La Coupe UEFA a la bougeotte

Avec sept dernières éditions remportées par sept pays différents, la Coupe UEFA ne reste pas en place.

Avec sept dernières éditions remportées par sept pays différents, la Coupe UEFA ne reste pas en place.

Les sept merveilles
A la lumière de l'histoire récente, toutes les équipes européennes peuvent prétendre l'emporter. Les sept dernières éditions ont été enlevées par des clubs provenant de sept pays différents (Russie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Angleterre, Turquie et Italie). Le Parma FC est le dernier club italien couronné, après sa victoire sur l'Olympique de Marseille en 1999. L'Italie reste néanmoins en tête (neuf sacres) depuis que la Coupe des villes de foires a été renommée et remodelée en 1972.

Au début, il y avait les Anglais
Le Tottenham Hotspur FC et le Liverpool FC s'attribuaient les deux premières éditions mais l'un des signes distinctifs de ce trophée est qu'aucune nation n'est parvenue à s'en assurer le monopole, mise à part l'Italie et ses huit vainqueurs en onze saisons, de la fin des années 80 aux années 90. L'Angleterre et l'Allemagne occupent la 2e place derrière l'Italie avec six victoires, mais le trophée a été remporté par dix pays d'Europe différents.

La Russie à l'honneur
La saison dernière, la Coupe UEFA est revenue à un club russe, offrant son premier trophée majeur à cette patrie. Le PFC CSKA Moskva a réussi l'exploit de battre le Sporting Clube de Portugal dans son Estádio José Alvalade. Jouant par nécessité "à l'extérieur", le CSKA endossait le statut d'outsider, dont il s'affranchissait en gagnant 3-1 après avoir encaissé l'ouverture du score. Valeriy Gazzaev, l'entraîneur du CSKA, décrivait ce succès comme "une victoire qui fera date dans le football russe".

La Turquie en liesse
En 2000, le Galatasaray SK effectuait une prouesse similaire, offrant à la Turquie son premier trophée européen en battant l'Arsenal FC aux tirs au but à Copenhague. Fatih Terim, l'entraîneur de Galatasaray, soulignait clairement l'importance de ce triomphe, déclarant : "Par le passé, les joueurs turcs regardaient les finales à la télévision. Ils ont désormais la chance d'y jouer un rôle clé". La transition de spectateurs passifs à vainqueurs du tournoi peut ressembler à un conte de fée, mais une vérité fondamentale se cache derrière les propos de Terim : dans cette compétition, tout est possible.

Haut