de l'attaque anglaise

Les situations de match ont à l'évidence fourni une certaine variabilité, mais il serait légitime de dire qu'une dizaine d'équipes a eu recours de manière constante à des courses puissantes et des combinaisons avec les arrières latéraux, transformant ces défenseurs en armes offensives importantes dans leur panoplie.

Sans chercher l'exhaustivité, certaines relations ont vraiment été frappantes. L'arrière droit français Vincent Collet est l'exemple parfait d'un joueur aux courses agressives dans son couloir. Elles ont permis à l'ailier droit Yacine Adli de bien exploiter ses capacités de dribbles vers l'intérieur, que ce soit d'un côté ou de l'autre, ou d'aller provoquer l'adversaire vers l'axe du terrain. On pourrait dire la même chose à propos de l'arrière droit anglais Timothy Eyoma, dont les montées ont permis à Phil Foden de prendre l'intérieur et d'être influent sur tout le front de l'attaque ou presque.

Dans le même temps, Allemands et Espagnols, adversaires en demi-finale, ont été des exemples de référence en matière de relations fluides allant au-delà des simples dédoublements traditionnels de la part de l'arrière latéral.

Une belle situation a été offerte par le but qui a permis à l'équipe de Denia de revenir après avoir été menée par la France 1-0 en quart de finale. D'abord, l'arrière droit Mateu Morey débordait pour frapper du pied gauche. Quelques minutes plus tard, son coéquipier au FC Barcelone, Juan Miranda, se lançait dans une course à peu près similaire sur le côté gauche et obtenait un penalty qui permettait à son équipe de prendre l'avantage 2-1.

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L'arrière droit de l'Espagne Mateu Morey a été très dangereux sur le plan offensif

Ensuite, Morey perçait vers l'avant à nouveau pour égaliser d'une autre frappe du gauche pendant la finale contre l'Angleterre.

Des défenseurs qui attaquent et des attaquants qui défendent
Ce tournoi n'a pas seulement mis en exergue les qualités offensives des défenseurs, il a également montré les qualités défensives qui sont requises aujourd'hui pour les attaquants. Le capitaine de l'Espagne Abel Ruiz et les trois attaquants turcs (l'avant-centre Malik Karaahmet et les deux ailiers) n'ont pas cessé de faire des efforts pour perturber la construction adverse alors que leurs coéquipiers se plaçaient en position défensive.

La vocation offensive des arrières latéraux a donné des possibilités de contre-attaquer en passant par les côtés – et les meilleures équipes ont été adeptes de la conquête de ces espaces sur les ailes. En phase de construction, la norme était de contrôler le milieu de terrain en descendant vers sa propre surface alors que les arrières latéraux restaient relativement haut. Les arrières centraux se lançaient rarement dans des chevauchées vers l'avant, à l'exception notable des joueurs allemand Jan Boller et espagnol Víctor Chust, toujours prêts à venir créer le surnombre au milieu de terrain.

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Le défenseur central de l'Espagne Víctor Chust

De nombreux entraîneurs en Croatie ont expliqué qu'une forte part de leur travail était dédiée à faire progresser leurs équipes sur le plan défensif en réaction aux caractéristiques de leurs championnats nationaux qui sont souvent dominés par quelques clubs. Par conséquent, ces clubs ont peu de matches serrés à disputer dans leur calendrier.

L'entraîneur de l'Espagne, Denia, faisait remarquer : "Si une équipe mène régulièrement au score par des écarts tels que 8-0, il y a la tentation de négliger les tâches défensives dans un match".

L'entraîneur ukrainien, Sergii Popov, déclarait : "Mes joueurs ont souffert d'un manque d'expérience contre des adversaires de qualité tels que l'Angleterre et les Pays-Bas".

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Lionel Rouxel : les défenseurs doivent se concentrer sur la défense

"L'un des concepts sur lesquels je travaille", ajoutait Rouxel, "c'est le besoin d'être précis devant les deux buts."

Les Néerlandais traitent cette question en donnant la priorité au dialogue avec les entraîneurs de club. "Nous avons réalisé que certains avaient du mal à juger ce qui était nécessaire au niveau international", affirme Kees van Wonderen, "nous les invitons à passer une semaine à peu près avec nous sur un tournoi international et à tester eux-mêmes."

