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Sujets techniques

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Les politiques de sélection et l'origine des but ont été sources de discussion ©Sportsfile

Sujets techniques

“Les priorités en ce qui concerne la sélection des joueurs sont qu'ils se sentent bien lorsqu'ils sont en possession du ballon, qu'ils veuillent prendre l'initiative, qu'ils fassent preuve d'une certaine souplesse tactique et qu'ils aient le potentiel pour être à l'avenir des joueurs évoluant dans la sélection A. Derrière cette équipe, nous avons l'équipe des moins de 16, une équipe de joueurs qui sont nés en fin d'année et certains des meilleurs joueurs de moins de 15 ans."

"Nos critères de sélection principaux sont la qualit�� technique et l'intelligence en match, plutôt que la condition physique, alors j'ai été surpris par le nombre de joueurs proches de la limite d'âge présents sur ce tournoi".
Thierry Siquet, sélectionneur de la Belgique
"Vous ne voulez pas enfermer vos joueurs dans un dispositif tactique donné, si vous concentrez votre entraînement sur la défense, vous pouvez nuire à vos joueurs et les empêcher de s'exprimer."
John Peacock, observateur technique de l'UEFA

Cette explication signée du sélectionneur français Bernard Diomède met en place un certain nombre de fondamentaux dont il a été largement question entre les observateurs techniques de l'UEFA, à Bakou. La mention faite aux joueurs nés en fin d'année est étayée par certaines preuves statistiques.

Parmi les joueurs sélectionnés pour la phase finale en Azerbaïdjan, 20 % sont nés en janvier 1999. Le groupe allemand contenait 10 joueurs nés au cours de ce mois. Le groupe serbe était le seul qui n'en contenait aucun. Presque la moitié de l'effectif des joueurs (47 %) était composée des garçons nés dans le premier trimestre de l'année ; 13 en Ukraine, 12 en Allemagne et Espagne, 11 en France, 10 en Angleterre, au Portugal et en Suède.

Seuls 25,7 % des 288 joueurs étaient nés dans la seconde moitié de l'année civile.

La Serbie (10), et les Pays-Bas (9) et l'Azerbaïdjan (8) apportaient 36 % de ce total. L'Allemagne et l'Ukraine ne présentaient qu'un seul joueur né entre juillet et décembre, la France et l'Italie deux chacune. Au contraire, l'Italie (avec l'Écosse) a sélectionné quatre joueurs nés en 2000, l'Autriche, l'Azerbaïdjan, la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, l'Angleterre, la Serbie, et l'Espagne en possédaient un chacun. Parmi ces 15 joueurs plus jeunes, 10 étaient nés entre janvier et mars.

Les statistiques relevées à Bakou ont clairement suscité une réflexion sur comment s'occuper de ces joueurs nés en fin d'année et minimiser le risque de perdre des talents qui seraient nés entre juillet et décembre. Comme a pu le commenter le sélectionneur belge Thierry Siquet : "Nos critères de sélection principaux sont la qualité technique et l'intelligence en match, plutôt que la condition physique, alors j'ai été surpris par le nombre de joueurs proches de la limite d'âge présents sur ce tournoi".

Apprentissages
Les entraîneurs ont été enclins à reconnaître la valeur éducative du tournoi et se sont félicités de son passage à 16 équipes. Mais quelle est la nature de cette valeur éducative ? Comment les observateurs techniques la remarquaient : "On peut se demander si l'on n'y apprend à défendre ou à jouer réellement football ?"

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La Belgique a fait valoir sa politique en matière de sélection

La question se posait après une journée où l'on avait vu des équipes dominer largement leur sujet sans gagner. Les résultats avaient fait la part belle aux vertus collectives et à la discipline défensive. Cela rappelait la question classique de la mesure dans laquelle les entraîneurs recherchent le résultat par rapport à l'apprentissage. La Belgique a fait partie des équipes qui ont mis l'accent sur les aspects éducatifs, tout en recherchant bien sûr la victoire, elle a encouragé ses joueurs à analyser les autres équipes et à mettre en place des stratégies pour les battre.

"Il faut arriver à un équilibre", a déclaré l'observateur technique de l'UEFA John Peacock. "Vous ne voulez pas enfermer vos joueurs dans un dispositif tactique donné, si vous concentrez votre entraînement sur la défense, vous pouvez nuire à vos joueurs et les empêcher de s'exprimer." Son collègue Dany Ryser ajoute : "À ce niveau, je pense qu'il est important d'être un éducateur pour les joueurs et de les amener à prendre leurs responsabilités".

