Reprise du jeu : l'UEFA se prépare pour le retour en toute sécurité de ses compétitions d'élite.
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Odense pense au "Miracle de Madrid"

Odense ouvre le Groupe H sur le terrain de Getafe en se souvenant que, à l'occasion de son déplacement chez le Real Madrid en 1994, il a réussi le plus grand exploit de son histoire.

Les supporteurs de l'Odense BK veulent croire à un nouveau "Miracle de Madrid"
Les supporteurs de l'Odense BK veulent croire à un nouveau "Miracle de Madrid" ©Odense BK

Le 6 décembre 1994, l'Odense BK se rendait chez le Real Madrid CF pour le 4e tour retour de la Coupe UEFA après s'être incliné chez lui 3-2 à l'aller. On ne donnait pas cher de sa peau face au Real de Michael Laudrup et, pourtant, l'OB a réussi l'impensable en s'imposant 2-0 dans l'antre madrilène. Les successeurs de ces héros, qui rendent visite au Getafe CF en ouverture du Groupe H de l'UEFA Europa League, jeudi, espèrent s'inspirer de ce qu'on appelle au pays le "Miracle de Madrid".

Ulrik Pedersen, 20 ans à l'époque, avait ouvert le score à 16 minutes de la fin, et se souvient sur UEFA.com : "Je vous assure qu'on y croyait quand on est entrés sur la pelouse de Santiago Bernabéu. On a couru comme des fous et notre gardien a sorti le grand jeu, ce soir-là !" Il a fallu attendre le temps additionnel pour que Morten Bisgaard inscrive le but qui éliminait le grand Real. "À notre atterrissage au Danemark, au retour du match, on a été accueillis par des milliers de personnes, malgré l'heure très tardive", raconte Pedersen. "Rebelote ensuite dans le centre-ville. Comme c'était le dernier match de l'année, on l'avait vraiment bien fêté !"

L'OB a finalement été sorti par le Parma FC en quarts de finale mais Pedersen, 36 ans et toujours en activité, retient surtout ce succès improbable : "Il a apporté beaucoup de confiance à l'équipe et au club en général. Peu de gens savent qu'il nous a aussi valu une invitation de la part du Real Madrid pour venir jouer un match amical durant la trêve hivernale, tous frais payés. Mais on a refusé poliment car on voulait tous conserver le souvenir de cette victoire fantastique, qu'on n'aurait sans doute pas répétée à cette occasion." Et pourquoi ne pas remettre ça, quinze années plus tard ?

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