Eux ou nous
"C'était un tournoi très mature sur les questions tactiques, la circulation de balle et la recherche des espaces", a commenté Fitzel. "Et sur les ressources." Il faisait référence à l'ampleur des staffs techniques dans lesquels on trouvait des psychologues, des scientifiques du sport, et surtout, des analystes. Les entraîneurs, cependant, ont souligné l'importance de hiérarchiser toutes les informations et de se concentrer exclusivement sur les éléments clés, sur les points chauds, comme le disait l'entraîneur anglais Cooper. Il a résumé l'attitude générale en disant : "Nous observons nos adversaires, mais seulement pour voir comment nous pourrions pratiquer contre eux notre propre football à son meilleur niveau".

Le but ultime
Même si les coaches ont travaillé la défense, le tournoi n'a pas été marqué par des attitudes défensives. Le record de buts a contrasté avec les approches prudentes qui ont été observées lors des précédents tournois où une place en Coupe du Monde de la FIFA était à la clé. Les statistiques de 2013 et de 2015 le démontrent.

"La philosophie était plus offensive", a commenté Ryser, "parce que les associations nationales réalisent que c'est important pour le long terme et pour la formation."

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L'Espagne a été menée deux buts à zéro contre la Turquie dans son premier match

"Pour l'entraîneur, il est plus facile de se concentrer sur la défense à l'entraînement", a ajouté Fitzel. "Mais ce tournoi suggère une plus grande insistance sur la créativité."

L'équipe technique a donné des raisons similaires pour expliquer l'augmentation notable des retours au score après avoir été mené 1-0. En Croatie, on en a observé cinq (16 %) comparés aux deux (6,45 %) en Azerbaïdjan. En Bulgarie, en 2015, aucune équipe n'a gagné après avoir été menée 1-0. En 2017, 73 % des matches ont été remportés par une équipe qui avait marqué en premier, contre 79 % en 2016.

"Je dirais que d'une manière générale une équipe qui marque un but ne change pas nécessairement son plan de jeu", a commenté Ryser. "Il y a toujours la volonté de prendre des risques, pour mettre fin au suspense, c'est quelque chose de positif à ce stade du développement des joueurs."

Cette tendance à avoir de l'ambition dans le jeu est étayée par les statistiques. Seuls cinq matches se sont terminés sur un score de parité (dont trois avec l'Espagne) et le seul match nul sans but a été l'avant-dernier, la demi-finale entre l'Espagne et l'Allemagne. La remarquable combativité espagnole a été illustrée par ses quatre retours au score en six matches. À deux reprises cette équipe a obtenu le match nul et à deux reprises elle a remporté la victoire. Elle a notamment battu la Turquie trois buts à deux après avoir été menée deux buts à zéro.

AnnéeButsMoy.
2005483,20
200644*2,93
200742*2,80
2008362,40
2009332,20
2010412,73
2011352,33
2012281,87
2013241,60
2014463,07
2015591,79
2016732,35
201798*3,16

*Hors matches additionnels

Buts et gardien de but
Pour un observateur quelconque, le nombre record de buts pourrait être imputable au niveau des gardiens de but. "Tant s'en faut", avance Fitzel. "Ce qu'on a vu en Croatie a été la confirmation que le cahier des charges a évolué pour le gardien de but. Il utilise davantage ses pieds."

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Luca Plogmann, le gardien de l'Allemagne, pendant les demi-finales

"Par le passé", a ajouté Ryser, "les Néerlandais étaient excellents. Mais la formation des gardiens a changé. En Croatie, nous avons des équipes qui n'ont pas hésité à utiliser leur gardien dans leur jeu de passe. Et les gardiens sont de plus en plus intégrés aux séances d'entraînement collectives alors qu'auparavant ils s'entraînaient à part."

"Le niveau général des arrêts était compétitif", a remarqué Fitzel. "D'abord, il y a un manque physique qui fut un peu surprenant et on pouvait se demander si ces gardiens étaient en mesure d'être maîtres de leur surface de réparation. Et je pense que c'est une question que vous pouvez relier à celle du nombre d'équipes qui se sont appuyées sur des centres aériens."

Les chiffres
Ce nombre record de buts s'est établi à 3,16 par match, on n'avait jamais vu ça depuis l'instauration d'une phase finale à 15 matches en 2005. Mais le tournoi en Croatie a eu deux visages. Il y a eu deux matches qui se sont terminés sur les scores de 7-0. Cela a gonflé le nombre de buts dans la phase de groupes. Il s'élevait à 82, soit 3,42 buts par match. Seize buts seulement ont été marqués pendant les sept matches à élimination directe hautement disputés.