Sur les buts
Même si la discipline défensive a été importante pour beaucoup d'équipes à Bakou, le tournoi 2016 n'a pas été avare en buts, si on le compare à celui de l'année précédente, en Bulgarie ou 59 réalisations ont été enregistrées, soit 1,79 par match. Cependant, le tournoi 2015 servait également de qualificatif pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, or ce n'était pas le cas cette année. Pour certains, la qualité offensive reste problématique. La France et l'Écosse sont rentrées à la maison sans avoir fait trembler les filets en quatre heures de jeu, alors que neuf pays n'ont pas marqué plus d'un but.

Année

Buts

Moyenne

2005

48

3,20

2006

44*

2,93

2007

42*

2,80

2008

36

2,40

2009

33

2,20

2010

41

2,73

2011

35

2,33

2012

28

1,87

2013

24

1,60

2014

46

3,07

2015

59

1,79

2016

73

2,35

*Sans les matches additionnels

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Abel Ruíz (à.g.) a joué un grand rôle dans l'équipe d'Espagne

Bouché dans l'axe
En 2015, les huit buts inscrits par Odsonne Edouard avaient propulsé la France vers le titre et, un an plus tard, il revenait au Portugais José Gomes de tenir le rôle de meilleur buteur avec sept réalisations. Il était l'une des rares exceptions à la règle qui veut que dans un tournoi les observateurs techniques relèvent que les attaquants de pointe jouent le plus souvent dos au but. Cette fois, l'accent a été mis sur le travail de réception des passes directes ou de course sur des ballons en profondeur, mais aussi sur l'action de premier rideau défensif face un adversaire qui tente de s'organiser. Parmi les joueurs qui ont marqué plus d'un but, seul l'Allemand Renat Dadashov et son coll��gue bosnien Benjamin Hadžić ont réellement épousé le profil type du buteur. Même s'il portait le numéro neuf et était placé en pointe, l'Espagnol Abel Ruíz ne pouvait être considéré comme un point d'ancrage, alors que le Suédois Joel Asoro évoluait davantage dans le mouvement et décrochait pour venir chercher le ballon au lieu de rester au contact de la défense adverse.

En revanche, un grand nombre de buts ont été marqués par des milieux de terrain. D'autres sont venus de joueurs de couloir, y compris des arrières latéraux, comme nous l'avons vu en finale. Les statistiques du tournoi ont révélé qu'un très faible pourcentage de buts est venu de combinaisons exécutées dans l'axe du terrain. Certaines équipes ont tenté d'évoluer de cette manière. L'Angleterre et l'Espagne en ont été des exemples, avec l'Italie qui utilisait deux buteurs et un milieu de terrain en losange qui se propulsait dans les 30 derniers mètres. L'Angleterre et l'Espagne ont marqué des buts sur ce genre de combinaison, mais l'équipe de Steve Cooper a ouvert le score contre la France avec un superbe mouvement collectif sur le côté gauche, consécutif à une touche, alors que le deuxième but de l'Espagne contre les Pays-Bas était le résultat d'une quinzaine de passes et de ballons portés avant de battre le gardien adverse. En d'autres termes, marquer en passant par l'axe n'a pas été le plus courant, tant s'en faut. Cette théorie peut se soutenir en remarquant le fait que quatre buts seulement sont venus de passes lobant la défense.

Cette tendance peut être facilement reliée aux systèmes utilisés par les équipes dans un tournoi où pas moins de sept entraîneurs ont adopté le 4-2-3-1 et quatre autres ont opté pour le 4-4-2. Cinq techniciens préféraient le 4-3-3. L'Azerbaïdjan (contre l'Écosse) et l'Allemagne ont également utilisé ce système de manière occasionnelle. Au final, 11 des 16 équipes présentes possédaient deux sentinelles devant leur quatre de derrière, barrant le chemin de l'axe à tous ceux qui voulaient s'y aventurer. Cependant, on pouvait aussi noter une certaine souplesse tactique, une gestion du risque qui fut un facteur important, même si seule la Suède osa aligner trois défenseurs centraux dans les dernières minutes de son quart de finale contre les Pays-Bas.

