Emery espère faire tomber le Barça

Unai Emery, coach du FC Séville, espère remporter la Super Coupe de l'UEFA. Mais pour ce faire, il faut battre Barcelone à Tbilissi.

Unai Emery a remporté deux UEFA Europa League
Unai Emery a remporté deux UEFA Europa League ©Getty Images

Deuxième UEFA Europa League de rang pour Séville, et, donc, deuxième Super Coupe de l'UEFA à disputer. Après la défaite de l'an dernier contre le Real Madrid, Unai Emery, qui n'a jamais battu le Barça en tant qu'entraîneur, espère reconquérir le trophée, déjà gagné en 2006.

UEFA.com : Séville a l'occasion de gagner un deuxième titre européen. Que signifierait cette victoire pour les Blanquirrojos ?

Unai Emery : Avant tout, c'est l'occasion de remporter un titre dès notre premier match de la saison. Le Barça est favori, mais nous en rêvons, et nous pouvons créer la surprise. Si nous gagnons, nous ferons le plein de confiance pour la suite de la saison, qui pourrait alors être superbe.

UEFA.com : Les Blaugrana, qui joueront leur 9e Super Coupe, sont favoris. Comment faire pour les battre ?

Ronaldo fires Madrid to 2014 Super Cup glory
Ronaldo fires Madrid to 2014 Super Cup glory©AFP/Getty Images

Emery : Nous devons faire en sorte de réduire les espaces entre les lignes. Nous devons aborder cette rencontre avec l'idée de gommer les différences entre les deux équipes.

UEFA.com : Comment se prépare-t-on à affronter le trident Lionel Messi, Neymar et Luis Suárez ?

Emery : Il faut faire avec. Nous devons aussi tout faire pour jouer notre propre jeu. Si nous les neutralisons, nous pouvons également exploiter leurs quelques failles.

UEFA.com : Qu'est-ce qui vous plait le plus dans le fait d'entraîner ?

Highlights: Watch Sevilla’s 2015 glory
Highlights: Watch Sevilla’s 2015 glory

Emery : Nous faisons toujours tout pour gagner et rendre à la fois les fans et les joueurs heureux. C'est cela, la plus grande satisfaction quand on est coach.

UEFA.com : Au mercato, vous avez perdu Aleix Vidal, Stéphane Mbia et Carlos Bacca. Comment allez-vous faire sans ces joueurs incontournables ?

Emery : Il reste toujours un noyau sur lequel je peux m'appuier, et les transferts font partie du foot. Si nous préparons les joueurs et les amenons au sommet, c'est aussi pour qu'ils progressent personnellement. Donc peu importe si les joueurs s'en vont, à terme. Nous avons vu passer d'excellents joueurs, comme Luis Fabiano, Frédéric Kanouté, Christian Poulsen, ou Daniel Alves. Nous avons toujours su reconstruire après leur départ. Nous voulons continuer de progresser malgré les départs, et ce, même s'il faut reconstruire l'équipe.

UEFA.com : L'an dernier, le Real Madrid vous battait et devenait le 11e vainqueur espagnol de cette compétition, en 39 éditions. Pourquoi l'Espagne domine-t-elle le football actuel ?

Emery : Madrid et Barcelone ont deux des meilleures équipes au monde. En Espagne, tout le monde a l'ADN de la gagne. C'est ce qui en fait un pays supérieur, et cela se voit dans les résultats. Il faut ajouter à cela de bons joueurs, des équipes tactiquement au point et de bonnes méthodes d'entraînement. Les clubs comme l'Atlético, Séville ou Valence jouissent tous de ces éléments. C'est cela, l'Espagne. C'est ce qui fait notre force, nos valeurs. Il faut garder tout cela. Nous cherchons à progresser sans cesse.

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