Les autres buts inscrits sur des phases arrêtées (dont neuf penalties) comptent pour 23 % du total, à comparer aux 19,7 % l'année précédente. Les buts ont été marqués à six reprises sur des corners (cinq pendant les groupes ; un lors de la finale) sur un total de 252 corners sifflés. On est sur un taux de 1/42 (1/49 en 2016 et les deux tournois auraient été disputés à taux identique si l'Espagne n'avait pas égalisé dans le temps additionnel de la finale suite à un corner). Cela peut soulever des questions sur la valeur du temps passé à l'entraînement. Cependant, les chiffres ne disent pas toujours la vérité.

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Phil Foden redonne l'avantage à l'Angleterre pendant la finale d'une frappe lointaine

Pour le dire ainsi, de manière directe, d'autres buts n'ont pas été classés parmi les corners gagnants, mais trouvent leur origine sur corner : le but contre son camp qui a donné l'avantage à la Norvège 1-0 face à l'Angleterre ; le centre qui a permis aux Pays-Bas de prendre l'avantage 1-0 contre la Norvège était délivré suite à corner ; le but contre son camp de la Hongrie qui a éliminé le pays face à la Turquie en quart de finale et lui aussi venu d'un corner ; dans son premier match, la Turquie a marqué contre l'Espagne sur une contre-attaque après un corner espagnol ; et l'Angleterre a inscrit son deuxième but de la finale sur une frappe de loin suite à un corner mal dégagé.

Sur tous les buts impliquant des corners, sept ont permis d'ouvrir le score dans un match ; deux ont permis de faire évoluer le score en finale ; un a permis à l'Écosse d'égaliser contre la France ; et l'autre a donné l'avantage 3-1 à la Turquie contre la Croatie. L'observatrice technique Patricia González a commenté : "C'est curieux que tous les buts sur corners, sauf un, étaient marqués au premier poteau".

La Hongrie a donné un bel exemple de travail de la préparation sur corner, offrant aux spectateurs cinq variations sur ce thème pendant un seul match. "Les coups de pied arrêtés sont très importants pour le football moderne", a expliqué l'entraîneur Szélesi. "Notre équipe n'est pas très grande en taille, alors on a répété pendant 20 ou 30 minutes à la fin de chaque séance d'entraînement. Je leur ai dit exactement quoi faire. J'ai corrigé les positions de chaque joueur."

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Mehmet Hacioğlu, l'entraîneur turc

L'entraîneur turc Mehmet Hacioğlu a ajouté : "À la veille d'un match, parfois nous ne travaillions que les coups de pied arrêtés". Les deux seuls buts inscrits par la Serbie ont été le résultat de balles arrêtées.

Défendre sur les coups de pied arrêtés a pris des formes diverses. Une majorité d'entraîneurs – tous sauf quatre pour être précis – a opté pour un cocktail de marquage de zone et de marquage individuel. La Croatie, la Turquie, l'Ukraine et les Pays-Bas ont préféré un marquage de zone intégrale et Van Wonderen commente "tant que vous êtes sûrs que vos meilleurs joueurs de tête sont à la bonne place, je pense que c'est le meilleur moyen".

En diverses occasions, certaines équipes comme l'Angleterre ou l'Écosse ont utilisé un marquage de zone sur les coups francs, mais individuel sur les corners. Cela dépendait évidemment de l'endroit où le coup de pied arrêté était botté.

Comment les buts ont été marqués
Comme l'année précédente, 36 % des buts inscrits dans le jeu ont trouvé leur origine dans des centres venus des ailes. Cependant, il y a un contraste entre 2016 et 2017 concernant l'augmentation du nombre de buts venus de combinaisons. Ce nombre est passé de 3 à 15. Le jeu de passes de l'Angleterre dans les 30 derniers mètres a apporté cinq de ces buts, plus que le total toutes équipes confondues de 2016.