Longueur et largeur
Avec un axe bouché, la plupart des équipes présentes en Azerbaïdjan choisissaient de contourner la défense adverse. Kees van Wonderen devait choisir deux joueurs parmi Tahith Chong, Che Nunnely et Justin Kluivert, tous purs ailiers, capables d'éliminer leurs adversaires en duel. Le Portugal a joué avec João Filipe et Mesaque Dju de manière similaire. La Belgique comptait sur Xian Emmers et Thibaud Verlinden, et l'Angleterre possédait l'un des ailiers les plus remarquables du tournoi, avec Reiss Nelson. L'Espagne, habituellement bien dotée à ce poste, faisait confiance au rythme de Jordi Mboula pour pénétrer côté droit, alors que l'aile gauche était occupée par les milieux de terrain et des arrières latéraux.

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Le latéral Jan-Niklas Beste a souvent pris la profondeur

La tendance générale était d'attaquer par les côtés en se reposant sur des duos, dans la mesure où pour composer l'Équipe du tournoi, les observateurs techniques ont vu leur œil attiré par les contributions de plusieurs arrières latéraux. Le Portugal attaquait presque exclusivement par les ailes, avec des joueurs tels que Diogo Dalot et Rúben Vinagre, capables de se mêler aux actions offensives. Dujon Sterling formait un partenariat très efficace avec Nelson, sur le côté droit de l'Angleterre. Navajo Bakboord et Tyrell Malacia ont bien servi de soutien aux ailiers néerlandais. Par ailleurs, les arrières latéraux et les milieux dans les couloirs se sont relayés pour des courses dans la profondeur. Meikel Schönewitz faisait exactement cela avec Gian-Luca Itter et Jan-Niklas Beste sur le côté gauche de l'Allemagne. Santi Denia utilisait de manière similaire Gorka Zabarte et Fran García sur le côté gauche de l'Espagne, faisant entrer avec succès ce dernier dans son 11 de départ pour les matches à élimination directe, après avoir mis l'accent sur la protection de l'axe pendant la phase de groupes.

Tout comme les Pays-Bas, la France (avec six gauchers pour débuter le match contre le Danemark) alignait des faux pieds en attaque. La tendance naturelle de ces joueurs à repiquer vers l'axe a ouvert des espaces pour les latéraux. Ce tournoi a confirmé qu'un bon latéral devait être capable non seulement de soutenir son équipe sur le plan offensif, mais aussi d'être préparé à aller jusqu'à la ligne de but adverse, dans son couloir. L'Ukraine a ajouté une notion intéressante sur le sujet en alignant un joueur gaucher au poste d'arrière droit.

Pour les équipes qui se faisaient fort de construire en partant de l'arrière, le schéma le plus courant était de servir les deux arrières centraux qui combinaient avec leur milieu défensif, capable de les couvrir, et avec les deux arrières latéraux capables d'évoluer davantage en attaque. En Azerbaïdjan, un certain nombre d'équipes (surtout l'Ukraine, l'Écosse, la Bosnie-Herzégovine) étaient clairement enclines à des transitions rapides entre la défense et l'attaque, par l'intermédiaire de longs ballons vers l'avant. D'autres équipes, comme la Suède, ont choisi des solutions intermédiaires, se donnant du temps pour se regrouper en revenant derrière dans leur propre moitié de terrain, avant de repartir vers l'avant.

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La tactique suédoise a brillé

La plupart des équipes ont pressé haut sur le porteur du ballon, mais peu d'entre elles ont maintenu ce pressing. "L'Angleterre était l'une des équipes à presser de manière efficace", a noté l'observateur technique Savvas Constantinou. "Cette équipe a réussi à reprendre la possession du ballon haut sur le terrain, avec des joueurs parfois à quatre pour récupérer ce ballon, coupant les axes de passes de leur adversaire, et comptant sur leurs coéquipiers pas loin derrière. S'il n'était pas possible de récupérer le ballon à cet endroit du terrain, alors ils changeaient rapidement de système pour passer dans un 4-4-1-1 en défense et presser le milieu de terrain. Son collègue Ghenadie Scurtul ajoute : "Le Portugal a été remarquable dans ses prises de décision concernant le pressing. Cette équipe a été très bien entraînée pour les moments où il fallait presser haut et les moments où il fallait se regrouper".

