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La fête continue

Publié: Jeudi, 1 juillet 2004, 0.52HEC
Portugal - Pays-Bas 2-1
Portés par tout un pays, les coéquipiers de Luís Figo ont résisté au retour néerlandais.
par Christian Châtelet
de Estádio José Alvalade
La fête continue
Le Portugais Cristiano Ronaldo fête son ouverture du score ©Getty Images

Statistiques des matches

PortugalPays-Bas

Buts marqués2
 
1
Tirs cadrés7
 
1
Tirs non cadrés2
 
5
Corners9
 
2
Fautes commises22
 
21
Cartons jaunes3
 
2
Cartons rouges0
 
0

Classements

Publié: Jeudi, 1 juillet 2004, 0.52HEC

La fête continue

Portugal - Pays-Bas 2-1
Portés par tout un pays, les coéquipiers de Luís Figo ont résisté au retour néerlandais.

Le Portugal s'est qualifié pour la finale de l'UEFA EURO 2004, c'est la première fois que l'organisateur de cette 12e édition de la compétition atteint ce stade dans une grande phase finale. Cette fois, ni l'Angleterre (en Coupe du Monde de la FIFA 1966), ni la France (lors des EURO 1984 et 2000) n'ont pu barrer la route à une irrésistible équipe lusitanienne.

Elle s'est envolée grâce à des buts de Cristiano Ronaldo et Maniche avant de trembler après la réduction du score sur un but contre son camp de Jorge Andrade en milieu de deuxième période. Mais la victoire est méritée. Mis d'entrée de jeu sous la pression des individualités portugaises (Cristiano Ronaldo, Deco, Maniche et Figo), les Néerlandais n'ont  jamais pu vraiment fixer le collectif forgé par Luiz Felipe Scolari. Le Brésilien est aujourd'hui en passe de réaliser un doublé Mondial-EURO inédit. Si le Portugal triomphe à l'Estádio da Luz, dimanche, face à la République tchèque ou à la Grèce.

Dans l'une de ses conférences de presse fleuve diffusée en direct à la télévision portugaise, Luiz Felipe Scolari avait demandé aux Portugais de venir à l'Estádio José Alvalade vêtus de rouge. A l'heure du coup d'envoi, les tribunes de l'antre du Sporting Clube de Portugal reflétaient donc cette teinte sang figurant en majorité sur le drapeau national parce qu'elle est symbole d'ardeur au combat.

Une incandescence que rehaussaient les derniers rayons de soleil et l'orange du coin réservé aux visiteurs : 12 000 Néerlandais (sur 46 676 spectateurs) aussi bruyants que pacifiques mais éteints durant la première demi-heure, lorsque le Portugal maîtrisait le ballon et ouvrait même le score à la 26e minute par Cristiano Ronaldo de la tête, sur un corner de Deco. L'ancien prodige du Sporting, révélé sur cette pelouse face au Manchester United FC de Ruud van Nistelrooij, venait d'enflammer le match.

Dans la foulée, Marc Overmars, titularisé pour Andy van der Meyde sur la droite, expédiait au-dessus une reprise immanquable. Peu après, Clarence Seedorf l'imitait de la tête. Puis Pauleta, de retour dans le onze de départ malgré les prouesses de Nuno Gomes, vendengeait le but du break sur une offrande de Maniche.

Une frappe enroulée par un grand Figo sur le poteau gauche d'Edwin van der Sar quelques minutes avant la mi-temps achevait de faire comprendre aux hommes de Dick Advocaat qu'il ne servirait à rien de mettre du rythme dans la partie.

Pourtant, s'ils voulaient rejoindre la France, vainqueur deux fois du trophée Henri Delaunay, les Néerlandais devaient trouver la solution. Viendrait-elle de l'entrée de Roy Makaay à la place d'Overmars et de celle de Rafael van der Waart pour Wilfred Bouma ? A ces changements répondait Maniche qui, d'une frappe magique, doublait la mise à la 58e minute malgré la tentative désespérée de Van der Sar. C'était sûr cette fois, virevoltant autour de son adversaire, le Portugal tenait sa finale. Peu avant, Pauleta avait laissé passer une chance en or de marquer mais perdait son face à face contre Van der Sar.

Loin de se démonter, les Oranges, vitaminés par leurs deux entrées, réduisaient la marque. A la 63e minute, sur un centre tendu de Giovanni van Bronckhorst, Jorge Andrade, pourtant seul, trompait Ricardo en voulant dégager. Admirablement dirigé par Seedorf, le jeu orange reprenait des couleurs dans les 20 dernières minutes. Mais il était dit que les Pays-Bas, difficiles vainqueurs de la Suède en quarts, en resteraient là. A ce jour, ils sont les seuls à avoir gagné le trophée malgré une défaite lors du premier match de phase finale (contre l'URSS en 1988). Le Portugal peut les imiter dimanche, pour que la fête continue encore.

Mis à jour le: 01/02/12 20.00HEC

http://fr.uefa.com/uefaeuro/season=2004/matches/round=1583/match=1059192/postmatch/report/index.html#la+fete+continue