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Callum Hudson-Odoi après avoir marqué contre la Turquie

Le premier match de l'Angleterre et sa demi-finale contre la Turquie ont bien démontré la capacité de l'équipe de Cooper à exploiter les duels remportés sur les premiers ballons et apporter des attaques incisives alors que l'adversaire ne s'était pas encore mis en mode défensif. Les observateurs techniques ont débattu sur la définition exacte d'une contre-attaque et se sont mis d'accord pour séparer les transitions à l'anglaise après le gain du ballon dans les airs des attaques rapides lancées depuis la défense. Un total de 15 buts avait pour origine un ballon gagné dans la moitié de terrain adverse et 17 des contres lancés par l'équipe de sa propre moitié de terrain. Quatre d'entre eux sont venus de coups de pied arrêtés en faveur de l'adversaire.

Quelque 40 des buts inscrits dans le jeu l'ont été sans contrôle ; 16 avec deux touches de balle ; 11 après trois touches de balle ou plus ; le reste était des buts inscrits de la tête.

Les attaquants ont inscrit 36 buts ; les joueurs de couloirs 26, les milieux offensifs (qualifiés de numéro 10 par l'équipe des observateurs techniques) 11 ; les milieux centraux 14 ; les arrières latéraux 4 ; les arrières centraux 3, tous sur des coups de pied arrêtés – deux corners et un coup franc, pour être précis. Le reste était des buts contre son camp.

L'égalisation à la dernière minute de Nacho Díaz en finale a porté le nombre de buts inscrits par des remplaçants à (seulement) huit. 87 % des buts dans le jeu ont été inscrits de l'intérieur de la surface.

CATEGORIEACTION DESCRIPTION BUTS
COUPS DE PIEDS ARRÊTÉS
CornersDirect ou suite à un corner6
Coups francs (directs)Sur coup franc direct5
Coups francs (indirects)Ou suite à un coup franc3
PenaltiesOu suite à un penalty9
TouchesSuite à une touche0
DANS LE JEU
CombinaisonsUne-deux, combinaisons15
CentresCentre venu des ailes16
Centres en retraitPasse effectuée depuis la ligne de but11
Longs centresLongs centres dans la surface de réparation3
Course balle au piedDribble et frappe de près/dribble et passe7
Frappes de loinFrappe directe/frappe suivie7
OuverturesPasse verticale dans le dos de la défense10
Erreurs défensivesMauvaise passe en retrait/erreur du gardien3
Contre son campBut marqué par un adversaire4
  Total99

Contrairement à ce que l'on peut observer d'habitude, les buts ont été équitablement répartis entre les deux périodes mêmes si 21 % d'entre eux ont été marqués après la 70e minute, en partie en raison du temps additionnel et de la prolongation.

MinutesButs
1re-10e12
11e-20e14
21e-30e9
31e-40e13
40+2
41e-50e10
51e-60e9
61e-70e9
71e-80e15
80+6

Trouver la cible
Le tournoi 2017 se trouve pris en sandwich entre les deux tournois des années précédentes en ce qui concerne le nombre de tirs adressés : 650 en Croatie contre 635 en Azerbaïdjan et 745 en Bulgarie.

Un nombre record de buts a été marqué sur un nombre assez restreint de tentatives, ce qui en dit long sur l'efficacité des tireurs. L'Allemagne a excellé dans ce domaine inscrivant un but pour 3,65 tirs ; l'Espagne a marqué toutes les 4,9 tentatives ; l'Angleterre 5,4. La moyenne du tournoi, si on inclut le match de barrage pour la Coupe du Monde, était d'un but toutes les 6,57 tentatives. En 2015 nous étions à un but toutes les 12,63 tentatives. La France, cependant, domine cette statistique et son total est accru par les 25 tirs qu'elle a adressés aux îles Féroé lors du match entre les deux équipes. Le tableau ci-dessous classe les participants en fonction du nombre de tentatives par match :

ÉquipeCadréNon-cadréArrêtéMontantsTotalMoyenneButs
France40321959118,2013
Angleterre3934858113,5015
Allemagne30181416212,4017
Italie1314703411,333
Turquie2022825010,0010
Hongrie2224425010,008
Écosse1213503010,004
Espagne2821102599,8312
Serbie111171299,672
Pays-Bas151921369,004
Norvège61831279,003
Bosnie-Herzégovine11970279,002
République d'Irlande61771307,502
Ukraine71233227,332
Croatie8650196,332
Îles Féroe300031,000

Note : les tentatives se terminant sur les montants sont incluses dans les tirs cadrés si elles sont détournées par le gardien ou par un défenseur et non cadrées si les tentatives arrivent directement sur le montant.

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