©Sportsfile

Le gardien de but du Portugal, Diogo Costa

Gardiens volants
C'est assez inhabituel, un certain nombre de gardiens que l'on retrouvait parmi les postulants à l'Équipe du tournoi, ont parcouru plus de 10 km. Ce chiffre à lui seul traduit bien le niveau atteint en Azerbaïdjan. "Il ne fait aucun doute", a déclaré Peacock, "que le poste de gardien de but a progressé de manière impressionnante ces 10 dernières années et il faut pour cela féliciter les entraîneurs des gardiens." Il y avait toutefois quelques différences importantes dans le cahier des charges de ces gardiens. Les gardiens serbe, néerlandais et surtout allemand ont été vus fréquemment à l'entrée du rond central. Cela a d'ailleurs coûté cher au gardien allemand Jan-Christoph Bartels en demi-finale contre l'Espagne. Bartels a loupé une passe non loin de la ligne médiane et il a reçu un carton rouge pour avoir fait une faute sur un adversaire qui filait au but.

Il est clair que la tendance est aux gardiens assez bons au pied pour relancer et pour jouer un rôle dans les contre-attaques. Les observateurs se sont demandé si ces capacités au pied pouvaient être développées au détriment des fondamentaux du poste. Ils ont eu le sentiment qu'il était important de maintenir un bon équilibre entre goal et volant !

Les 30 derniers mètres
Il y a eu un changement radical en comparaison au tournoi 2015 où 745 tentatives ont conduit à 59 buts avec une moyenne d'un but toutes les 12,63 tentatives. Deux équipes seulement sont parvenues à cadrer plus de la moitié de leurs frappes. En Azerbaïdjan, il y eut une baisse radicale (15 %), à 635 tentatives, et une plus grande efficacité, avec un but toutes les 8,7 tentatives ; et huit équipes ayant cadré plus de la moitié de leurs frappes. Le tableau ci-dessous récapitule ces chiffres :

Équipe

cadrés

non cadrés

stoppés

montants

total

moyenne

buts

Portugal

41

36

29

4

106

17,67

15

France

13

22

13

2

48

16,00

0

Allemagne

31

28

14

3

73

14,60

11

Danemark

14

12

8

2

34

11,33

2

Ukraine

12

16

6

2

34

11,33

3

Angleterre

23

14

7

0

44

11,00

6

Belgique

11

20

5

1

36

9,00

3

Espagne

24

18

11

2

53

8,83

11

Pays-Bas

17

18

7

0

42

8,40

4

Italie

9

7

9

1

25

8,33

4

Suède

14

8

9

0

31

7,75

3

Azerbaïdjan

11

7

5

0

23

7,67

2

Serbie

10

11

1

1

22

7,33

2

Bosnie-Herzégovine

9

7

5

0

21

7,00

3

Autriche

11

10

4

0

25

6,25

4

Écosse

7

8

3

0

18

6,00

0

Note : les tentatives frappant les montants sont incluses dans les tirs cadrés si elles sont déviées par le gardien ou par un défenseur et elles sont incluses dans les tirs non cadrés si elles frappent les montants directement.

Coups de pied arrêtés
Le pourcentage de buts inscrits sur coup de pied arrêté est tombé de 22 à 19,7, si on compare à 2015. Le Portugal a inscrit 5 des 15 buts marqués sur coup de pied arrêté en Azerbaïdjan. Bravo à l'arrière latéral Rúben Vinagre pour son excellent pied gauche dans ces actions. Il a souvent été dangereux pour la défense adverse. Le Portugal faisait partie d'une majorité d'équipes qui ont beaucoup travaillé les phases arrêtées à l'entraînement, soit en attaque ou en défense. Le sélectionneur de la Belgique Thierry Siquet déclare : "Il est important dans ce genre de tournoi de s'entraîner à cet exercice. Nous avons fait sept ou huit combinaisons différentes, mais la clé est d'avoir un vrai spécialiste dans leurs exécutions".

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L'Autriche a montré ses qualités près du but adverse

Le sélectionneur de l'Angleterre Steve Cooper croit lui aussi à l'efficacité de ce travail sur les coups de pied arrêtés. "Il y a différentes manières de travailler cela et nous avons introduit un système où les joueurs reçoivent des coups de pied arrêtés et discutent ensuite de cela en petit groupe", a-t-il expliqué.

Parmi les actions qui ont porté leurs fruits, figure ce corner de l'Autriche, avec deux joueurs courant par-dessus le ballon. Andreas Heraf a également mis en place des coups francs dans lesquels certains de ses joueurs faisaient le mur devant le mur adverses. Deux des joueurs occupaient même des positions à genoux. C'est assez inhabituel à ce niveau, mais les longues touches ont été utilisées également, avec Alexander Burgstaller (Autriche), Andreas Poulsen (Danemark), Thierry Correia (Portugal), Joel Asoro (Suède) et Tymofiy Sukhar (Ukraine). Tous ont été capables d'envoyer le ballon de la ligne de touche à l'intérieur de la surface de réparation.

