Dzagoev, Ignashevich, les stars du CSKA y croient face à Lyon

Exclu. UEFA.com est parti à la rencontre d'Alan Dzagoev et Sergei Ignashevich, les deux légendes du CSKA Moscou, pour prendre la température à quelques jours du 8e aller face à Lyon.

Alan Dzagoev et le CSKA fêtent leur succès à Bâle cette saison
Alan Dzagoev et le CSKA fêtent leur succès à Bâle cette saison ©AFP/Getty Images

UEFA.com est parti à la rencontre d'Alan Dzagoev et Sergei Ignashevich, les deux légendes du CSKA Moscou en stage de préparation en Espagne, pour prendre la température avant 8e de finale aller d'UEFA Europa League face à l'Olympique Lyonnais, dans la capitale russe jeudi.

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Sur ce 8e de finale face à Lyon...

Dzagoev : Pour être franc, je ne sais pas grand-chose sur cette équipe. Je me souviens quand ils avaient Juninho, (Karim) Benzema et (Franck) Ribery, si je ne me trompe pas, j'en savais plus sur eux à cette époque. Lyon a joué contre Saint-Étienne récemment, j'ai vu qu'ils avaient fait 1-1, je suis donc allé voir leur composition pour ce match.

J'ai entendu dire que c'était une bonne équipe qu'il sera difficile d'affronter car ils voudront vraiment disputer la finale de l'Europa League à domicile à la fin de la saison.

Ignashevich : Le 16e de finale (contre Crvena Zvezda) ne restera pas dans les annales, mais nous sommes passés et c'est ça le plus important. Le championnat reprend le 3 mars, et nous avons déjà disputé deux matches de compétition depuis la fin de la trêve.

Nous allons graduellement retrouver notre rythme de croisière. Nous allons hisser notre niveau de jeu (face à Lyon), nous voulons vraiment terminer la saison de la plus belle des manières.

Alan Dzagoev brille face à Benfica
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Sur les forces du CSKA d'aujourd'hui...

Dzagoev : Nous avons bien commencé la saison, et nous voulons continuer de la sorte. Musa va nous aider à marquer plus de buts. L'important sera de réduire le nombre de blessures contractées dans l'équipe, car notre banc n'est pas un point fort. Si nous perdons un titulaire, cela peut véritablement affecter les résultats de l'équipe. Mais je reste convaincu que nous pouvons aller plus loin dans la compétition.

Ignashevich : Notre force, c'est ce mélange de jeunesse et d'expérience dans l'équipe. Nous possédons de nombreux joueurs très expérimentés, mais aussi beaucoup de jeunes joueurs qui peuvent faire la différence et veulent montrer de quoi ils sont capables.

Le CSKA n'a pas démérité à Old Trafford...
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Sur l'élimination en phase de groupes d'UEFA Champions League...

Dzagoev : Bien sûr, nous étions déçus, surtout après avoir battu Benfica sur sa pelouse. On espérait voir Manchester United gagner à Bâle, puis Bâle perdre à Benfica. Nous avons fait tout notre possible jusqu'à la dernière journée, même si on savait à ce moment-là que ce serait très compliqué. Nous avons bien joué à Manchester, il était important de ne pas encaisser une nouvelle lourde défaite après le revers du match aller.

Nous étions surtout déçus après la victoire de Bâle sur Manchester. Mais l'Europa League reste une compétition européenne intéressante à jouer. C'est une grande source de motivation pour nous.

Ignashevich : Nous étions surtout attristés par la défaite de Manchester (United) contre Bâle. Si Bâle avait perdu, nous aurions eu une superbe chance de passer. Nous sommes parvenus à décrocher neuf points, ce qui n'était jamais arrivé auparavant.

Mais nous sommes heureux d'être en Europa League. Il s'agit d'une phase à élimination directe, alors le but est évidemment d'aller le plus loin possible. Il est hors de question de jeter l'éponge.

Finale 2005 : le CSKA gagne au Sporting
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Sur le triomphe en Coupe UEFA avec le CSKA, en 2005...

Dzagoev : Je me souviens avoir regardé le match en Ossétie, où j'habitais à l'époque. Là-bas, 95 % des gens supportent le CSKA, moi y compris. Mais je me suis endormi durant la seconde période ! La vieille garde parle souvent de cette rencontre, ils nous chambrent : "Nous on l'a gagnée, et pas vous !"... 

Ignashevich : C'était notre rêve de jouer cette finale et de brandir ce trophée. Nous nous sommes rendus au Portugal sept jours à l'avance, et avons passé une semaine à préparer ce match. Nous nous sommes entraînés très dur. À la fin du match, c'était l'euphorie complète. C'est un sentiment très dur à décrire. Vous commencez subitement à vous rappeler de vos rêves étant enfant. Et remporter une grande compétition est bien évidemment l'un d'eux.

Ce triomphe, c'était plus un rêve qu'un objectif. Recevoir ce trophée des mains de Lennart Johansson, et se dire que (Paolo) Maldini, (Franco) Baresi et d'autres grands joueurs sont passés par là avant vous, c'est incroyable.


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