Les corners, en revanche, n'ont pas donné grand-chose. 295 ont été sifflés et 6 buts ont été marqués. Soit 1 but pour 49 corners.

L'art de la défense sur les corners s'est exprimé avec une grande diversité. On pouvait placer un joueur au premier poteau ; deux au deuxième poteau ; aucun auprès des poteaux ; utiliser un marquage de zone total ; utiliser un marquage individuel strict avec quatre défenseurs dédiés à ce système ou plus. Nous avons vu pratiquement toutes les variations en Azerbaïdjan. Cependant, la France a été une exception remarquable à la règle générale qui veut que l'on laisse trois joueurs devant pour obliger l'adversaire à mettre moins d'éléments dans la surface de réparation et ainsi éviter le risque d'une contre-attaque rapide.

Comment les buts ont été marqués
Le tableau des buts reflète certains points qui ont été soulevés plus haut, avec 36 % de buts inscrits dans le jeu venant des ailes, 45 % d'entre eux venant de longues passes expédiées dans la surface. Cette proportion grandit encore si l'on inclut les buts inscrits contre son camp venant de centres ou de centres en retrait. Le tableau fait également apparaître le faible nombre d'actions couronnées de succès utilisant de longues passes dans l'axe vers les 30 derniers mètres. En outre, le nombre de buts inscrits de loin suggère que des blocs défensifs bas peuvent offrir des opportunités de frappe de l'extérieur de la surface.

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José Gomes, meilleur buteur du tournoi

Le manque de buts inscrits directement sur coup franc souligne un point de débat qui a déjà été soulevé lors des précédentes saisons, le manque de spécialistes dans ce domaine.

Bien que beaucoup d'équipes aient pratiqué une transition rapide entre la défense et l'attaque, seule une poignée de but ont été marqués en contre. Il y eut toutefois des exemples spectaculaires dans ce domaine. On se souvient de l'Allemagne interceptant un corner autrichien pour porter la marque à deux buts à zéro lorsqu'Arne Maier s'emparait du ballon dans sa propre surface de réparation et servait Atakan Akkaynak pour conclure un sprint de 70 m victorieusement. L'Autriche était encore à la peine en quart de finale contre le Portugal qui lui aussi doublait la mise avec un contre ultrarapide conclu, après un superbe centre, par José Gomes.

Il s'agissait là de l'un des cinq buts inscrits de la tête par le n°9 portugais pendant le tournoi où 10 buts ont été marqués de cette manière. Cela représente une statistique significative étant donné que ces dernières années les buts de la tête ont soulevé quelques inquiétudes par leur absence.

ACTIONDESCRIPTIONBUTS
PHASES ARRÊTÉES
CornersVenant d'un corner ou à la suite d'un corner6
Coups francs (direct)Directement sur coup franc0
Coups francs (indirect)À la suite d'un coup franc4
PenaltiesSur penalty (ou à la suite d'un penalty)5
TouchesSuite à une touche0
Combinaisonsune-deux / combinaisons3
DANS LE JEU
CentresCentres venant de l'aile11
Centres en retraitCentres venant de la ligne de but10
OuverturesLongues passes dans la surface5
Courses balle au piedDribble et frappe / dribble et passe9
Frappes de loinFrappes directes / frappes suivies8
Passes vers l'avantOuverture ou passes dans el dos de la défense4
Erreurs défensivesMavaise passe en retrait / erreur du gardien4
Buts contre son campBut marqués par l'adversaire4
Total73

Comme souvent, une majorité de buts (un peu moins de 58 %) ont été marqués après la mi-temps. Cependant, les facteurs de fatigue ne peuvent pas être la seule explication pendant un tournoi où les équipes étaient préparées à disputer 80 minutes à haute intensité. Les observateurs techniques de l'UEFA ont reconnu le haut niveau de condition physique, comme a pu l'expliquer Peacock : "Les deux phases du tournoi avaient des caractéristiques différentes. Deux des groupes ont été âprement disputés. Mais lorsque nous sommes arrivés en phase à élimination directe, le jeu a demandé davantage d'énergie, les équipes ont vraiment tenté de porter le danger dans le camp adverse en jouant de manière offensive".

https://fr.uefa.com/under17/season=2016/technical-report/technical-topics/index.html#sujets+techniques